MOTART #9 – Cantal Juillet 2018

Une MotART ça ne commence pas le matin du départ, non,non,non… ça commence environ 10 jours avant.

La Météo ! Comme dirait JM, c’est marrant ce rapport des motards à la météo. Ben tu m’étonnes. Quand on voit les 3 dernières motARTs, on a bien pris quand même… alors oui ça compte.

  • Va faire beau
  • Oui mais va faire chaud
  • Ben on s’habille léger
  • Oui mais p’tet y va pleuvoir
  • Ben on prend tout
  • Mais on a pas beaucoup de place

Voilà le genre de dilemme du motard qui part en balade plusieurs jours…

Les 2 dernières nuits sont les pires :

  • Le cuir quand même c’est plus sécurisant
  • Ouais mais s’il fait 35 degrés comme l’an dernier c’est l’enfer, pis s’il pleut c’est la merde
  • Le jean étanche ça évite d’emmener un pantalon de pluie
  • Oui mais s’il fait 35 degrés, c’est juste pas possible et plié ça prend une place de dingue. Ou alors je rajoute un sac sur la selle ???
  • Oui mais c’est con de voyager seul et de se charger autant. En même temps, faudra bien mettre le cubi de rosé quelque part…. mais au retour je ne l’aurais plus ça fera un gros sac vide sur la selle….
  • L’intégral c’est plus sûr. Le jet c’est plus sympa. Le modulaire ça permet de jongler entre les 2 mais va encore falloir passer le we à faire « pfffft éteindre la musique » « pfffft » « pfffft » mais saloperie de micro de merde….

Bref, c’est fatigué que tu te réveilles le jour du départ. Surtout que cette année, il fait plutôt genre…. chaud, on dort mal….

Jeudi 5 juillet :

Réveil avant l’heure (ben ouais normal quoi, d’autant que j’ai bien cassé les pieds à tout le monde pour partir tôt alors pas question d’être en retard), petit déj consistant, derniers réglages des sacs et accessoires divers (chargeurs, cables, compresseur, kit anti crevaison etc….) Une bonne douche et on s’habille. Bon j’avais prévu de ne pas prendre le jean étanche mais vu la tronche du ciel, et les prévisions du radar météo, on va traverser une grosse zone de flotte, ok je change tout, je mets ce jean étanche. Par contre à peine mis, ça y est j’ai chaud, va falloir partir assez vite…

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Je sors la moto dans le jardin (oui pour aider, ma porte de garage a brûlé il y a quelques jours et elle ne fonctionne plus….) j’accroche les sacoches, le sac sur la selle, je nettoie la visière du casque (ça sera le modulable ;-).

Une fois prête je la sors dans la rue.

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Je ferme la maison, je mets l’alarme, je ferme le portail, je m’équipe, bouchons d’oreille, casque, gants, j’enjambe…. Ah Non ! J’enjambe pas, je ne peux pas avec le sac sur la selle. Donc plus exactement je prends de l’élan, je balance la jambe droite le plus haut possible et je sautille sur mon pied gauche pour m’approcher par petits sauts de la moto avant de faire retomber la jambe droite derrière la moto si tout va bien, sur la moto si les petits sauts étaient trop courts. Je vous laisse fermer les yeux et imaginer la scène. Scène qu’il faudra reproduire à chaque arrêt le jour du départ puis le jour du retour. Autant dire autant de possibilités de foutre la moto par terre…

Bref, me voilà assis sur mon destrier prêt à partir. Le pouce droit appuie sur le démarreur et là « KLIK – KLIK »…………..

Le pouce recommence « KLIK – KLIK »………….

J’ai chaud ! J’ai très chaud ! J’ai trop chaud avec ce put….. de pantalon étanche. Bon il faut se rendre à l’évidence, j’ai un problème. Tout le monde va m’attendre MERD…. PUT… FAIT CHI…. SALOP…DE BECANE DE M…….. Bon maintenant en plus j’ai de la buée dans le casque et j’ai toujours aussi chaud mais ça m’a fait du bien.

J’enlève le casque, je respire enfin. Bon faut descendre de la moto. Ah oui mais avec le sac derrière…. Et maintenant le casque à la main, ça sent la grosse connerie ça. Je remets le casque pour descendre….

Bon je ne suis pas encore vraiment en retard il me reste de la marge. J’appelle le concessionnaire. A 9h du mat c’est un enfer, ils sont en pleine réception à l’atelier personne ne répond. Au bout d’un moment j’arrive enfin à parler à quelqu’un. Je lui détaille mon problème.

