2011-Tour Auto

Le Tour Auto 2011 vu de l’intérieur de l’A112 Abarth par Fred.

Jour 1:

Après un réveil très (trop) matinal, nous avons pris un premier départ des Tuileries alors que le soleil se levait doucement. La garde républicaine nous a aidé tout le long de la journée pour permettre une meilleure fluidité du convoi, ce fut apprécié sur certains tronçons bouchonnés du côté de Paris et de Poitiers.

Ce premier trajet de chauffe nous emmène à Montlhéry où se déroule la première spéciale. Nous mettons donc toute la tenue, le HANS, etc et nous prenons place pour cette première vraie épreuve sur le circuit routier de cet endroit mythique qu’est l’autodrome de Montlhéry. C’est Yves qui pilote, il emmène Monica avec grâce dans ce parcours annoncé piégeur (dixit un certain Jean R. pour avertir Yves, on dirait qu’il s’y connait celui là… 😉 ). C’était sans compter la tenue de route de l’A112 qui ne nous fit aucune frayeur dans cette spéciale « prise en main ». La voiture montre décidément des limites éloignées que nous n’avons pas encore touchées et Yves prend grand plaisir à aller chercher son potentiel progressivement. Petit détail technique, nous sommes dernier de notre plateau 3, ce qui veut dire que la voiture qui s’élance derrière nous à peine une minute plus tard est une…. AC Cobra survitaminée ! Aie !

Mais Yves va bien et c’est vers la fin, alors que nous nous satisfaisons de ce passage que celle ci nous dépassera de manière fulgurante dans la ligne droite finale. Le moral reste là, il y a du potentiel dans la voiture et dans les pilotes, nous avons 5 jours pour progresser avec l’A112 et pour faire mieux connaissance avec Monica.

Nous faisons ensuite la liaison vers le Mans, partie peu intéressante dont le but est de nous amener rapidement sur le premier circuit, le Bugatti. Nous arrivons dans les temps sans stress, tout va bien. C’est alors à moi de me lancer pour une série d’essai et 8 tours de course.

Les essais se passent bien, la voiture réagit agréablement et le freinage est repoussé dans des limites que les LIR modernes hésiteraient à aller taquiner (oui certes on arrive moins vite). Puis dans la ligne droite des stands, le câble d’accélérateur me lâche en plein pendant les essais. L’aide de quelques personnes et la précaution d’Yves à avoir des pièces de rechange en stock (auto-assistance) nous permettent de repartir pour la course, bien que ce soit en dernière position.

Bon là il faut au moins passer quelqu’un pour ne pas être derniers. Je me lance avec un certain retard puis rattrape mon premier adversaire, puis un second est en vue très vite, une Alfa qui finira à la faute. Alors que je passe un 3eme concurrent en 356, une seconde Alfa me tend les bras. Après 3-4 tours à le suivre, j’arrive finalement à passer devant. La voiture a du mal car côté puissance on est loin de la concurrence mais au freinage on revient très vite, on tient mieux en courbe à vitesse comparable et avec de bonnes trajectoires (merci l’expérience du circuit) j’arrive à ressortir suffisamment bien pour compenser et empêcher l’Alfa de me reprendre. Fin de la course, c’est la joie, je suis ravi de l’expérience et de la voiture, même si les pneus ont du mal après 5 tours à toc, Yves est ravi de voir Monica dans une telle forme bouffer de l’italienne, on repart pour l’après midi avec la banane !

Le parcours de liaison final sera sympathique par un beau temps constant et nous arrivons le soir à Poitiers avec bien 1h30 d’avance sur le temps de référence.

Cette première journée a été une joie, de voir les gens apprécier l’auto (« j’en ai eu une, c’était fabuleux »), de voir qu’elle vraiment des capacités intéressantes, pour moi de faire du circuit sur une voiture comme celle là et de m’amuser et réussir à taquiner des plus gros. Des rencontres et discussions intéressantes inhérents au rallye et la fatigue qui m’oblige à expédier ce pavé que j’ai promis à Nico 😉

Je n’ai pas bien vu encore tous les temps, mais on semble être 5eme sur 7 dans notre groupe I et pas ridicule face à d’autres.

