Archives de catégorie : Rallye du Portugal Historique

Résultats Jour 1

Tout le monde est au départ du deuxième jour.

Voilà les positions après le jour 1:

– 914: 25eme

– Fulvia: 50eme

– BMW: 57eme

– Beta: 62eme

– Bertone: 63eme

Après les pneus trop gros qui ne passent pas dans les jantes, Patrick est venu sans trip, enfin Patrip est venu sans trip.

Pour étalonner le bertone a eu du mal puisqu’il est parti avec le roadbook de l’assistance… mais bon.

Sur son saut (car il fallait bien  rattraper tout le monde), le bertone a touché et grosse fuite d’huile ensuite mais heureusement seul le filtre a huile s’était desserré, le carter est ok.

 

Voilà quelques photos:

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Jour 1

Petite alerte pour le bertone qui a cru avoir cassé son carter d’huile sur une reception de saut facon WRC (etonnant non?) finalement c’est le filtre à huile qui avait pris, c’est réparé, ça roule.

La Fulvia et la 914 sont rentrées à bon port, la BM et la lancia beta, je ne sais pas encore.

BIses

 

 

Les vérifs à Estoril

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On s’y croiraitWP_20131008_11_24_49_Pro

Nico & ManuWP_20131008_11_25_38_Pro

Patrick & ChristopheWP_20131008_11_25_57_Pro

Les nouveaux sponsors… NorautoWP_20131008_13_24_04_Pro

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Le parc avant le départWP_20131008_14_13_45_Pro

On visite…WP_20131008_15_07_57_Pro

Sur la routeWP_20131008_15_39_31_Pro

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Arrivés à l’hôtelWP_20131008_19_16_57_Pro

Rallye du Portugal Historique 2013: La Beta Monte Carlo ne se laisse pas abattre

On se souvient avec tristesse de l’abandon prématuré de la Lancia Beta Monte Carlo de Pascal et Fabrice l’an passé. l’auto n’avait pas pu prendre le départ sur abandon mécanique.

La revoilà, Le moteur a été changé, ainsi que l’embrayage et les amortisseurs.
Une peinture blanche (bientôt une déco martini), des phares et environ 1500 km de rodage.

Pascal revient donc, accompagné cette fois d’Edouard, ils sont chaud-bouillants pour en découdre !

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Bon, messieurs, il nous reste 7 jours pour envoyer les autos !

Rallye du portugal Historique 2013: La BMW 2002 Touring fait son come-back !

Petit message (illustré) de Henri pour nous rassurer:

Nicolas a bien fait de vous parler de mon organisation sans faille.

Nous repartons cette année avec Casimir, qui avait besoin d’une révision avant de repartir à l’assaut des routes Portugaises.

La voiture étant revenue directement du Portugal chez le préparateur, je n’étais pas inquiet outre mesure sur le timing.

Le temps passe vite, si vite que Casimir n’est toujours pas prêt.

Ce serait trop long à raconter, donc j’attendrai de vous voir au Portugal pour que nous en rigolions ensemble, en attendant, quelques photos de ces derniers jours valent mieux qu’un long discours…

Il y a un mois:

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Il y a 15 jours:

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Ce week end, c’est beau quand c’est neuf…

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Nous voilà rassurés…

Rallye du Portugal Historique 2013: Le coupé Bertone en guest star

Patrick & Christophe ont pris le départ de l’édition 2012 en Beta Monte Carlo Martini, mais cette année c’est le 2000 GTV de Patrick qui les accompagne, ça sent la soif de revanche… Ce Bertone a participé à de nombreux Tour Auto, il est très affuté et patrick le connait par coeur.

Bref, voilà deux clients.

(heureusement qu’ils n’ont toujours pas compris le principe de la régul…)

Rallye du portugal Historique 2013: La Porsche 914 reprend du service !