Réponse : C’est la moto qui ne reconnait pas la clé.

Et ?

En fait il faudrait la clé de secours, la mettre sous le garde boue arrière là où il y a l’antenne puis redémarrer.

Ah bah ok j’essaye ça.

Je rouvre la maison je vais chercher la clé de secours cachée super bien mais bon ça prend du temps et je ressors. Ah oui mais j’ai pas les bras assez longs pour tenir la clé sous le garde boue d’une main tout en démarrant avec l’autre clé au contacteur…. Je rouvre le garage je vais chercher du scotch, j’accroche la clé de secours sous le garde boue et j’essaye de démarrer : KLIK

Je rappelle la concess, au bout d’un moment le mec comprend que je ne suis pas en keyless et que cette manip de clé sous la selle ne sert à rien et il me sert : « vous êtes en panne » ! Assistance….

Bien énervé j’appelle l’assistance BMW qui prend note et va me rappeler.

Entre temps je décide que pour rester immobile à côté de ma moto, mon jean étanche n’est d’aucune utilité, je me change. En plus, vu que je vais partir plutôt l’aprèm si tout va bien, la dépression devrait être passée…

Je repense à où je vais faire amener la moto et je repense au petit gge de champigny. J’appelle, le mec décroche et me dit, c’est ta batterie qui est morte. Mais hier elle marchait, j’utilise la moto quasi tous les jours ?

Oui mais ça arrive du jour au lendemain.

Bon ok, je lui mets un coup de booster et je vous l’apporte pour changer la batterie. Mais ce put… de booster chinois ne booste rien du tout, dans le cul lulu…

J’ai aussi appelé l’assistance BMW.

Ah oui mais ça, ça ne sert à rien, vous feriez mieux d’appeler votre assurance ça ira beaucoup plus vite.

Allo l’assurance. 30 mn plus tard le camion est là, on booste, ça part ! Je ferme la maison vite fait, et je file au garage.

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Quand j’arrive, le mec commence à ouvrir la moto sur son trottoir tout en me parlant. 5mn plus tard son mécano revient avec la batterie qu’il était allé chercher entre temps et 20mn plus tard je suis prêt à partir.

Je sors ma CB, « ah non on ne prend que les chèques ».

Ah c’est con j’ai pas mon chéquier…

Ben tu passeras payer plus tard, profite bien de ton week-end.

Retour à la maison, j’informe Manu et Hugues que je suis prêt et Hugues nous dit que de son côté, le concess n’a pas reçu les pneus qu’il devait lui monter ce matin. Négo en cours….

On lui a bien proposé de partir avec le truxton mais bon il ne le sent pas trop….

Coup de fil de l’assistance BMW. Ah oui mais non, c’est trop tard, la moto est déjà réparée !

Le groupe de Lyon (Guigui et Romain) est sur la route, ils ont beau temps dirait-on ! Ce sont eux les plus près, donc ce sont eux qui prennent la maison à Coren et qui s’occuperont des courses pour le premier soir.

Mais bon, sur le coup des 14h on commence à être pas mal. On se prépare donc avec Manu et Hugues à se rejoindre sur la première station de l’A6.  Vu les sms reçus du groupe du matin (Nico, JM, Phil & Parmi) ça drache dru dans le centre… je remets mon jean étanche. J

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D’autant qu’au moment de fermer la maison une deuxième fois de la journée, il se met à pleuvoir …

Arrivé à Villabé, Hug est déjà là, il a finalement trouvé des pneus neufs ! Le temps de discuter quelques minutes, Manu arrive et fait le plein.

Et ça va enfin être le grand départ. Bon on va se fader l’autoroute tout du long, tout ce que je voulais éviter mais bon…

Tu t’habille pas Manu ? T’as vu le ciel ?

Nan on s’arrêtera s’il pleut.

Et on part.

On roule quoi… ?  10 bornes ? et il pleut, et on s’arrête pour que Manu mette ses vêtements de pluie par-dessus ses vêtements tout mouillés J

On est sur une aire de repos et on voit sortir des WC un policier avec son flingue à la main, en gilet pare-balles, ça fait bizarre. Et là les portes du Kangoo d’à côté s’ouvrent et 2 autres policiers armés aussi descendent avec un prisonnier menotté. Il était en fait allé vérifier si il n’y avait pas une entourloupe aux WC…

Bon Manu tu t’habilles qu’on se tire d’ici….