2eme jour :

Un rallye parfois ça ne tient pas à grand chose, une panne, quelques graviers sur la route mal placés ou tout simplement des navettes lentes entre l’hôtel et le parc. En ce beau matin, nous voyons très vite que contrairement à hier, la journée va être un peu speed genre même carrément à l’arrache.

Ca commence à l’hôtel, qui se trouve au Futuroscope (pas tout près du centre de Poitiers donc). Le petit dej en compagnie d’une colo constitue le premier ralentissement, la navette qui fait le tour des hôtels a un peu trainé également. Un mauvais timing nous a donc poussé à faire un petit footing matinal dans le parc pour rejoindre Monica et partir à l’heure. Ouf ! On pointe avec le sourire, l’air de rien 2 minutes avant l’heure limite : Grande classe.

Le ton de la journée est donné ! les paysages et routes sur cette seconde journée dans le limousin sont bien plus sympathiques et appréciées que le parcours de la veille (je ne dis même pas ça pour flatter mon coéquipier). Nous apprécions donc le paysage (la brume au soleil levant sur les petits étangs, c’est magnifique).

Nous arrivons à l’heure pour la première spéciale à Darnac. Yves prend le volant pour ce passage très sinueux qui s’avèrera à notre avantage. Dès les premiers mètres je constate qu’il est bien plus à l’attaque qu’à Montlhéry, les choses sérieuses ont commencé. Dans ce décor parcourant de petits bois avec des belles épingles. Monica dandine élégamment dans les courbes, montrant son aisance sur ce terrain, alors qu’Yves maitrise très brillamment l’épreuve. On repart contents, l’A112 fait des merveilles sur les petites routes et le pilote a géré comme un maître. Ensuite nous allons au Vigeant sur le circuit du Val de Viennes, où Yves fait sa première expérience de circuit avec Monica. Il bataillera avec ses armes et ne finira pas dernier, ce qui reste l’objectif avec une si petite puissance sur ce terrain de jeu.

Le repas de midi se fait en plein air dans une cour de château, avec les voitures sur le côté. Très agréable, convivial et un repas local excellent dont a parlé toute la journée. La région nous gâte !

L’après midi, après une longue mais agréable liaison, nous attaquons la 2eme spéciale de la journée. C’est à mon tour de m’y coller, première de ma vie. Je suis curieusement pas trop stressé, mais je crains surtout de faire une boulette. Mon coéquipier qui a à coeur de me rassurer fait alors tomber son stylo 10 secondes avant le départ, la lutte contre le temps reprend, on part avec 2 secondes de retard mais ça va. Les premiers virages passent bien, Yves sert les dents et me pousse à moins attaquer (ou me retient de pousser plutôt en fait on va dire). Difficile pour lui de subir la spéciale sans avoir aucun contrôle sur le véhicule alors que nous ne nous connaissons que depuis 4 jours et qu’il a perdu son stylo. Il se perd au passage dans le road book, mais la piste est bien balisée, donc tout va bien. On s’ajuste au fur et à mesure de la spéciale, mais les 2 voitures dans le fossé sur le tracé (qui nous ralentirons bien) l’empêchent un peu de se rassurer. A la fin de la spéciale nous échangeons nos impressions et sommes satisfaits malgré tout de la prestation avant de repartir pour l’étape finale à Objat.

A noter qu’une des Ferrari 599 ouvreuses s’est retournée spectaculairement durant une liaison et que l’hôtel du soir est encore loin, à plus de 30 minutes du parc, ce qui est assez pénible et nous empêche de profiter suffisamment des histoires et expériences d’autres concurrents très sympathiques. La journée fut cependant bonne.

Jour 3 :

La journée commence fort : Spéciale au bout de 3 km dès la sortie du parc, la digestion du petit dej va être difficile. Yves prend le volant pour cette spéciale. Spéciale délicate puisque le début est constitué d’une route avec du grip et sinueux, et la fin qui comporte beaucoup de graviers et une descente forte (sinon ce ne serait pas drôle). Yves gère bien, un peu en glisse au départ et avec les glaçons dans le slip pour la fin. On finit bien encore cette spéciale, good !

