MotART #5 – Motart d’automne Normandie / Baie de somme

On avait tout plein de belles images en tête en rentrant de la MotART d’été en juillet et du coup, l’idée d’une sortie automnale avait été lancée.

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RDV le 7 Octobre devant chez HD à St Cloud à 16h pour le départ.

Le calendrier ne convenant pas à tout le monde, ce premier départ concernait Nico, Manu et moi.

Comme d’accoutumée, je suis sur place à 15h15, j’aime pas être en retard, c’est comme ça… Petit café en attendant mes compagnons et je me gare devant chez HD à 15h58.

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Manu arrive à 15h59, précis ! sur son nouveau Low Rider S.

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Le temps de se dire bonjour et Nico déboule sur Paillettes.

Même pas descendu de sa brêle, il remarque les jolies pinces à vélo de Manu. Première vanne… Eh oui, le passage du monde BMW à celui des bikers nécessite quelques adaptations. Une Harley ça protège pas comme un RT et Manu a le vent qui s’engouffre dans le pantalon quand il roule. C’est ça de rouler les jambes tendues au vent…

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C’est aussi là qu’on remarque que Manu n’est pas Wireless. Eh oui, pas de prise usb sur le Low Rider, donc manu branche son Iphone (7 et étanche hein) à une batterie qui est dans son sac à dos. Ben oui, en Harley il faut un sac à dos, fini les valoches pour ranger des trucs. Même avec la sacoche de Georges, ça ne suffit pas.

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Et on se met en marche pour prendre l’A13. Nico et Manu partent. Moi je ne suis pas bien placé, donc je descends sur la rue, en sens inverse pour rattraper la bretelle de l’autoroute un peu plus haut. Mais beaucoup de trafic sur ce carrefour, je reste planté quelques minutes à attendre un créneau pour sortir. C’est là qu’une voiture de flics arrive et commence à freiner derrière moi. Je sens la connerie, discussion, prune etc… donc je remonte doucement sur le trottoir mais en biais, je monte en glisse, je manque de me casser la gueule, mais bon ça suffit pour que la voiture de police reparte finalement. Un autre motard sur le trottoir m’adresse un sourire genre « t’as eu chaud mon gars… », pas faux.

Puis j’arrive enfin à sortir de ce carrefour moisi en fonçant dans un creux entre 2 bagnoles. Je retrouve mes camarades un peu plus loin et on roule jusqu’au péage de Mantes.

On quitte l’autoroute à la première sortie après le péage, l’idée étant de suivre les boucles de la seine jusqu’à Rouen.

Nico étant venu sans Tomtom, je navigue devant en regardant le coyote en mode nav. J’essaye de longer le plus possible la Seine mais pas facile. On est quand même assez loin et on ne voit pas le fleuve. La route est un peu naze. Quand j’essaye de me rapprocher, c’est en fait vers le chemin de halage, pas praticable.

A un moment on s’arrête et Manu met son Tomtom en mode sinueux. On essaye de rentrer une ou deux villes pour essayer de longer mais finalement, on ne fera pas une route extraordinaire, quelques beaux villages mais c’est tout, le reste est assez décevant.

L’autre truc c’est qu’il faut prendre en compte quelques nouveaux facteurs :

  • Le Slow rider ne va pas très vite en rodage, je l’avais dit, on se traine salement la bite
  • Les 2 harleys ne peuvent pas tourner, l’une est trop neuve et le pilote doit encore s’y habituer, les virages sont larges, larges, limites, limites et l’autre est trop basse pour prendre de l’angle. Et quand c’est le cas, jolie gerbe d’étincelles derrière côté pot. De l’autre c’est le carter moteur qui touche….

Du coup, quand on voit enfin une route sinueuse en forêt, je pars devant histoire de rouler un peu quand même. Au bout de quelques kilomètres, je décide de descendre pour filmer mes compagnons qui arrivent 2 mn plus tard. Je manque de tomber en descendant car la béquille a décidé que non, elle ne se mettra pas ici… Heureusement la moto tombe de mon côté, je rattrape, pas de pb.

Tout ça pour un film de 5 secondes quand même…

Et on arrive enfin près de la seine, c’est enfin sympa comme paysage ! Mais on est à 5 bornes de l’hôtel…. donc 5 bornes jolies mais court….