Et on repart.

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Au bout de 500m je vous dans mon rétro que le LRS fait flapflap du côté gauche. La sacoche est ouverte. Alors…. Ben on se re-arrête hein !

ET on roule. On prendra un peu de flotte mais au final bien moins que le premier groupe. On ravitaille, on repart et là je vois dans le rétro…… mon Top Case qui flait Clac Clac…. Bon on s’arrête hein 😉

A l’arrêt suivant, on voit que le groupe 1 est dans un magasin de moto. Ils font les soldes ou quoi ? En fait, ils achètent des fringues étanches….

De notre côté, on suit l’autoroute jusqu’à Issoire,très chiant….

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et là on décide de finir par les petites routes. Les 80 derniers kilomètres vont racheter le reste de la journée ! Des courbes splendides le long de la rivière, ça monte, ça descend, ça tourne, il y a du soleil, bref tout ce qu’un motART aime !

Et on arrive à Coren, la rue qui descend vers notre maison nous donne une belle perspective sur la vallée et les monts alentours, pas grand-chose autour de la maison, on va être bien là !

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On gare les motos, on se claque tous la bise, on jette les sacs sur les lits et on se retrouve pour l’apéro tant mérité. Chacun raconte sa descente, bref ambiance JBT en vacances….

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Gros BBQ, bonne soirée et sur le coup de minuit, zou, tout le monde au lit.

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Aspirine avant de s’endormir et on ferme.

Vendredi 6 Juillet :

Réveil, on est en nage. Il a fait une chaleur de dingue cette nuit ! On ouvre vite fait les volets pour faire rentrer la fraicheur du matin !

Je descends et je découvre que Phil nous a fait une énorme casserole de café. Bien vu !

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Tout le monde s’installe au petit déj à tour de rôle et se prépare à son rythme. Pour l’itinéraire, on laisse Nico gérer. Il est venu il y a quelques temps dans le coin et a fait un repérage des routes.

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Donc aujourd’hui, on descend vers Millau à environ 80 bornes d’où on est et de là on fait une boucle sur les petites routes.

On attaque par l’autoroute, première station, les premiers du groupe sortent, je m’arrête dans la voie de décélération pour que ceux de derrière me voient et…… braouhhhhh vrouummmm, ils m’ont vu mais trop tard, sortie ratée…

On les retrouvera plus tard sur l’autoroute. Autoroute qui monte, descend, tourne, et qui pourrait être sympa mais j’ai trop chaud dans le casque, je ne me sens pas au top. Si j’ouvre c’est l’enfer donc il faut rouler fermé mais ce matin ça me gêne, j’étouffe à moitié…. Bref, content d’arriver à millau et de quitter l’autoroute. On s’arrête ravitailler puis Nico nous amène dans un …. Truc où on peut boire des cafés, devant un parking, à côté d’un rond-point, dans un bâtiment digne du Nanterre des années 1990. On se regarde tous « mais qu’est-ce qu’on fout là ? » et décision est vite prise de se barrer de cet endroit sordide et de rouler, on verra plus tard pour le café.

On attaque de jolies petites routes.

Bon, il faut faire gaffe au timing car aujourd’hui c’est le ¼ de finale de la France et on a des gros footeux parmi nous. Les routes sont vraiment sympas. On finit par trouver un rade sympa dans un village pour le café.

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Pas mal de virolos, gros soleil, beau temps, on est vraiment bien ! Bon sur le rythme, on essaye de faire comprendre à JM ce qu’on entend par bucolique… On pourrait dire, bucolique c’est quand ta béquille ne fait pas des étincelles à chaque virage… ça t’aide ou pas sur le rythme ?

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Par contre, on est en province et donc pour la bouffe, faut pas se pointer trop tard sinon ça ne marche pas. Surtout qu’à 16h il y a le match.

Coup de bol, au détour d’un village, on tombe sur le restaurant Le Parisien, très sympa, avec une belle terrasse rien que pour nous. Seul restaurant avec une terrasse sur les gorges du Tarn.

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Ah oui parce que ce qu’il faut savoir c’est que dans ce coin de France que je découvre, il y a un million de trucs à voir. On aura fait : le cantal, l’Aubrac, les gorges du tarn, l’aveyron, le parc des cevennes…. Remontée près des millevaches, la corrèze… un sacré itinéraire !!