Les routes sont à nouveau très agréables aujourd’hui, avec toujours un grand soleil. Le repas du midi ce passe à nouveau dans l’enceinte d’un château à l’air libre, un vrai plaisir !

On arrive ensuite au circuit de Haute Saintonge pour une spéciale… euh… « spéciale » : Les concurrents sont lancés par groupes de 5 à 10 secondes d’intervalle sur le circuit pour 2 tours et chronométrage sur ces 2 tours effectués. Je salive d’aller taquiner nos concurrents directs sur un domaine qui est ma spécialité, entre Gérard Holtz et nos amis allemands juste devant nous dans l’ordre de passage, mais je tombe plutôt mal car je suis normalement premier du groupe et les suivants sont de l’autre plateau, celui des gens qui ont beaucoup plus de puissance. Avoir des AC Cobra au cul ça me tente moyen en fait (Yves est content lui, il a pas conscience qu’un mec qui arrive 100 km/h plus vite sur circuit c’est beau quand il te passe, moins quand il te voit tard en appui dans un virage). Au final les commissaires décident en bonne intelligence de me faire faire les 2 tours seul (un peu tristounet mais bon). Le circuit est rapide mais la 2eme partie a un enchainement sympa où je me débrouille assez bien. C’est l’occasion aussi pour une fois d’avoir le copilote sur une épreuve circuit et d’apporter un peu de mon expérience à ce niveau.

On repart ensuite pour un coin bien sympa, la région des vignes bordelaises, on passe à Saint-Emilion, près de Pomerol pour terminer par une spéciale. Je prends le volant pour celle-ci, qui se passe sans boulette (ouf) mais où je me sens un peu moins bien que sur celle de la veille. Ca se passe pas mal quand même et le commissaire annonce que le temps est bien. Yves analyse ma spéciale et me donne quelques conseils pour améliorer mes passages dans cet exercice. On arrivera à Bordeaux assez tôt, mais avec de gros bouchons. La garde républicaine nous fera escorte alors pour rejoindre le parc sans prendre de pénalité de retard.

La soirée continuera avec les habituelles discussions sur la journée et sur les années passées. Un bon vin local accompagnera le repas du soir, pour notre plus grand bonheur. Finir le récit par du vin, je vais encore me faire traiter de pochtron, zut !

Jour 4 : Bordeaux – Pau

Avec les jours, on apprend de nos erreurs… ou pas. Cette journée à l’instar de précédentes commence par un petit sprint pour rejoindre la voiture et partir à l’heure. A croire que la première spéciale de la journée est en fait le trajet lit -> salle de bain -> petit dej -> chambre -> navette -> parc. On a beau calculer avec de la marge, les navettes et les aléas font qu’on arrive à la bourre (c’est vraiment pénible de mettre plus d’une heure dans des navettes chaque jour). Donc on arrive 5-10 min avant notre heure de départ à la voiture. On prend le road book, on met les bagages dans le coffre et on démarre à 2 min de la limite une fois de plus, normal quoi. En fait on se vante d’avoir une voiture impec qu’on ne touche pas entre le soir et le matin tellement elle est fiable, mais la vérité c’est que le matin on a pas le temps !

Bref, on avait bénéficié de l’assistance de la garde républicaine à l’arrivée dans Bordeaux, ce qui nous avait sauvé des bouchons terribles de cette ville (pire qu’à Paris, si si c’est possible), mais le matin, ils n’étaient pas là ! Du coup dur de sortir de la ville et liaison inintéressante au possible. Pire, quasi impossible de raisonnablement arriver à l’heure au pointage, on pousse bien mais sans prise de risque sur les routes pour finir avec 3 minutes de retard (qui finalement ne semblent pas comptabilisées au résultat de fin de journée, surement un geste compréhensif de l’organisation envers les concurrents).