Heureusement, notre chambre d’hôte est vraiment très sympa. Le château de la ronce à Caumont: Super château, tout refait à neuf avec beaucoup de goût. Des chambres très grandes, une belle vue sur la seine. Franchement top ! Tenu par Eric et son copain.

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Le temps de s’installer dans les chambres et redescendre pour commander une bouteille pour l’apéro, on redescend au salon et on voit passer un énorme bateau, on dirait un immeuble…

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Hug et Philippe arrivent quelques minutes après. Ne pouvant pas être au RDV de 16h, ils sont partis à 17h30 de Paris et sont montés directement par l’autoroute.

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On boit l’apéro et on commence à chercher un taxi pour se rendre au resto. On n’a pas trop envie de picoler et de rentrer en moto ensuite. Eric, le taulier ne connait pas de taxi dans le coin. On regarde vite fait sur les smartphones, et le plus proche que je trouve est au Havre ( !!). Et là, notre gentil hôte nous dit « si vous voulez, je vous prête ma voiture ? »

Ah bah d’accord, c’est sympa ça ! Philippe se dévoue pour faire nez rouge. Ben oui, les 4 autres, pas la peine de leur demander hein….

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Et on part tous en Vectra bordeaux (the classe !) pour notre dîner. Manu a réservé à la maison blanche à La Bouille. Resto sympa. Ris de veau, of course, un petit chateauneuf là-dessus et tout se passe très bien. On est seuls dans le resto, peinards !

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A la fin du repas, quand la patronne nous demande si ça s’est bien passé, on dit « Oui, sauf le digestif… ». Bon d’accord, vous pouvez aller le prendre dans le resto d’à côté. Ni une ni deux, on y va. Pas mauvaise la petite poire !

Nico et Philippe rentrent dans une grande discussion.

Puis on rentre au château. Le temps de reprendre une petite bouteille, on file au lit, demain on roule !

Au réveil, je vois Hugues debout dans la chambre qui tourne un peu en rond, pas vaillant. Depuis quelques jours il a des vertiges, et ce matin, c’est un peu plus fort. A tel point qu’il ne prendra pas de petit déj et qu’il décide, prudemment, d’abandonner le ride. Sa femme va venir le chercher.

L’ambiance est peu à la déception dans le groupe. Déjà on était pas montés ensemble, là du coup, on va partir à 4 au lieu de 5. Ceci dit, il n’aurait pas été prudent de continuer, les vertiges font un peu perdre l’équilibre,  alors en moto….

Hugues laisse donc sa moto à l’hôtel et devra y retourner le we prochain, souhaitons lui beau temps au moins !

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On part donc avec Manu, Nico, Philippe et moi. Manu part devant avec le Tomtom. eh ben, c’est pas une réussite. On se traverse toute la zone industrielle de Rouen. Une route bien moche, sans aucun intérêt.

On trouve une station, ah oui parce qu’avec les HD il faut aussi faire le plein tous les 190 bornes…

Comme on a un peu trainé ce matin au départ, il nous reste juste le temps pour arriver au resto réservé pour le midi au Crotoy chez Mado.

Du coup, on trace toute la matinée sans s’arrêter. Si le début n’était pas très folichon, les routes s’améliorent ensuite. Quelques belles portions de virolos où je pars devant. Bien sympa !

Philippe en profite pour essayer Paillettes. Nico monte donc sur le GTR et suit derrière. Au rythme du Slow rider S, il commence un peu à s’endormir…

Mais on finit par arriver au crotoy. On se gare devant la baie, sous une guirlande de soutifs, l’occasion de faire des photos hein et on s’installe à table.

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En entrée, filets de maquereau pour tout le monde, sauf pour Manu qui opte pour du tourteau. Serveuse antipathique, service pourri…

Les entrées arrivent, et là on se retrouve chacun avec un maquereau entier. On avait pas prévu ça… Nico est désespéré, il va falloir préparer le poisson, une vraie torture. Manu qui avait mis son beau tablier pour le tourteau ne pensait pas se retrouver avec 2 tourteaux entiers en entrée…. Bon finalement on s’en sort. On attend pas mal car Manu a besoin de temps pour venir au bout de ses 2 crabes 😉

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En plat, on fait light : Rognons pour Philippe et moi, et Sole pour nos camarades. Sole que Nico aura demandé à la serveuse de lui préparer hein.

