MotART #7 – Les Alpes 2017

 

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Le printemps est passé si vite, qu’on en a raté cette saison pour la motart.

Mais on ne raterait celle d’été pour rien au monde ! C’est celle où il doit faire beau, celle qui permet d’aller un peu plus loin, bref, c’est la vraie motart, celle où tout le monde vient ( automne, hiver, certains ont des problèmes d’autorisations…)

Bref, le week-end des 8-9 juillet était bloqué depuis longtemps dans les agendas (enfin sauf Thierry qui se décide souvent au dernier moment malgré ses dires…)

Ont donc répondu présents pour cette édition :

  • Nico sur son RK vert olive brillant
  • Manu sur une sorte de moto avec un phare de voiture…
  • Christophe et sa Bonneville qui participe à sa première motart
  • Hug sur le Tigre
  • JM sur son RK vert olive brillant noir brillant parce que sinon on confond avec l’autre
  • Philippe xxxxxx
  • Napo et le CVO
  • Thierry avec le « qu’est-ce que c’est bien une GSA rouge »
  • Romain qui découvre son LRS
  • Guillaume, tout gai, sur la moto à GuiGui
  • Thom et la GSA vert olive mat, la vraie !

Pour la destination, ça fait un moment qu’on parle des Alpes, parce que c’est quand même une destination à moto. Ce sera donc les Alpes. Et comme c’est pas tout près, le we s’est rallongé au fil du temps. En effet, 2 jours c’est trop court vu qu’il faut 1 jour pour descendre et un autre pour remonter.

Certains décident donc de partir le jeudi matin, d’autre le vendredi, selon les dispos de chacun.

Jeudi 6 Juillet

Jeudi matin, le départ est fixé à 9h30 pour le prospect et moi. Suivrons ensuite Nico, Manu, JM et Philippe à 14h. Romain part de Lyon à 16h30, Guillaume est sur place puisqu’on va chez lui.

Hug, Thierry et Napo nous rejoindrons le vendredi. Hug descendra seul de Paris, Thierry vient d’Ambérieu et Napo a fait livrer sa moto à Lyon et la retrouvera directement depuis Bordeaux où il est la veille.

L’objectif pour Christophe et moi c’est de descendre par les petites routes, on ne veut pas s’enquiller 5h d’autoroute, ça fait mal au cul et ça rend les pneus carrés…

On a donc décidé de se retrouver sur l’air des lisses. RDV à 9h30, je pars de la maison à 9h.

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Sur la route, le ciel est gris, mais je tente, je pars juste avec mon blouson en filet et un t-shirt dessous car il fait super chaud et plus on va descendre, pire ce sera.

A quelques km du point de RDV, le ciel se noircit franchement, il faut que je me dépêche…

Ploc ! Enfin PLOC !

PLOC ! PLOC ! PLOOOOC !

C’est de la pluie qui fait mal aux bras. Mais heureusement, ça ne dure que quelques minutes car j’ai décidé de ne pas m’arrêter mettre mes fringues de pluie car il faut ouvrir les sacoches, je ne sais plus dans laquelle elles sont, ça me saoule.

L’avantage c’est qu’avec cette température, je sèche en deux minutes.

J’arrive à la station et je bois un café en attendant la bonneville. Au bout d’un moment, je finis par appeler Christophe qui est englué dans les embouteillages sous un bel orage parisien d’été, bref la galère.

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Ce sera donc vers 10h15 que nous partirons finalement pour notre trip du jour.

A6 jusqu’à Auxerre sud puis ensuite les petites routes. L’A6, sans intérêt comme d’hab. Christophe s’en sort bien, on arrive à rouler jusqu’à 150-160, j’avais peur qu’il galère plus que ça sans aucune protection sur la moto… Quand on sort, on trouve une station pour la triumph qui a soif.

Première étape, Chablis !

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Ensuite traversée de la bourgogne , Noyers, Montbard, Sombernon, Barbirey sur ouche tout en longeant le canal de bourgogne à de nombreux moments, un super itinéraire qui nous amène à Aloxe-Corton.

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Il fait un bon 36°, grand soleil, on sent bien la chaleur des moteurs, et celle du jean étanche…. (mais qui s’avèrera utile plus tard, même si pas longtemps). On trouve un resto à Savigny les beaunes, terrasse ombragée mais très chaude. On descend un litre de flotte en 2 minutes. On mangera même une salade tellement il fait chaud. Comme dira Christophe : « ça sera le seul repas équilibré du week-end… ».