Une spéciale très sympa nous attend alors, avec une petite route sinueuse qui descend dans une vallée parcouru par un petit ruisseau pour remonter ensuite de manière étroite. Une spéciale qu’Yves gère avec talent, arrivant à taquiner les limites de l’A112 sans pour autant partir à la faute. Très bon temps au final, comparable à bien d’autres concurrents.

La suite sera une liaison vers une seconde spéciale une nouvelle fois accomplie par Yves. Bien qu’il fasse une bonne spéciale sans erreur, il commence à gérer un peu plus pour ne pas faire la faute qui tue et surtout, la spéciale est très rapide avec des lignes droites sur plusieurs centaines de mètres. Impossible de rivaliser dans ces conditions avec les monstres qui nous accompagnent. Dommage je trouve pour une spéciale d’avoir des parcours comme ça. Le principal est qu’on a géré et que le résultat est tout à fait honorable une fois encore !

Nous nous rendons ensuite à Nogaro pour une épreuve circuit. Je suis assez content de découvrir ce circuit que je n’ai jamais fait et qui a une belle histoire. Nous arrivons avec 20 minutes d’avance au pointage, satisfaits. En avance ? Visiblement l’organisation cafouille comme une –remplacez par l’italienne pas fiable que vous préférez- car on nous annonce que nous sommes en retard, que la pré-grille part en essai ! Je m’installe dans la voiture, on me dit alors que je n’aurai pas droit aux essais (déjà que j’ai pas eu le temps de regarder le plan du circuit, super) et que je partirai avec le tour de lancement en queue de peloton. Finalement comme tout ça n’est pas assez handicapant au goût des commissaires étant donné l’exceptionnel potentiel de Monica sur un circuit avec 2 grandes lignes droites, ce sera en fait en queue de peloton après le tour de lancement donc direct au premier tour de la course en venant des stands en départ arrêté. Je m’imagine déjà remonter tout le monde et leur montrer que rien n’ébranlera notre volonté à Monica et moi-même ! Ca c’est l’état d’esprit avant de passer la seconde en sortie des stands tandis que tout le monde est déjà bien loin. Bon, cette redescente sur terre faite, plus raisonnablement, il s’agit de pas être dernier et de faire au moins la nique à un concurrent. Dès le premier tour je remonte ma victime, c’est encourageant ! (il a quand même l’air d’avoir un souci en fait, vu sa lenteur). Puis la seconde proie se profile, une Austin Healey noire qui elle ne semble pas anémique du tout. Je réussis à la rejoindre en 3-4 tours et entame la négociation d’un dépassement avec le monsieur. Retardé par quelques pertes d’adhérences inattendues (qui a mis une plaque de glace en bout de ligne droite ? C’est le RMCH là ?), je finis par prendre une opportunité à l’intérieur de l’escargot. Le gentleman au volant me signale qu’il m’a vu et qu’il me laisse la droite pour passer. A ce moment là, une nouvelle perte d’adhérence complique l’opération, Monica commence à balader du popotin (la sal*** !) et l’Austin fait un écart par sécurité avant de repasser devant. Je la reprends ensuite 2 virage plus loin, juste avant…. La ligne droite…. Longue… très longue… très très longue… Bien sûr à mi-chemin l’Austin me fait coucou et bye bye. Je la suivrai jusqu’au bout sans pouvoir la repasser, à cause de la chaleur qui rend les Michelin Energy catastrophiques et de moi-même qui essaye de forcer les choses en sur-conduisant pour tenter l’impossible.

Je ressortirai de cette épreuve moyennement joyeux, très frustré par tout ça et pas très content de moi-même. La liaison suivante dans un magnifique paysage jusqu’à Pau me calmera bien vite et me redonnera un large sourire !

Nous arrivons à Pau le soir tranquillement, toujours avec la garde républicaine qui contrairement à Bordeaux n’a d’utilité que de montrer l’aisance des gestes de ces messieurs motards (on dirait de la danse classique cette gestuelle gracieuse dans la circulation). Nous emprunterons la route du circuit historique et mythique de Pau jusqu’au parc, ce qui provoque une certaine émotion dans ces conditions.

