2010-Lozère Classic

Les noms cités dans cet article sont les pseudos utilisés au sein du club911.net.

Dring, le téléphone sonne et c’est rmp356 :

– aller viens faire la Lozère avec nous
– non c’est trop compliqué de s’inscrire
– pas cette année, tout le monde peut y aller
– bon d’accord…

Mais il y a une condition, il faut faire équipe avec Hermios,
pour moi pas de problème, Hermios je ne le connais pas
si ce n’est que c’est le premier vendeur de coyote de France,
mais je fais confiance à rmp… grave erreur.

Tout commence à Paris, Hermios met une heure à trouver la Défense depuis le 78,
alors forcément je m’inquiète, un copilote ça doit empêcher qu’on se paume normalement…

On embarque pour Limoges, pour une soirée de préparation psychologique chez rmp.
(Sur le trajet, l’ami Hermios me fait un cours d’histoire de TOUS les bleds qu’on traverse,
Hermios, c’est meiux que la radio !)
Alors pour la psychologie, je ne sais pas, mais pour la prépa, on a assuré,

goutage des vins de la régions

puis essayage des caisses à 3 dedans (vas y repasse plus vite sur le ronp point là pour voir ce que vaut le chassis)
et vu les gabarits d’Hermios et le mien, heureusement que rmp la joue polly pocket sinon y avait bataille pour le siège avant !

Vers 1h, on maquille nos caisses en véhicules d’intervention rapide du SAMU911.net (enfin rapide, y a la BT5 dans le tas)

Notez l’air gai du mec à 1h du matin, rien à voir avec le Cahors hein…

puis on décide de plier les gaules pour être au top le lendemain.

Et au top, on y a été, partis avec 1 plombe de retard, on a mis 6 heures pour faire 400 bornes,
c’est là que j’ai commencé à vraiment m’inquiéter pour les itinéraires choisis par mes 2 comparses.

Vérification de l’outillage embarqué au départ

Au début ça semble vouloir rouler derrière la petite auto blanche qui marche à la graisse si j’en crois l’état de ma caisse

Puis ça se complique

Mais finalement on arrive au dej de bienvenue, les derniers of course.

Accueil très chaleureux avec gesiers à l’huile, saucisse et aligot, ce qui par 30° met direct dans l’ambiance,
je déjeune à coté de Bucheron, qui fait encore le malin, mais la suite reste à venir.

Après avoir pris 3kg chacun, on part pour la première étape !
Plutôt cool niveau rythme, des paysages au top, des routes qui ne le sont pas moins.

Euh attendez? J’ai dit route là? Ah non je voulais dire chemin vicinal, voire sente…
Merci JP pour m’avoir permis de mettre à l’épreuve mon sabot tout neuf,
pas une seconde la caisse n’arrete de frotter, on se demande ce qu’il va rester à la fin,
mais bon, plus possible de faire demi tour, on doit continuer le trip trial en 2,4s piste.

On roule tous seuls quasi tout le temps, et pour l’instant, mon copi est plutôt calme,
et la première impression a vite dégagé, il est au top avec le road book, et nous enquillons le bon chemin sans hésiter !

Bref tout ça est très cool, jusqu’à ce qu’on tombe sur Vjim et RoadKing…

Et là, c’est le drame.

Ca nous fait comme au Mas du clos, au bout de 7s30, on passe en mode championnat du monde et être le dernier n’est juste pas envisageable,
donc le rythme s’accélère… et là tel le docteur Banner, mon copilote mute en Satanas.
Vous vous souvenez de Satanas? Le petit chien hystérique des fous du volant…
Ce mec est dingue, il ne me connait pas, il ne connait pas la caisse, et tout ce qu’il me dit c’est
« mais vas y, envoie, avec ma 3,2, je passe deux fois plus fort ! »
c’est tout juste si il ne me colle pas des beignes !

Le soir, à rouler comme on roule, on se retrouve à 18h à l’hotel, ce qui nous promet un long apéro…

La morale m’empêche ici de vous diffuser les films que j’ai tournés ce soir là…
jusqu’à 3h…

Reprise le matin, on récupère les vieux pour aller rouler…

On est froids, mais pas Satanas qui est chauffé à blanc, on enquille 2 ou 3 lacets derrière Roadking, quand soudainement, une petite amorce de glisse, et la Satanas ne se contrôle plus « Mais, mais il est en pneus routes??!! Mais vas y efface le cet ****** »
…je me marre tellement que j’ai du mal à conduire.

Alors on se met à enquiller un peu fort (selon moi hein, parce que selon Satanas, par rapport à sa 3,2, on se traine) et à un moment le Vjim klaxonne derrière moi, alors je ralentis, et il se pointe à ma hauteur un peu penaud « eh dit, on ne s’arrêterait pas un peu, pour profiter tu vois? » On décide de s’arrêter toutes les heures. Il est mignon le Gitan quand il fait son timide.

Premier arrêt dans une petite auberge, on pose les caisse et on se prend un petit Perrier en attendant les autres comiques qui n’arriveront jamais,
c’est pas possible de se trainer autant !