Le resto est vraiment sympa. Et manger me permet de me sentir un peu mieux. J’ai dû être trop léger sur le petit déj. Ou alors, trop lourd hier sur les entrecôtes…

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Quand on reprend la route, on attaque une petite montée franchement extra au-dessus du tarn, à La Malène exactement. Des virolos en pagaille !! Le groupe se distend, chacun à son rythme.

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Sans compter les nombreux arrêts photos.

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Mais 16h arrive rapidement… à 15h45 on rentre dans un bled et on cherche un café. Enfin plus exactement, on cherche une télé… Rien, nada, que dalle. Ni bar, ni TV. Le groupe se scinde en deux. Les footeux foncent vers Millau pour trouver la TV et les motARTs, les vrais, continuent la route.

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Encore pleins de chouettes virages !! Et puis en ce début Juillet, ça sent bon le foin, le chaud, les fleurs, les vacances, c’est vraiment un grand pied cette route !! Dans un virage GOOOOAAALLLLLLLLLLLLL ! la France a marqué !

On finit finalement la boucle prévue et on arrive à Millau. On retrouve les footeux à la terrasse du premier bar qu’on croise. Et on regarde la deuxième mi-temps tous ensemble.

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A quelques minutes de la fin, Nico et Phil partent faire les courses pour le soir, d’autant que Napo ne devrait pas tarder à nous rejoindre donc ça serait bien que quelqu’un soit là pour l’accueillir.

Lorsqu’on repart, sms de Nico : prenez le pain et le rosé. Dans un village, Manu voit une boulangerie et s’arrête. Avec Hug on continue pour voir si on trouve du pinard plus loin dans le bled. En fait non, du coup, on se dit qu’on va au bled suivant, les autres y passeront forcément. Mais rien non plus. Et de fil en aiguille, on fait la route à deux. Mais on ne trouve vraiment rien. Dans un bled un peu plus gros que les autres, je bifurque dans le centre ville pour voir. On finit par trouver un supermarché bas de gamme où ils ont du rosé bas de gamme…De peur d’être à poil pour la soirée, on prend quand même 2 cubis.

Et là, le Tomtom décide que la route qu’on avait pris au départ eh ben c’est pas ça la bonne route, et que c’est mieux de passer par l’ouest. Bon ok on suit. On ne retrouvera donc jamais les autres, on se retrouvera à la maison.

On traverse des petits coins assez sympas, mais on est en bordure d’un énorme orage. Tu tournes à gauche, t’as peur, tu veux t’arrêter mettre tes fringues de pluie illico. Tu tournes à droite, grans soleil, plus d’inquiétude. Bref on longe la dépression.

A un moment, on fait plus que longer, on rentre dedans. Des grosses gouttes qui piquent. Mais on est tellement borderline que je ne m’arrête pas, je suis convaincu que dans 2 bornes on s’en sort.

Il semblerait qu’Hug m’ait fait des appels de phare mais je n’ai rien vu. Bref quand on s’arrête plusieurs dizaines de bornes plus tard il me dira « mais t’as pas vu mes appels de phare ? », ben nan…

Bon ça n’aura en fait pas duré longtemps cette grosse averse.

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On traverse Laguiole. Assez décevant comme bled. Je ne sais pas pourquoi, je voyais un truc hyper authentique mais en fait je suis déçu.

Et on arrive à la maison, un peu mal au cul en cette fin de journée, 600 bornes hier, 400 aujourd’hui.

Napo est là ! Tout le monde est là en fait, on est les derniers…

Grosse pasta pour ce soir ! Rosé immonde pour certains, bof c’est du rosé pour d’autres… Encore une bonne soirée !

On file au dodo, Aspirine et zou, on ferme.

Samedi 7 Juillet :

Réveil un peu speed.

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Je sais pas pourquoi mais on se réveille à la bourre, du coup c’est un peu speed, on avale un café rapide pendant que les autres préparent déjà leurs montures.

Comme la veille on est passé par Laguiole avec Hug, quand on a évoqué ça à table hier soir, l’idée a germée de se faire des couteaux motART. Alors on change un peu l’itinéraire prévu et on part sur Laguiole.

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Je profite de cette première partie du trajet pour essayer la nouvelle Katoche de Phil. C’est un peu plus haut que la mienne, mais surtout c’est beaucoup moins large… C’est plus orange et la selle c’est… comme l’Africa, une planche.