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Avant de reprendre la route, on va au château de savigny acheter quelques bouteilles pour le week-end. C’est là qu’on découvre que ce château dispose de différentes collections attirantes : avions de chasse, motos, voitures de collection, engins de pompiers etc…. un endroit où il faudra revenir.

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D’ailleurs cette traversée de la bourgogne à l’aller comme au retour me fait dire qu’entre Beaune et Dijon, il y a moyen de se faire un très chouette itinéraire pour une future motart. Sans doute un des derniers coin à mi-chemin entre Paris et les alpes que nous n’ayons pas encore fait.

Le Groupe 2 quitte Paris:

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De notre côté, on reprend la route en visant verdun sur le doubs, bletterans et Lons le saulnier. Il fait vraiment très chaud en ce début d’après-midi, les moissonneuses sont au travail dans tous les champs, soulèvent des tonnes de poussière, ça n’aide pas à respirer sereinement. Tellement chaud qu’au ravitaillement suivant, j’achète un thermos dans un supermarché histoire de conserver de l’eau un peu fraiche. Le vin va être dans un drôle d’état à l’arrivée…

On traverse ensuite La Tour du meix. Là, juste après le village on franchit l’Ain. A cet endroit, la couleur de l’eau est splendide, bleu glacier ! Puis, villars d’héria avant de foncer sur Saint Claude.

A l’approche de Saint Claude, on traverse l’itinéraire emprunté par le Neige et glace il y a 3 ans et le parking de supermarché où on avait ravitaillé la Lancia à l’époque, rigolo.

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On monte ensuite vers Mijoux et Gex. Cette partie de l’itinéraire est bluffante. Le tour de France passe dans 2 jours, toutes les routes ont été refaites et les revêtements sont impeccables, un grand pied !

Un peu optimiste, je perds l’avant dans un virage sur un joint mais ça passe…. il faut dire il fait 38°, les joints fondent et se détachent…

L’autre chose surprenante à cet endroit est que les spectateurs du tour ont déjà installés leurs camping-cars, caravanes, auvents, bbq, chaises longues. Ils sont tous tankés 2 jours avant le passage du tour pour être certains d’avoir le meilleur emplacement, ahurissant….

On monte au col au-dessus de Gex puis on redescend direction Genève. La vue sur le lac est magnifique. On fait le plein en bas avant d’attaquer la traversée de Genève. Mais c’est là que je vois que mon appli Tom Tom n’a pas la carte de suisse et me propose donc de faire une bien grande boucle de 2h30 alors qu’on est à moins d’une heure de notre point d’arrivée. Pas question on roule déjà depuis 7 ou 8 heures… on change d’appli, on met Waze est c’est reparti. La traversée de Genève est ultra pénible en cette fin d’aprèm. Beaucoup de monde, embouteillages, chaleur, pollution…. après les moments magiques passés le long des canaux, dans les vignes et en montagne depuis ce matin, ce n’est franchement pas agréable…. On galère 30mn dans ce foutoir avant de retrouver l’autoroute suisse qui nous ramène en France (on a pas de vignette d’ailleurs, mais pas de contrôle…).

Et on termine par l’A40 pour arriver à Vuiz (prononcer VU sinon les gens ne vous parlent pas parait-il…). On monte en direction de Genove, notre point de chute. Arrivés au centre du village on cherche l’adresse de l’hôtel mais évidemment, pas de réseau…. mais bon j’avais vaguement repéré la carte la veille donc on tourne à droite et de loin je crois reconnaître le bâtiment que j’avais vu sur le site de l’hôtel. Arrivés devant je vois un LRS garé, pas de doute, c’est là, et l’ami Romain est arrivé en premier…

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Entendant les moteurs, on le voit arriver à la fenêtre en calebard tout sourire au sortir de la douche, il a dû avoir chaud aussi…

On s’installe dans la piaule et on saute dans la douche.

En sortant, le groupe de 14h arrive, Nico, JM, Manu et Philippe. Ils ont enquillé l’autoroute du début à la fin.

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On descend commander des bières. Comme on ne les connait pas et qu’on ne sait pas quoi choisir, ben on prend une de chaque…

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Et chacun commence à raconter sa descente. Bon on fait refaire 2 lits, on ouvre un appart en plus histoire foutre le bordel dès qu’on arrive !