Le parc est très verdoyant et agréable, ça sent bon la fin de journée ensoleillée, on dirait le sud… Oui, en fait c’est bien ça.

A la fin de la journée, il semble que le classement reste stable nous concernant. Demain dernière étape, on va assurer sans prendre trop de risques, je gère la spéciale et Yves le circuit (Pau Arnos, un circuit rapide, je compatis). Objectif : Biarritz ! On a pris le maillot après tout ! Si possible si on pouvait gratter cette satanée 3eme place au scratch, ce serait génial, et bien sûr rester premiers à la correction d’indice de perfs.

Non mais quand même, des Stratos qui tiennent 4 jours sans tomber en panne, c’est pas normal ! (comment se faire des amis, enfin vous je ne sais pas, mais moi je n’en ai pas en Stratos alors je me défoule !)

Jour 5 : Pau – Biarritz

Dernière étape ! On se lève une dernière fois bien tôt pour tenter de ne pas être à l’arrache à nouveau ce matin. Miracle, tout s’enchaine merveilleusement, le bus est là quand on sort et part 2 minutes après notre entrée. On arrive donc bien en avance pour cette dernière. Le contentement laisse cependant vite place à une crainte : Jusqu’ici on avait pas de chance hors course mais de la chance pendant, est-ce que nous n’allons pas assister à une inversion ?

La première liaison, très courte, nous amène sur le circuit de Pau Arnos. L’endroit est magnifique et le circuit a flan de colline rappelle un peu Charade, en plus petit. Yves fait le circuit du jour et je me charge de la dernière spéciale le midi. Je l’envie de profiter de ce beau tracé en dévers garni de pif-pafs qui semblent savoureux. Il s’élance pour les essais, je ne le vois plus pendant un moment et le revoilà plus tard enfin, ouf !

En fait Monica a décidé de faire des frayeurs à Yves durant les essais puisque la pression d’huile est tombée d’un coup à zéro. La question se posait alors de savoir si c’était vrai ou si la sonde avait un problème. Après un tour au ralenti, il devient logique que c’est la sonde et Yves reprend son « combat ».

Difficile de lutter sur un circuit rapide, mais Yves arrive à ne pas être dernier du plateau, ce qui reste notre humble objectif compte tenu de la puissance de notre Abarth. Beaucoup de sorties spectaculaires également mais pas de bobo sérieux, juste de grandes valses dans l’herbe. Yves évitera même de justesse un concurrent parti à la faute dès le premier tour. Yves se débrouille bien et arrive donc à prendre une place par rapport au départ. Nous avons ainsi évité à chaque épreuve circuit de finir dernier malgré une puissance bien inférieure aux autres !

Nous repartons ensuite pour une liaison de longueur moyenne vers la dernière spéciale du rallye. Et quelle spéciale ! 8 km de route sinueuse en dénivelé avec des enchainements rapides. Je prends le volant pour cette dernière épreuve. Avec une avance confortable sur le 5eme et peu de chances de revenir sur le 3eme, l’objectif est maintenant d’assurer sans erreur sur ce magnifique tracé. Ce sera chose faite, avec un plaisir immense, je passe encore certains virages un peu trop en force mais c’est plus fluide dans l’ensemble. Je ressors de cette spéciale très satisfait et content, de ma prestation déjà (pour mon niveau bien sûr), mais aussi parce qu’elle annonce la fin des difficultés et de grandes chances maintenant d’arriver au bout sans incident !

Nous prenons alors la route pour la destination finale, Biarritz, avec un goût de conclusion et détendus enfin après une semaine de rallye ! Un panier repas est distribué peu de temps après, à l’entame de ce qui sera l’apothéose de notre parcours, le chemin de Saint Jacques de Compostelle au travers des Pyrénées verdoyantes. D’une petite route large d’à peine 3 mètres, nous contemplons le vide impressionnant à notre gauche et le paysage magnifique baigné par un soleil qui nous aura accompagné jusqu’à la fin. Ces moments resteront gravés dans notre mémoire, c’est aussi pour contempler la beauté de nos régions que nous aimons ces expériences.

