2011-Brittany Trophy

Retrouvez les photos du rallye sous l’article de Hugo!

Au départ, tout devait se passer tranquillement… mais la randonnée
touristique a tourné très vite au traquenard. Heureusement, que nous
étions chez nous dans les Côtes d’Armor !
Bien entendu, Jo avait tout prévu :
– pneu contact
– pas de caisse à outil
– pas de produits nettoyants genre glassex
– pas de pile pour l’ATB
… au cas où !

Après qq coups de soleil le vendredi sur place à Erquy, nous voilà
debout à 6h30 le samedi matin pour filer aux vérifs techniques et
administratives. Trajet dans les brumes matinales bretonnes : à cet
instant, je ne sais plus très bien si ce sont les ti punchs de la
veille ou bien le lever du jour (ou bien les deux). Nous arrivons
après 30 min à St Brieuc sans encombre : bon là en même temps je
connais la route.

Arrivée à 7h30 tapantes comme demandé par l’organisation pour vérifs
et viennoiseries. Pas grand monde… était-ce bien le lieu du rdv ?
Finalement le plateau se remplit peu à peu de ses 47 concurrents.
Quelques beaux spécimens : TR3, TR4, MGB, Volvo 123 GT, 914, A110,
4CV, Austin Healey, Coupé Bertone, 911,R12…

Tout le monde semble se connaître et tous ces habitués se demandent à
quelle sauce ils vont être mangés cette année. Je suis / nous sommes,
nous tendres amateurs, très loin d’imaginer comprendre de quoi ils
parlent.
Habitués des rallyes de régularité où la navigation reste secondaire
en liaisons, nous n’imaginons pas à quel point la navigation va
devenir la priorité.

Présentation des papiers : à ma grande surprise, ils ne veulent pas
de mon permis en tant que copilote = pas de permutation possible !
Moi qui pensais refiler le bébé (entendez par là le road book), me
voilà coincé dans le baquet droit avec toute la pression de la nav.
Contrôle technique puis remise des numéros.

Je récupère aussi le road book explicatif dans lequel je me plonge :
bref trop d’info à choper 30 min avant le départ. Pas grave, le
briefing obligatoire va m ‘aider à en savoir plus : mais là, en fait,
la pression monte plus encore… nouveautés dans les pièges,
quasiment 50km/h à tenir, sans excès bien sûr, etc, etc. Et les stars
bardées de stickers qui se marrent !

Les moteurs démarrent, nous sommes 4ème à partir. 9h04 = au top
minute, nous récupérons le road book de l’étape 1, l’acte 1 devrais-
je dire…
Vous allez voir du pays qui disait au briefing? les brumes n’étant
toujours pas levées, impossible de voir si c’est chouette ou non…

Bonne nouvelle : nous avons du chauffage et le Trip fonctionne bien !
Nous passons le premier TIP (Temps Idéal de Passage) dans la minute :
bon finalement, ça n’a pas l’air si sorcier cette affaire.
Patatras ! le fléché métré devient une série d’indications bizarre :
à gauche, à droite, pas à droite, pas à gauche… La plantade
commence. Tiens on n’est pas les seuls, on en croise. On voit des
indications sur la route sans savoir qu’il faut les relever, on voit
des poinçonneuses sans savoir qu’il faut pointer. Bref tout part en
sucette alors que nous venons à peine de faire 50km.
Mais le gros piège fait son apparition : le parcours est fait de
telle manière que toutes les voitures se croisent et se recroisent,
avec de faux CP (ou des vrais je ne sais plus). Le Trip après la
nième manip de rattrapage devient tout simplement inexploitable. On
en a oublié le temps et la moyenne à tenir, faut dire que nous
arrivons à la fin de la première étape avec 100 km de trop et 50min
de retard. Restent 3 étapes…

Acte II : même chose… c’est la débandade… c’est le calvaire…
des calvaires partout… qu’il faut contourner, éviter, prendre à
droite, etc… on arrive avec tellement de retard qu’au lieu d’avoir
2 heures pour déj, nous n’avons que 45min. Tu parles d’une ballade.
Le seul réconfort du moment passe par le fait que nous sauvons de la
panne d’essence une MGB immatriculée en Belgie = notre moment de
gloire !

Acte III : on repart à 14h34, décapotés cette fois-ci mais en faisant
moins les marioles. Fort de cette matinée, on se sent plus aguerris,
plus en alerte, plus vigilants. Tout va bien pendant 80 bornes mais à
10km de l’arrivée, la traversée de Moncontour par ses ruelles devient
un enfer incompréhensible : 47 bagnoles qui se croisent dans ce bourg
dont on n’arrive pas à sortir. Faut savoir que lorsque vous croisez
une auto, cela ne veut pas dire qu’elle s’est forcément trompée. On a
mis du temps à le comprendre. Allez encore un wagon de pénalités. Bon
vu le temps que l’on met à chaque fois, on zappe la crêpe offerte
(dégoûtés…) mais pas la bolée de cidre (pour se réconforter…).

Acte IV : bon on a décidé de se refaire mais rien à faire… le road
book recommence à déconner : voilà qu’il nous font tracer notre
parcours sur une carte, repérer 3 chiffres dans la nature pendant les
100 km de l’étape ce qui en fera une combinaison qui donnera l’entrée
du parcours finissant la journée. Autant vous dire que nous n’avons
jamais trouver 3 chiffres mais seulement deux…plantade ! La nuit
est tombée, la fraîcheur aussi, la capote ne serait pas de trop, on
arrive pendant l’apéro… d’autres arriveront encore plus tard.

DIMANCHE MATIN : cette fois-ci, on va péter la baraque. Concentration
maximale :

Tant que nous voyons la TR3 blanche N°5 derrière nous, tout va bien.

L’espoir est de courte durée : 3 heures au pointage pour 1 heure de
temps de parcours idéal mais cette fois-ci tout le monde se ramasse.
Toutes les autos tournent en rond, il y en a dans tous les sens, à
chaque coin de rue. “Heureusement” je connais un peu l’endroit ce qui
nous évite qq marches arrières que je ne compte plus. Conclusion de
l’étape : à la droite du calvaire n’est pas à la droite du Christ !
Bon de toute façon, la messe est dite )))))))))))))))))))))))))
La pause a lieu dans un château sympa : vu l’heure, on troque le
petit déj pour l’apéro avec dégustation d’huîtres et vin blanc.

2ème et dernière étape de la journée : qu’est-ce qu’il va bien
pouvoir se passer ? Le road book se met à parler un langage de WRC :
90m ciel avec léger droit puis gauche, 200m gauche se fermant sur
droite gauche puis droite léger,… bon c’est plutôt sympa, on se
débrouille même plutôt bien mais cela ne suffira jamais à remonter
les caisses de pénalités accumulées.

Nous finissons 26ème sur 34 dans la catégorie GT (cad les
amateurs…) devant une Spider 2000, une Targa 2.2, une 911, une TR3,
une MGB, une Healey Sprite, une Montecarlo et la R12 !
Dire que je voulais nous inscrire en Expert avec les 12 autres stars !

Quelques bonnes nouvelles quand même :
– on a roulé décapoté sous un soleil merveilleux pendant une journée
et demi
– on a fait des stops dans des supers endroits
– la TR4 a fait 1000 bornes sans un pépin
– les équipages étaient sympathiques et l’organisation très bonne

Compte tenu du résultat, et de l’aventure vécue, va bien falloir
faire mieux et remettre ça : allez les gars rdv l’année prochaine !

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