Et Guigui arrive tout sautillant dans son Minibus. Sautillant pour nous montrer qu’il a bien maigri (ça entretient un bar visiblement…) et en Minibus oui ! Ça c’était la super idée parce qu’il est vrai qu’on a pas trop envie de reprendre les motos pour aller dîner après cette longue journée. On a surtout bien envie de rester en short !

On descend dîner au bar de Guillaume et d’Elodie, le « O Tapas ». On nous régale toute la soirée, on vide un peu tous les frigos du bar, parce que les copains ça sert à ça !…

Alors le minibus, pour ceux qui sont derrière ça a l’air moins bien que pour ceux qui sont devant…

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On s’installe une grande table dehors et on commence par le mojito avant d’attaquer les tapas et le vin. Guillaume nous raconte son histoire d’embrouille entre corses et gitans, on rigole bien !

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On se marre bien aussi quand on voit partir Michel. Un  vrai miracle qu’il ait retrouvé sa voiture ! Un autre vrai miracle qu’il ait réussi à partir avec même si tout ça ne va franchement pas droit….

Le Bar ferme, on termine par un digeo avant de remonter dans le bus.

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Ce coup-là c’est P qui prend le volant. Je pense que le trafic n’avait jamais vécu ça.

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Quand on arrive les freins sentent bien le chaud, le moteur cliquette dans tous les sens on dirait une ducat….

Et chacun regagne sa chambre pour le dodo car demain on attaque les Alpes !!

Vendredi 7 Juillet

Réveil matinal pour moi. Je descends un peu avant 8h en espérant pouvoir choper un café mais ça m’a l’air bien vide l’endroit. Je trainasse dehors pour ne pas réveiller mes copains pour rien. Chacun se lève petit à petit mais toujours personne pour le petit déj…

« On est comment sur le café ? »

Calmos JM….

A un moment les proprios font leur apparition. Ils ont dû aller chercher les viennoiseries ailleurs et se mettent à préparer le petit déj.

Une préparation qui dure un certain temps quand même… on essaye de bien de s’asseoir tous à table pour faire monter la pression mais ça ne semble pas avoir l’effet escompté.

A un moment où il y avait un grand silence, passe un mec avec une grande planche à la main. On se regarde avec JM et on explose de rire. On est fatigués, on a pas eu de café, cette scène insolite nous amuse bien !

Le p’tit déj fini par arriver, Manu en mode pantagruélique….charcut, fromage, pain….

On doit attendre Guillaume pour partir mais le temps qu’il rapporte le camion et prenne sa moto de loc, on est tous prêts avant lui donc on descend à VU pour faire le plein des machines, ça sera fait.

Finalement, ça ne suffit pas pour qu’il arrive donc on part faire une boucle de 40km en l’attendant.

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Petites routes de montagne sympas, ça commence bien. D’autant qu’il fait super beau.

Et on se retrouve au rond point sous l’hôtel, on attend Guigui, certains à l’ombre, d’autres au soleil, ça palabre gaiement.

Broooooo BRooooo BROOOOO voilà LA moto à Guigui, blanche à paillettes, rutilante, drôle ! Vu le demi-tour dans le rond-point, on sent qu’il s’est déjà habitué à la bête pendant la montée.

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On remet nos casques et ce coup-là c’est parti pour de vrai ! On enquille plein de petites routes super sympas, de belles épingles en côte, en descente, en devers, dans les sapins, entre les vaches…. avec ce soleil, la situation correspond exactement à celle qu’on attendait d’une motart d’été dans les alpes !

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Forcément, arrêt Café dans la matinée.

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On monte jusqu’à un belvédère d’où on voit toute la vallée et le lac léman face à nous. C’est marrant on est juste de l’autre côté du lac par rapport à hier et à la descente de Gex.

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Puis on redescend direction La Chapelle d’abondance où on a prévu de déjeuner. Le groupe se distant sur ce trajet. Les 2 RK devant. A un moment on s’arrête pour attendre les autres et je repars, tout seul, envie d’envoyer. Je dépasse un groupe de motos qui se traîne salement la bite et j’enquille les grandes courbes au revêtement nickel ! Arrivé à Chapelle d’abondance, je retrouve les 2 RK et finalement le reste du groupe arrive assez rapidement derrière.

C’est d’ailleurs un enseignement de cette motart, le groupe devient plus homogène, on se perd moins, on s’attend moins, c’est plus sympa. Et même à 11, finalement ça a bien roulé, ni trop serré ni trop éloigné, bref, que des bons moments !

Arrivés au resto, on descend plusieurs bouteilles d’eau assez rapidement car il fait vraiment chaud !