Bon mais ce qui est sympa c’est que c’est assez joueur comme truc, ça se prend vite en mains. Je m’attendais à un truc plus brutal, mais très sympa comme brêle !

Arrivés à Laguiole, on se gare devant … un coutelier. Si vous le cherchez, c’est à droite d’un coutelier, face à un coutelier et à gauche d’un coutelier….

Alors pour choisir c’est simple, on rentre dans le premier devant nous et ça sera celui-là. On ne s’est même pas posé la question de faire une étude de marché pour comparer les prix ou autre…. Remarque, vu le temps qu’on a passé dans la boutique c’est mieux, parce que sinon ça nous flinguait la journée de roulage un truc comme ça…

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Bon les couteaux devraient être envoyés cet été, on verra ce que ça donne.

Après cette matinée bien écourtée niveau roulage (on aura bien fait 50 bornes hein !), ça va être l’heure de trouver un resto… Le Food captain se met en marche. Et si on a eu du bol hier au bord du Tarn, on va être encore mieux ce midi au buron du bes. Jolie longère typique du coin avec 2 belles grandes tables en bois à l’extérieur rien que pour nous.

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On squatte la première avec les casques et on s’installe. Niveau bouffe c’est, copieux pourra-t-on dire et léger. On a du mal à venir à bout des 2 côtes pour 4, c’est dire…. L’aligot et la truffade ne font pas long feu. On commande un peu de refill d’ailleurs, histoire de….

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On finira par une petite sieste dans l’herbe en plein soleil, un super moment devant un paysage splendide.

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Hug prend le doggybag de truffade et on repart.

Les 50 premiers km sont moins intéressants, parcours de liaison dira-t-on, il en faut….

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Puis on attaque la petite route pleine de virolos dans les Cévennes au-dessus du barrage de Villefort. Absolument magnifique. On terminera par un stop au lac où on aurait bien bu un coup mais personne à la buvette.

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Comme on est bien en retard sur l’itinéraire, on rebrousse chemin et on commence à rentrer.

A un moment, on se retrouve coincés derrière 3 camionnettes qui nous bouchent non seulement la vue mais surtout la route. Napo met en marche la sirène de Police mais rien n’y fait, personne ne bouge. Je commence à voir certains d’entre nous vouloir passer à gauche, à droite, klaxonner, ça craint ce plan.

A un moment, la camionnette devant nous fait un écart pour nous laisser la place mais met sa roue arrière droite dans le fossé, le truc part en vrac, saute en l’air, rebondit….. foireux.

On finira par trouver une opportunité de doubler ces 3 véhicules. C’est là que je vois dans le rétro que c’est une femme au volant (mais j’ai rien dit hein…)

Là encore, on a besoin de quelques victuailles. Certains s’arrêtent dans une petite épicerie et Napo nous dira « on va trouver de quoi se dépanner mais pas de quoi se faire plaisir ».

Du coup avec Nico on fonce au prochain gros bled pour essayer de trouver un supermarché. On arrivera 5mn trop tard…

et le groupe se sépare, pas vraiment exprès d’ailleurs. A un moment je me retrouve seul donc j’enquille vers la maison, on finira bien par se retrouver. A un moment je rattrape Romain, JM et Guillaume. Et on file jusqu’à la maison. Guillaume nous prendra des petits chemins bucoliques pour le retour.

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Arrivés à la maison, je me dis que je vais aller voir jusqu’au bout de la route car ça m’a l’air sympa mais comme c’est un cul de sac, nous n’y sommes pas allé. Et romain de me suivre. On commence à monter dans un chemin pleins de gravillons. La moto est en vrac dans tous les sens. Couillon je n’ai pas pensé à mettre le mode enduro. Après ça ira mieux. A un moment j’hésite un peu à continuer, le chemin n’est pas large et je me dis que pour faire demi-tour avec mon tank, il vaut mieux anticiper que d’être coincé.

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Mais en fait c’est tout à fait praticable. On finira par monter jusqu’au éoliennes en haut de la colline où on aura un super point de vue sur la région.

J’avais toujours eu envie d’aller à côté d’une éolienne en moto. C’est fait ! Merci Romain car tout seul je ne suis pas certain que je serais monté. La descente se passe bien aussi. En fait on est bien debout sur les cale-pieds sur cette moto.