Le repas ne restera pas mémorable dans l’ensemble. Quand on ressort, on croise par hasars un couple d’mais à nous en we au Crotoy. On discute le bout de gras sous les soutifs et on se remet en route. Nico et Manu changent de monture.

Ben en fait elle roule cette Low Rider S, c’est bizarre ça…

Le chemin du retour se fait…. par le chemin de l’aller, comme souvent dans les Motarts…. au bout d’un moment on décide de changer d’itinéraire car ça devient chiant. C’est là que Nico m’assoit sur paillettes.

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Ben, sorry les gars, mais si elles sont jolies ces trapanelles, c’est vraiment pas pour moi. Mal aux mains, aux pieds, le vent dans la gueule, les virages où tu ne sais jamais où tu vas ressortir, les retros sous les poignées où tu ne vois que tes coudes, c’est pas mon truc. Je peux comprendre que ça en amuse certains, mais je préfère le côté souple et sécurisant de la mienne.

J’arrive quand même à aller jusqu’à Dieppe pour boire un coup. C’est d’ailleurs en suivant Nico sur le GSA que je m’aperçois que je j’ai une sacoche qui bouge beaucoup. L’écrou est en train de se barrer en fait. Ca doit être le poids du U et des bouteilles de vin…. Heureusement j’ai des sangles, j’accroche ça histoire que ça ne se barre pas en route. C’est aussi là que je vois que le support de mon iphone est fendu. Allez, on l’enlève, ça évitera de retrouver le phone par terre…

Comme on a pas réservé de resto pour ce soir, on décide d’aller à Fécamp, qui est la plus grande ville près de l’hôtel. Sur la route, Nico part devant, envie de rouler. On se perd un moment mais on se retrouve 10 bornes plus loin. Quand on repart, la route est trempée, il a plu avant qu’on arrive. Au moins ça ne nous tombe pas dessus. Ceci dit, dans un beau gauche, je suis un peu limite et je préfère partir tout droit sur l’autre route, c’est mieux avec tous ces gravillons….

Manu fera la même juste après visiblement.

Du coup, on baisse le rythme. Avec Philippe, ça va on est protégés. Les bikers par contre arrivent mouchetés à Fécamp!

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Les restos de Fécamp sont nombreux le long du port mais franchement pas terrible. On finit par trouver les 2 meilleurs sur tripadvisor mais ils sont complets. On rappelle l’hôtel, que nico a essayé d’appeler sans succès toute la journée et qui vient d’envoyer un sms disant que si à 19h on a pas décidé, on ne pourra pas avoir de petit déj le lendemain. Il est 19h10, ça commence bien cet hôtel…

Bon on arrive à se bloquer les petit déj, au moins on mangera demain matin…

L’hôtel nous donne quand même les coordonnées d’un resto pas trop loin de chez eux. On appelle et on réserve, c’est possible.

Et on part pour l’hôtel : Les portes d’Etretat. On arrive de nuit, on ne trouve pas vraiment l’entrée car pas indiquée. On traverse donc le parc mais par un endroit où on a visiblement pas le droit de rouler (comme dirait Nico, c’est quand tu vois la marelle dessinée au sous que tu te dis que ça doit pas être une route.

Une enveloppe nous attend à la réception car celle-ci est fermée. Philippe prend la chambre dans le château, Nico, Manu et moi on prend la petite maison. Bon ce n’est pas du même niveau que la veille. C’est franchement roots, aucun cachet. Ce n’est pas chauffé donc on met les convecteurs à donf car il fait très humide.

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Tout le monde se change pour aller au resto. Je vois Manu qui met ses baskets : euh t’es sûr, vu le temps c’est optimiste… Ouais mais je ne conduis pas, Nico et moi on va monter derrière vous. Les bikers d’opérette…

Quand Nico ouvre la porte, il pleut des cordes 🙁

Ben remballe tes baskets et remets tes bottes mouillées va.