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On prend des nouvelles d’Hugues, il est dans l’ain. Il se rapproche mais reste trop loin pour venir déj avec nous.

De son côté, il déj au bord de l’ain

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Léger…

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L’horaire tourne, on devait être à 16h au chalet mais on y sera pas, on décale le rdv avec la proprio et on part rouler. Et c’est là qu’on découvre que Guigui, faire de la moto, ça le rend gai !

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Là encore de chouettes routes, des virolos, des sapins, des belles courbes, des petites épingles, tout y est. Finalement la proprio nous a donné le code pour le chalet, on décide donc d’y aller déposer nos sacs pour alléger les motos. On galère un peu pour trouver car en fait il faut accéder par un chemin en cailloux, ce qui ne semblait pas évident au départ.

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Mais on trouve! on jette les sacs dans les chambres et on repart rouler. On descend dans la vallée et on remonte par le col. Super route, à un moment, je m’arrête pour faire quelques photos et ces minables en profitent pour me mettre 5 bornes 🙂

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Je termine donc la montée seul et je retrouve le groupe en haut du col pour boire un verre en terrasse.

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Hug vient d’appeler pour dire qu’il est arrivé. On se remet en marche. Je pars devant et je m’arrête dans un virage pour shooter les copains et se faire de bons souvenirs photo !

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Bon… Manu décide de partir plus tard tout seul. On comprendra pourquoi:

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Et on descend jusqu’aux Gets. Là on scinde le groupe. Enfin, plus exactement, je quitte le groupe pour aller ouvrir le chalet à Hug pendant que les autres vont faire les courses. En montant, juste avant le chemin en cailloux, je vois une GSA rouge qui cherche son chemin. Je klaxonne et j’entre dans le chemin, Thierry me suit. C’est marrant on se retrouve vraiment par hasard.

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Le temps de se garer et d’ouvrir le chalet, j’entends une Harley qui tourne. J’appelle Napo et effectivement c’est lui, il cherche aussi par où on accède. Je lui envoie le point GPS, mais ça l’amène juste dans le chemin d’en-dessous. Demi-tour puis il trouve l’entrée.

On prend possession du chalet

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Les derniers members sont donc là. On se met en short car on crève de chaud et on s’ouvre une bouteille de rosé qu’on avait posé au frigo lors de notre premier passage.

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Manu, qui avait traîné au bar pour faire des photos de sa moto arrive ensuite.

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Quelques instants plus tard, Nico appelle, ils n’arrivent pas à tout prendre, les sacoches des motos sont déjà pleines.

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On descend donc s’occuper du pain et du charbon avec Thierry et Hug.

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Puis tout le monde se retrouve au chalet, on range les courses et on attaque l’apéro. C’est le début des vannes sur la journée, Manu gagne son surnom de Slowmo…

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Hug nous régale au bbq avec quelques dizaines de saucisses et 4 côtes de bœuf… léger quoi ! Elle est loin la salade de Savigny ! On ferme vers 1h du mat, car demain on roule. On ne sait pas où mais on roule. Suisse ou lac d’Annecy, pas clair. A tout hasard, Guillaume réserve un resto au bord du lac.

On crèvera bien de chaud la nuit dans notre petit lit en 140 avec Hug…

Samedi 8 Juillet :

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Réveil mis à 7h parce que sinon on va pas rouler avant le milieu de la matinée. Je descends chercher le pain et les croissants. Tout le monde se réveille petit à petit et se prépare.

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Le temps n’est pas hyper clair, on se demande s’il va flotter ou pas…. en tout cas c’est prévu pour cet aprèm. Finalement, la décision prise est d’aller en Suisse. On part donc récupérer l’A40 pour aller rapidement à Chamonix car pas de route sympa pour y aller rapidement.

L’accès à l’autoroute nous semble hyper long et chiant. Mais on finit par y arriver. On passe le péage et on se gare sur le parking derrière pour que le groupe se reforme. Napo, qui a la peau sensible, se met à l’ombre d’un 38 tonnes pour se mettre de la crème. Il n’est pas garé depuis 30 secondes qu’une nana descend du camion et vient lui parler. Pas de doute, il est très fort !