Puis après avoir roulé une plombe, nous voilà arrivés dans un petit bled, on s’arrête au troquet, Flatazor qui était devant ne s’arrête pas,
selon moi, il n’a même pas vu le troquet tellement il est passé vite
(c’est ça de rouler dans une caisse qui n’est pas a soi, on s’en fout de la planter, d’ailleurs il est revenu en sens inverse 10mn plus tard « Ben vous étiez où? »),
et là, Roadking nous lâche un très joli « Franchement Flatazor il est pas raisonnable, il roule plus vite que nous »

Ce petit rythme nous emmène gentiment jusqu’au dej sur une terrasse ombragée avec un parking de classic à se damner.
Nous dejeunons rapidement pour enquiller une petite sieste de 20mn…

Sans oublier de ravitailler

et de se positionner pour le départ…

L’après midi, on roule plus en groupe, histoire de ralentir le rythme, ce qui au contact de PierreRS se fait sans problème, incroyable comme une facture de restauration vous change un homme.

Et là sur une petite compression, en plus de taper l’avant, la boite frotte aussi et la patte du cable d’embrayage decide de lacher un peu l’affaire…
Forcément au seul moment où on se plante sur la nav et qu’on se retrouve seuls sur un chemin à voix unique
où il faut manoeuvrer 15 fois pour faire demi tour.

Couper le contact, mettre la premiere, demarrer, faire 25cm,
Couper le contact, mettre la marche arrière, demarrer, faire 25cm… et ainsi de suite 34 fois.

Un petit arrêt technique en forêt avec plein d’autres autos, et du coup autant de mécanos en herbe, c’est bien simple, 18 avis, 18 diagnostiques différents

Le temps qu’on papote entre païlotes,
Casimir est sous la bagnole et il a réparé…
Une tape sur le cul et ça roule !

Tous ces fourbes repassent tous devant moi et on retombe en rade 20mn plus tard, seuls au monde…

… et Docnono et Casimir nous font la repasse.
Et quand Casimir revient, il n’est pas content,
c’est pas une saloperie de patte en fer blanc qui va lui résister,
s’en suit un vrai moment de rallye…

Casimir sous la bagnole, on sort la « vraie » caisse à outils…

Et on inspecte bien le boulot de Casimir… qui doit refabriquer une patte, façon « bled »

Alors entre ces considérations techniques et un public choisi,

On lutte contre l’adversité comme on peut.

Et Casimir nous a refabriqué une patte à partir de l’ancienne, qu’il en soit ici remercié jusqu’à la septième génération !!!

Et surprise, le tas de fourbes qui s’était barré nous attendait en fait 300m plus bas,
comme quoi, ils ne sont pas si fourbes les guignols en pantacourts

On n’a plus le temps de respecter le road book, alors avec le JP, grand organisateur de cette petite sauterie,
on rentre par la voie la plus roulante, suit alors une grande séance de niquage,
d’abord tout le monde au garde à vous derrière le JP qui est talonné par Bucheron.

Et tout à coup, Daumas craque, il passe le Bucheron et JP, on hallucine, il a doublé le chef!!!! (JP hein, pas Bucheron )

Alors Roadking fait le même doublé, je le suis et Vjim est sur mes talons; gros coup au moral pour Bucheron
(mais de toi à moi, j’en reviens toujours pas de comme elle envoie ta 912, c’est énorme ).

Ensuite certains bouchonnent comme des porcs (il n’y a pas d’autre mot), et subissent des dépassements discutables,
et les 2,2 de Daumas et Roadking marchent du feu de dieu,
mais rassurez vous, la hiérarchie naturelle est respectée et les 2,4s menent la danse.
Vjim et ma pomme.

Suit une soirée mémorable, emprunte de spiritualité et de spiritueux… durant laquelle on aura eu de l’aligot (toutes les 6h), un Satanas qui hurle que sa 3,2 passe deux fois plus vite partout, un concours de la plus grande gueule sans vrai vainqueur, meme si Vjim tiens souvent la corde, le Prez qui prend des cours de business, un Kala qui nous raconte son essai de 356 au freinage approximatif derrière sa 911 (j’ai failli me rentrer dedans !), une vague vanne pourrie sur Niki Lauda, un départ de feu avec une jolie sirène à 2h, un rmp qui vient me sortir du plumart à 4h pour se finir à 6h dans la chambre de rmp et Satanas avec Fred92, Fred le Belge, Katell & Rico et j’en oublie surement…

Et mon réveil à 10h le lendemain avec un hotel vide de chez vide, tout le monde s’est cassé, plus une caisse, juste la patronne, moi… et Satanas qui enquille les cafés « Bon on roule??!! »

Un retour à Paris tranquille (Satanas a dormi) et vite au plumart.

Mega week end, super road book (Dans le doute, l’an prochain je viens en Cayenne),
un coin fabuleux (il faudra revenir d’ailleurs pour regarder dehors, ou monter avec PierreRS),
merci le JP !

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