Du coup on met tous les équipements de pluie car si on a que 5 ou 6 bornes pour aller au resto, on va déguster…

On arrive au resto sous une pluie battante, tous équipés en pingouins. Les tauliers sont sympas, on dépose tout notre attirail dans un coin et on s’installe à table. On va enfin pouvoir souffler car c’est un peu la course depuis le milieu d’aprèm.

Tient ! Hier on a fait ris de veau, ce midi on a fait rognons, là il y a un mix ris-rognon. Ben vas-y donc !

Bon repas, c’était une bonne adresse !

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La pluie a cessée quand on repart ce qui une bonne nouvelle.

Arrivés à la maison, on est un peu nazes, on ne boira même pas les bouteilles que j’avais apportées, comme quoi on est raisonnables !

Il fait 50 degrés dans la maison, merci les convecteurs…. on ouvre toutes les fenêtres !

Et au pieu !

Le lendemain matin, le petit déj est digne d’un formule 1… à peine mieux que le café instantané de la chambre.

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On paye, on prépare les meules et on part en direction des falaises d’Etretat, on va quand même pas rater ça.

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On traverse les champs, le temps est moyen, sol trempé, des chasseurs partout avec leurs fusils le long des routes. Manu juste devant moi me balance des morceaux de bouse de vache, d’abord sur le pare-brise, puis sur la visière, je finis par baisser la tête…

Le panorama des falaises est vraiment sympa. Quelques voitures anciennes se baladent dans le coin.

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Un petit café sur la plage histoire d’oublier celui du matin à l’hôtel. Et on reprend la route du retour. On navigue au Tomtom en sinueux. quelques belles routes entre les champs, beaux virolos, un peu étroits pour Manu et le low rider visiblement, les sorties sont souvent limites jusqu’à ce gauche qui se referme un peu trop. Lucide, Manu sait que ça ne va pas le faire et décide de tirer tout droit. Il s’arrêtera à 10cm du talus. Belle crise de rire. En tout cas l’ABS fonctionne nous dira-t-il !

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Comme on ne sait pas où manger le midi, on décide d’aller dans le bled près de la prochaine entrée d’autoroute car on ne doit pas rentrer trop tard, plusieurs d’entre nous ont des obligations. On finit par trouver un resto, correct.

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Puis on repart pour le retour. Je décide quand même de remettre mon iphone au guidon même si le support n’est pas vaillant car je préfère mettre le coyote.

Bien nous en aura pris, les motards sont à Rouen avec leurs jumelles dans une zone à 110….

Le groupe se découpe sur le retour. Manu sort vers Vernon, Philippe à Poissy. On termine l’A13 avec Nico et je rentre direct au lavage derrière la maison. La moto est vraiment dégueu. Bon ça ne sera pas un lavage tiptop mais au moins ça enlève la boue et les morceaux de bouse de vache…

On aura passé de bons moments même si dans l’ensemble, cet itinéraire n’était pas aussi excitant que ceux des motArts précédentes et que le fait de laisser Hugues au bord de la route dès le début aura un peu changer la configuration de cette sortie, déjà qu’on était pas nombreux ce coup-là.

Ca va commencer à se compliquer pour les prochaines sorties  de trouver des itinéraires intéressants qu’on puisse faire en 2 jours pas trop loin de Paris. Mais bon on va y réfléchir et on verra hein.

D’ailleurs, p’têt qu’on pourrait se faire une motART d’hiver à un moment, parce que ça serait sympa de se faire les 4 saisons la même année… Je dis ça, je dis rien….

Une réflexion au sujet de « MotART #5 – Motart d’automne Normandie / Baie de somme »

  1. Ma moto est très agréable à conduire et marche très bien. Vous n’y connaissez rien. Je note d’ailleurs dans ce récit que lorsque j’en ai marre de me traîner avec vous, je pars rouler 1/ devant et 2/ seul. Comme quoi, il n’y a que paillettes qui envoie du bois.

    Et ce low-rider fonctionne très bien, c’est la liaison GSP qui déconnait sur celle là.

    La Kawa de son coté étant la meule parfaite pour faire la sieste, j’ai bien pioncé une heure dessus pendant que Philippe faisait son biker.

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