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Et on prend l’autoroute jusqu’à Cham. Il fait beau, les montagnes autour sont vraiment jolies, c’est sympa. Arrivés au viaduc après Sallanches, je vois le RK, le noir, qui coupe brutalement et se met sur un petit 100 à l’heure. On apprendra plus tard que « tout ce vide…. » 🙂

On traverse Cham et on attaque la route vers la Suisse. La montée est sympa mais est blindée, voitures, cars, cyclistes, c’est un peu le bordel. Le groupe s’étire complètement. Petite étape café aux 3 ours, lieu où Nico s’était marié. J’en profite pour prendre un 3ème aspirine car depuis ce matin, ça tape fort….je ne comprends pas pourquoi 🙂

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Et on repart. On passe la frontière, qui n’a de frontière que le nom…. il n’y a même pas un douanier… (en fait ça tombe bien car mes papiers sont restés au chalet…) et on attaque la route en direction de Martigny.

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On enquille assez fort, c’est vraiment une chouette route à motos. Heureusement à un moment un groupe de motos qu’on croise nous indique de ralentir. Effectivement, derrière le virage suivant, il y a de gros blocs de pierre au milieu de la route. L’arrivée sur Martigny se fait dans les vignes, c’est sympa ! Et on continue en direction de Verbier. La montée étire à nouveau le groupe car on ne peut pas doubler les voitures à 11 donc inévitablement, c’est uniquement à l’arrivée en ville qu’on se retrouve tous.

Là se pose la question de savoir où on déjeune. On n’est pas très chauds pour déjeuner dans le centre devant la route. Nico appelle sa belle-famille pour avoir les bons spots autour de Verbier. On lui recommande un resto dans les hauteurs, c’est parti pour le resto La Marlenaz. Le groupe n’est pas très compact, à un moment je m’arrête faire une photo et je perds ceux de devant.

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Plus bas, je vois Hugues et Manu qui attendent qqn, Napo il me semble. En effet, le CVO n’a plus de liquide de refroidissement, Napo a dû aller en chercher.

Du coup je monte tout seul. J’arrive au bout de la route et je me retrouve face à un chemin en terre. Pas d’indication de resto rien. J’appelle Nico et visiblement oui il faut prendre le chemin sur 2 km. Du coup j’attends les autres car ils vont aussi se demander si c’est bien par là.

Et on monte ensemble. Petit chemin escarpé, « tout ce vide… » dira JM.

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On a une chouette table au bout de la terrasse, on commande mais c’est long. Suisse quoi !

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Le temps commence à se couvrir, on se demande si on ne va pas repartir sous la pluie. JM commence à se mettre en mode warrior qui regarde pas le vide et qui veut pas descendre avec son bestiau de 400kg dans un chemin en boue !

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Thierry se dit qu’il va se mettre en enduro pro pour attaquer le raidillon parce quand même la GS, quelle moto !

On repart et on monte au col de la croix de cœur. Arrivés en haut, la descente se fait par un chemin en terre. Ca ne semble pas adapté à toutes les motos (il y a de plus en plus de Harleys dans ce groupe) donc on renonce (alors qu’en GS, quelle moto, qu’est-ce qu’on est biens avec !)

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On redescend dans la vallée, toujours secs 🙂 mais toujours « tout ce vide… » dure journée pour JM…  Moi aussi je dois dire qu’à certains moments, je me suis déjà senti plus à l’aise…

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Tiens Slowmo n’est pas passé…

A la sortie de Verbier, un rapide stop pour acheter des röstis, quand même !

Arrivés à Vollège, on prend la route de l’Arbarey en direction de Saxon. Super route, gros kiffe tout du long ! supers paysages, épingles à gogo, les vaches, les scouts, un peu de chemin, la forêt, les abricotiers, franchement splendide !

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Comme on a pas tous roulé à la même vitesse, on s’arrête dans un rade en plein soleil à l’entrée du village en attendant les copains.

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Et on retourne vers la France car il faut commencer à rentrer si on veut avoir le temps d’acheter à bouffer pour le soir.

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A un moment, sur la nationale, Guillaume sort à droite, un peu sans prévenir. A l’impro, on sera 3 sur 11 à avoir réussi à prendre la sortie, pour les autres c’est foiré. Je pense que la clio derrière moi a un peu gueulé sur le moment, vu la manoeuvre…  Il faut dire qu’on était en train de doubler plusieurs voitures à ce moment-là..

Du coup on merde un peu et on se retrouve à prendre l’itinéraire de l’aller entre Martigny et Cham alors que l’idée c’était de passer par ailleurs si j’ai bien compris.