Nous arrivons enfin sur Biarritz en fin d’après midi, la mer fait son apparition alors que nos gendarmes nous escortent toujours pour passer les bouchons. C’est magnifique, je ne me souvenais pas que c’était aussi joli. Nous arrivons au parc fermé bordant la plage, enfin ! Le moment est arrivé de passer le point de vérification final, sur le tapis rouge avec les spectateurs tout autour. On est heureux, l’aventure a été jusqu’à son terme et nous arrivons avec notre humble A112 Abarth qui n’aura connu qu’un seul problème mécanique durant ce périple et dont la fiabilité m’épate vraiment. Nous recevons notre bouteille de champagne, garons la voiture dans le parc et observons les voitures arrivées.

Certaines sont comme à leur départ, d’autres sont marquées par les kilomètres et les blessures lors de spéciales ou d’accrochages dans « l’arène » que sont parfois les circuits. Tous sont soulagés comme nous et heureux d’avoir amené leur ancienne jusqu’au bout. Même nos voisins (n°193) sont là, alors que leur vieille Alfa a connu toutes sortes de misères durant ces 5 jours ont tenu jusqu’au bout. Ce sympathique couple toujours souriant et adorable malgré la fatigue qui les a marqués méritait bien cela.

Nous passons ainsi un moment sur une terrasse à boire et discuter, avec une vue sur le parc auto d’un côté, et la mer de l’autre. Les belles vagues qui s’abattent sur le sable et les rochers donnent une mélodie bien agréable qui apaise un peu après 5 jours d’une autre belle mélodie, celle de nos automobiles.

Nous l’avons fait ! Monica a été au bout ! Et on finit sans pénalité ! Honorablement en 4eme place sur 7 au scratch parmi des monstres de course !

La dernière soirée :

Un tour à notre chambre pour poser nos affaires et nous habiller et nous allons au diner qui clôturera ce Tour Auto 2011. Nous sommes tous habillés en blanc pour l’occasion. A l’entrée, les hôtesses nous distribuent foulard et ceinture rouges traditionnelles pour cette dernière soirée. La remise des prix se fait alors. Malheureusement rien pour nous, le groupe I est trop petits pour un classement des 10 premiers et ils ne font pas non plus de classement à l’indice, ce qui nous laisse donc avec la 4eme place et sans récompense. Mais qu’importe, l’important c’est qu’on n’a pas été ridicules malgré nos chétifs petits 70cv. Nous finissons même dans la première moitié du classement toutes catégories confondues en compétition avec la voiture la moins puissante (et de loin).

Les anecdotes du retour :

Comme tout s’est déroulé pour le mieux lors du rallye, il n’était que justice d’avoir des couacs par la suite. Tout d’abord le retour à l’hôtel assez tôt en raison de la fatigue, suivi de mon endormissement « au volant » de mon PC portable lors de la rédaction de ce compte rendu (c’est mieux qu’en voiture non ?). Le retour à Limoges s’est fait avec Monica (par l’autoroute quand même), qui n’a pas voulu redémarrer après une brève pause sur une aire de repos. Finalement elle est repartie après un petit temps (on pense que c’est le fond du réservoir d’essence qui était presque vide et la pente qui sont en cause). Une fois arrivés à Limoges, je pus retrouver ma propre voiture pour terminer le retour sur Paris. Reprendre une Porsche moderne puissante après 5 jours d’ancienne préparée rallye, ça va faire bizarre. En fait je ne peux pas vous dire, car j’ai fait la bêtise de laisser les clés à Paris ! (blond inside). A force de préparer le rallye et de faire attention à ne rien oublier pour ça, j’ai complètement oublié « l’après ». C’est donc dans un train que je termine de rédiger ce compte rendu final de notre aventure.

(Note de Nico: C’est habituel de laisser sa voiture à Limoges et de repartir en train, je te raconterai)

Final ? Pas tout à fait, je vous ferai un dernier petit récit d’ici peu pour donner quelques impressions globales concernant ce Tour Auto 2011 et quelques histoires hors de l’action.

Fred

Les photos!

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