En tout cas, on aura utilisé nos trails ! … et mis plein de boue sur les motos. Mais on a la bananeJ

Retour à la maison, soirée bbq. Napo, qui a filmé une bonne partie de l’après-midi nous monte un super film en 30mn, vraiment sympa. Du coup j’ai décidé d’essayer de comprendre comment fonctionne cette appli, ça me plait bien ce truc, je sens que je vais faire des trucs marrants avec.

Dimanche 8 Juillet :

Lever un peu plus tôt que la veille pour avoir le temps de prendre le petit déj peinard, de fermer les sacs et de se préparer pour le retour.

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On fera 2 groupes. Les Lyonnais & savoyards repartent vers l’Est, en prenant les chemins avec leurs 2 Africas. Nous autres partons direction nord ouest par les petites routes.

Au bout de 4mn, on a déjà perdu plus de la moitié du groupe. Pourtant y avait pas d’intersection. Mais il se passe un bon moment et toujours personne. Dans ce cas, on commence toujours à se dire qu’il y en a un qui s’est bourré…

Mais en fait non, c’est juste une guèpe qui est rentrée dans le blouson de Manu et l’a piqué sur l’épaule.

Comme à chaque fois, on prend des itinéraires assez sympas mais par contre on avance pas…. En 1h30 on a dû faire 70 bornes max. Or on a quand même du chemin jusqu’à Paris.

On vise le plateau de millevache. Qu’on va frôler mais pas traverser car ça nous éloigne trop de notre itinéraire. Comme on passe tout près de chez les beaux-parents de Christophe, il nous dégotte un chouette resto avec une terrasse ombragée. Il fonce claquer une bise à sa belle-famille et nous rejoint à table.

On déj tranquillement et très bien !

A l’issue du déj, le groupe se scinde. Certains doivent rentrer plus vite et prennent l’autoroute directement (JM, Phil, Parmi, Manu) et nous autres (Nico, Hug, Napo & moi) continuons par les petites routes.

On remontera jusqu’à Vierzon comme ça. Il fait très chaud, on traverse beaucoup de champs en train d’être moissonnés, c’est sympa, mais chaud. On aimerait bien trouver un rade pour se désaltérer mais on fera bien 100 bornes et 10 ou 15 villages sans trouver un seul café ouvert, voire sans croiser âme qui vive. C’est quand même très désert le centre de la France.

Au final, on fera un stop dans une sandwicherie pourrie en périphérie d’Issoudun, le captain a lâché l’affaire…

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Puis on monte sur l’autoroute pour la dernière portion du retour. Comme d’habitude, ce ne sont pas les meilleurs moments du week-end mais il faut bien rentrer. Arrivés à St Arnoult, grosse queue au péage. Polis, on hésite vraiment à doubler tout le monde car on crève de chaud sous nos casques. Mais à un moment il y a une ouverture, ils rouvrent une voie où il y avait un véhicule en panne et on glisse juste derrière. Nico passe. Arrive mon tour, je mets le ticket dans la machine, …. Il ne rentre pas. Pourtant il est dans le bon sens. J’essaye 2, 3 fois rien à faire. J’essaye dans le truc des camions en haut rien n’y fait non plus. J’appelle l’assistance (pas la BM hein 😉), Napo s’énerve, on a de plus en plus chaude, fait chier ! Au bout d’1 minute une voix me parle mais j’entends rien avec le bruit ambiant et le casque. Je finis par comprendre que la moto n’est pas repérée, pourtant on est dans la bonne voie. Ca arrive, vous êtes trop léger…… Je vous aime madame, on me le dit rarement, surtout assis sur Bertha 😊

Bref elle me débloque le truc et on passe la barrière.

Nico  & Napo enquillent, on s’arrête 2 mn avec Hug pour boire un dernier coup.

Et retour à Paris, je quitte hug sur l’A86 et j’arrive au Perreux. Au stop de notre rue, je m’arrête pour laisser passer…. Laetitia qui arrive aussi, on aurait voulu le faire…

Cette MotART aura encore été un super moment, avec un super temps (à part pour la descente mais les 3 jours suivants nous ont vite fait oublier tout ça). A part au moment du départ avec cette batterie, personne n’a connu de problème et finalement la batterie, c’est mieux que ce soit arrivé à la maison qu’au milieu de l’Aubrac….

Ca aura donc été une top MotART avec juste une petite frustration, il nous manquait Thierry, toujours en convalescence de sa chute de ski. Mais on lui a promis, on y retournera rien que pour lui !

Quand d’ailleurs ????