Au début de la montée à Martigny, pas mal de motos, des slovaques, des allemands, etc… et tout ce joli monde se traîne vraiment la bite pour le coup…

On enquille tous les 2 avec Nico  et on se fait une montée d’anthologie. Temps idéal pour les moteurs qui tournent nickel, pneus bien chauds, pas de frein arrière pour moi mais on s’en fout ça sert à rien,( de toute façon je pense que je n’en ai plus depuis des mois…), une confiance qui augmente après 2 jours de virolos à gogo et une grosse envie d’attaquer. En plus les circonstances nous aident car on aura pu doubler tout ce qui se présentait devant nous sans jamais être bouchonnés. Je ne sais pas en combien de temps on a fait le Martigny – Chamonix, mais le chrono doit pas être dégueu…

Le groupe derrière s’est aussi salement « craché dans les pognes » car on les voit revenir assez vite une fois en France. Sur la fin quelques virages où le rythme baisse car on arrive dans les sapins et les virages à l’ombre sont bien mouillés, visiblement il a plu pendant qu’on était en Suisse.

On s’arrête pas loin du golf de cham pour faire des groupes : le premier part vers les Gets directement pour acheter du pinard. Le second fait étape à Cham pour acheter la bidoche pour le soir.

Je suis dans le groupe viande (eh…)

On s’arrête donc 20mn le temps d’aller chez le boucher et on repart direction l’A40. La descente ne se fait pas sur le viaduc mais à flanc de montagne. Il faut faire gaffe car on prend vite de la vitesse, ça tourne fort, avec même un virage limité à 25km/h, autant dire qu’il ne faut pas le foirer celui-là.

Après quelques kilomètres d’autoroute, on sort et on attaque la montée vers les Gets. Là encore, grosse attaque, on est bien chauds avec Nico. On double un Duster en bas de la côte, ça doit le vexer, il bouchonne les autres.. JM finira par lui faire l’intérieur dans un rond-point.

On est tellement chauds qu’on arrive au chalet avant l’autre groupe ??! Comment c’est possible ça ?

Tout le monde se rejoint et on attaque l’apéro. Nico prépare les pâtes, hug est au bbq et je m’occupe des röstis.

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Sauf qu’au moment de se mettre à table, il n’y a pas de parmesan pour les pâtes, et ça c’est pas possible !

C’est à ce moment-là qu’il est décidé qu’un prospect doit prospecter au moins une fois dans sa vie. Christophe sent la pression monter mais aussi qu’une porte s’ouvre pour enfin être patché. Ni une ni deux, il met son casque son blouson et descend en ville en short en quête de parmesan.

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20mn plus tard, le revoilà avec le précieux fromage ! Fier comme Artaban, le prospect est applaudi par l’ensemble de la tribu et est officiellement patché. Bon…. le problème, comme on ne peut plus l’appeler le prospect c’est que son surnom devient illico « Parmigiano ».

Après ce délicieux repas fait de pâtes, andouillettes, saucisses et röstis, on va se coucher. Le temps commence vraiment à tourner, ça craint pour le retour le lendemain, bon on verra….

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Philippe nous claque quand même un sms (à un doigt):

Ma Chérie,

La journée d’aujourd’hui a été extraordinaire, mes amis et moi avons visité…..

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Et dodo:IMG_0504

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Dimanche 9 Juillet :

Au réveil, on s’aperçoit que Napo s’est relevé cette nuit pour mettre sa capote de selle. Visiblement il y a eu de l’orage mais rien entendu me concernant, quand je dors…

Thierry descend chercher les croissants.

Les plus courageux, dont j’avoue ne pas faire partie, commencent à ranger la maison. Dernier petit déj sur notre terrasse avant le retour. Vu le temps, il est clair qu’on va prendre la flotte. Au moins je n’aurais pas trainé mon blousons étanche pour rien.

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Tout le monde s’équipe, plus ou moins sexy quand même les motarts….

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De ce que j’ai compris des discussions entamées la veille, certains veulent rentrer direct par l’autoroute (notamment JM qui a un RDV à 19h30 à Paris pour vendre un casque! drôle d’idée de prévoir ça un soir de motart…) Nico et Philippe aussi, pas envie de faire les petites routes sous la pluie.

De mon côté, je refuse de faire 5h d’autoroute non-stop sous la flotte donc je rentrerais par les petites routes dusse ai-je (là je ne suis pas certain de l’orthographe…) être tout seul. A dire vrai, je sens que je ne prends pas un immense risque car je sais que Parmigiano préfèrera aussi et si Hug n’a pas de contrainte le soir je pense qu’il viendra aussi.

On verra.

On ferme le chalet et on se met en route pour l’A40. Napo et Romain partent tous les deux vers Lyon. Romain parce qu’il y vit, Napo parce que… enfin bon, un truc à faire avant de rentrer…

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Mon idée c’est d’aller au premier péage et de décider à ce moment-là de la conduite à tenir.

Juste avant l’autoroute, Guigui nous quitte avec son paquebot à paillettes qu’il a préalablement déstické car il sent que loueur n’a pas un humour débordant…

On roule quasi une heure et la flotte se met à tomber. Parfois light, parfois sévère, bref c’est pas clair. Après le péage, on s’arrête pour décider. JM qui s’était arrêté un peu plus loin pour nous attendre en a marre d’être sous la flotte à attendre et part. On peut donc considérer qu’il a choisi l’autoroute. Nico, Manu et Philippe aussi donc ils partent par là. Thierry décide de rentrer avec nous par les chemins de traverse. Il met sa combin de canari et une fois fermée décide en fait de prendre aussi l’autoroute, bizarre… mais bon il part aussi. On reste donc Hug, Parmigiano et moi.

On décide de rester sur l’autoroute jusqu’à Nantua, histoire de se barrer au plus vite de ce temps qui est maintenant archi pourri, il pleut des seaux…

Et c’est parti. On fera quelques dizaines de kilomètres sous une pluie battante, insupportable. On ne voit rien à part des gerbes de flotte, je déteste ces conditions entre les bagnoles. Puis au sortir d’un tunnel de plusieurs kilomètres, fini la pluie, on voit presque le soleil. Contents, on sort à Nantua.

On choisit une ville un peu au pif sur le GPS comme destination: Saint Amour car c’est un nom chantant et qui évoque la vigne, ça nous plait. Et c’est parti par la D1084. On tourne à gauche et au bout 4km je m’arrête. C’est bizarre que le tomtom nous fasse aller par-là, on remonte complètement à l’envers. En fait il y a un homonyme et comme on ne sait pas dans quel dpt c’est exactement, on change pour Beaupont à qq km de Saint Amour, sans homonyme, au moins on est sûrs !

On prend donc la D1084 dans l’autre sens.

Au bout quelques kilomètres, panneau « tour de France, départ de Nantua ce jour, route coupée »….

On croise pas mal de cars publicitaires etc… mal barré notre histoire. Et effectivement, au bout de la route, les gendarmes. Hug me dit « on essaye voir s’ils nous laissent passer ? » Euh… c’est le tour de France, faut pas rêver.

On décide en qq secondes de retourner prendre l’autoroute et de prendre la sortie suivante pour se dégager de ce bourbier.

A la sortie suivante, le tomtom nous fait prendre la …. D1084. Au bout de 100m, panneau « tour de France, route coupée etc…. »

Bon merde on y va quand même on va bien trouver un moyen de se dégager. On voit plusieurs fois ce même panneau, fait ch… j’espère qu’on ne va pas être obligés de faire demi-tour à nouveau car l’heure tourne et on a quasiment pas roulé encore, et on a des bornes derrière quand même.

Coup de bol, on arrive à un rond-point. A droite route fermée, les gendarmes etc… et j’entends dans le casque, « tournez à gauche D1084 », Yes !!!

Et c’est parti. Le temps est franchement cool. Un peu gris mais plus de pluie à l’horizon. La route nous fait traverser des paysages superbes, virolos rapides, belles courbes, on monte, on descend, on franchit des rivières, c’est très sympa.

Arrivés à 12h15 on voit un resto le long d’une rivière avec une terrasse sympa. On se demande si on s’arrête mais finalement on décide de rouler pendant qu’il ne pleut pas, c’est toujours ça de gagné.

Ravito des motos en route et on arrive à Saint Amour. Il est 13h30, si on veut bouffer c’est maintenant. Sur la place du village on trouve un resto qui nous fait de l’œil, genre gastro de province. Gagné, ils ont une table.

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Comme il ne peut pas y avoir de motart sans ris de veau, on se dévoue avec Hugues et Parmigiano. Ce sera un peu long mais vraiment très bon. Seul regret, ne pas avoir arrosé ça d’un verre de vin…. mais on est raisonnables !

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Cela m’amène une autre réflexion : le jour du retour, il ne faut pas aller manger au resto le midi, on perd toujours du temps, c’est assez pénible. Peut-être qu’il faudrait réfléchir à un bon pic-nic plus rapide…

Du coup pour essayer d’optimiser le ratio temps dispo/routes sympas, on décide de monter par l’A39 jusqu’à Dijon soit environ 130 bornes pour rattraper un peu de temps et de sortir à Dijon pour reprendre les petites routes. C’est un choix judicieux je trouve car ça coupe en plusieurs parties les portions d’autoroute inévitablement chiantes.

On sort vers Gevrey-Chambertin exactement. C’est là que je vois un truc genre feu d’artifice, bizarre en plein jour…. et en fait on verra un mirage ou un rafale faire des exercices. Assez impressionnant de le voir faire des loopings, des vrilles, lâcher des protections anti-aériennes au-dessus de nos têtes. Plus loin, les gens du coin sont tous sur le pont qui enjambe l’autoroute pour voir évoluer l’avion. Marrant !

A Gevrey, on continue nos petites routes vers Paris, on vise Montbard puis Chatillon sur seine. On traverse de superbes massifs forestiers. Le Tour de France est passé il y a quelques jours par la route qu’on prend. Là encore, bitume nickel, super top !

C’est étonnant le nombre de vélos qu’on voit peints de toutes les couleurs pour le passage du tour. Il y en a dans chaque village, dans les champs, accrochés aux lampadaires…. on doit voir 200 vélos au moins.

En tout cas, cet itinéraire m’amène une autre réflexion : on peut se faire une motart très sympa dans les vignes bourguignonnes, il y a de super routes entre celles faites le jeudi à l’aller et celles faites le dimanche au retour.

Et on doit grave bien manger dans ce coin !

Et puis c’est central pour les parisiens et les savoyards….

On s’arrête boire un coup à Chatillon.

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Là, on décide d’aller à Troyes par les petites routes puis de finir par l’autoroute les 180 derniers km.

Et c’est entre Chatillon et Troyes qu’on en prend PLEIN  LA GUEULE ! Honnêtement je n’ai jamais pris ça en moto. Les énormes gouttes claquent sur le casque et sur la visière, il fait subitement nuit noire, un vent de dingue se lève, la route est jonchée de branches, de feuilles, les éclairs tapent pas loin, on voit les voitures d’en face au dernier moment, la buée envahie le casque, c’est complètement improbable.

On est en pleine pampa, rien pour s’arrêter s’abriter donc pas le choix, on avance. Par moment on rentre dans de vraies flaques mais qu’on avait pas vues à cause de la buée, c’est franchement dangereux. Je vois Hug derrière avec ses longues portées mais je ne vois plus la Bonneville, on ne voit pas à 100m.

Ca dure 15-20mn avant qu’on trouve finalement une station-service pour s’abriter. Parmigiano arrrive, ouf tout le monde est là ! Hug me regarde avec des yeux ahuris, je crois que lui aussi se demande ce qui vient de se passer…

Parmigiano n’aura qu’une phrase « Putain ! J’ai pris cher… » sans bulle, j’te crois…

Comme dira JM plus tard « Il est full patch! »

En tout cas, je valide le jean étanche !

L’intensité de la pluie semble baisser donc on repart illico, le mauvais temps nous suit, on veut garder la courte tête qu’on a d’avance.

On monte enfin sur l’autoroute, il continue à pleuvoir mais rien à voir avec ce dont on sort. On roule à un rythme bien soutenu. La seule connerie c’est que j’ai oublié de mettre mes bouchons d’oreilles, ca siffle méchamment dans le casque, c’est chiant.

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Arrivés au péage de l’A5, le groupe se sépare. Christophe rentre par l’A6, Hug et moi par la francilienne et l’A4.

On se tape quelques embouteillages, quelques gouttes mais franchement ça va, il n’y a pas trop de monde. Arrivés sur l’A4, c’est plus compact mais bon.

Je finis par arriver à la maison, sec ! Coup de bol car le ciel noircit à nouveau, quelques gouttes commencent à tomber pendant que je décroche les valises de la moto et le temps de rentrer, c’est le déluge.

Hug et Christophe auront été dessous,eux, j’ai eu du bol d’être plus près.

Napo nous dira aussi dans la soirée qu’il en pris plein la tronche aussi.

En tout cas, cette motart aura tenu toutes ses promesses ! Pour moi ce sera 4 jours,  1 675 km, 4,5 pleins et le plein de chouettes souvenirs, une fois de plus !

Et vivement la prochaine! D’ailleurs, c’est quoi les dates?….