Petit message d’Antoine ce matin:

Hello,

pour nous que des choses essentielles cette année:

– un klaxon digne de ce nom

photo-klaxon

– une isolation phonique pour nos oreilles

isolation

– du nettoyage avec du produit SPECIAL

natural-look

– ah si j’oublias, un nouveau filtre à essence…

Bref, grosse prépa, quels frimeurs ces Coetsier.
Tout ça parce qu’ils sont les seuls à avoir fini l’an passé…

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Rallye du Portugal Historique 2013: Le Team !

Pour la 3e année consécutive, le team ART sera dignement représenté,
par rapport à l’édition 2013? on prend les mêmes et on recommence !

Christophe & Patrick changent la Lancia Beta MonteCarlo pour une Alfa Giulia 2000,
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Pascal repart avec sa Beta Monte Carlo, mais accompagné d’Edouard cette fois ci,
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Daniel & Antoine, père et fils, seuls finishers de l’an passé, repartent dans l’imperturbable Porsche 914,
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Henri sera cette année accompagné de Thierry dans la BMW 2002 Touring, intégralement reconstruite depuis l’an passé,
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Et Manu & Nico prendront le départ cette année en Lancia Fulvia 1300s rallye.
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Dans deux semaines, il sera temps de prendre l’avion pour rejoindre nos autos… la pression monte !

Rallye du portugal historique 2013: Les chiffres clés

Logo RPH 2013

4 spéciales sur circuit
45 spéciales de régularité sur route fermée
177 changements de moyenne
Des moyennes atteignant 60km/h
1.900km de roadbook
20% de roulage de nuit
Une centaine de concurrents
Un pays magnifique
Des Portugais adorables et passionnés de rallye dans chaque village
Une organisation sans faille

C’est le rallye du Portugal historique 2013 !

Pour en savoir plus: http://www.rallydeportugalhistorico.pt/FR/Lepreuve/Infos

Rallye du Portugal Historique 2013: La Lancia se dévoile

Une Lancia Fulvia à rejoint le team voici quelques mois, mais il lui fallait un peu de prépa avant de partir au portugal. Quelques mois… plus de temps qu’il n’en faut pour être prêt au départ avec une avance confortable.

Rallye -6 mois
L’est belle hein?

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Rallye -5 mois
Comme ça aussi non?

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Rallye -4 mois
Et là, elle en jette ou pas?

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Rallye -3 mois
La prépa très pointue commence. On vire les pare chocs. Ouah.

Rallye -2 mois
Bon, une fois cette étape majeure passée, on équipe la bête pour la sécurité, arceau complet, baquets modernes, harnais… et les gros yeux qui vont bien. Ca commence à ressembler à quelque chose.

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Rallye -1,5 mois
Bon jusqu’ici on a bien ri, mais quand même, ça reste une Italienne, alors second chantier, on vire tous les fils en papier, tissu et carton, pour faire un faisceau complet, alternateur, allumage elec…

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Incroyable, les phares s’allument !
Sont forts ces électriciens.

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Rallye -1 mois
Allez zou, révision, amortisseurs, freins… On va finir par croire qu’on peut rouler avec.

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Rallye -15 jours
On met les roues, oh bonheur elles rentrent dans les passages de roue.

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Reste à brancher le trip, poser les extensions d’ailes, et décorer la voiture…

…qui part dans 8 jours au Portugal en camion.

Bref une gestion du timing parfaite, en grands professionnels que nous sommes.
Mais de ce point de vue, nous avons encore beaucoup à apprendre de Henri & son Touring Orange…

A suivre !

Rallye du Portugal Historique: C’est terminé

Alors tout d’abord, désolé de ne pas avoir été plus présents ici, mais les évènements se sont pas mal enchainés,
suite à l’abandon très tôt de la Lancia grise, la blanche a connu des soucis également, en gros elle ne marche plus sous 4.000t/mn, contraignant Christophe & Patrick a abandonner, et le même jour la BMW a connu des soucis d’injection puis unproblème de train avant, bref abandon.

Et enfin, la MGB qui a connu une petite sortie de route, ruinant par là les espoirs de classement de Nico & Manu.

Reste tout de même une bonne nouvelle, la 914 est restée en course, très régulière, se jouant des longues journées, du rythme effréné, des spéciales très cassantes pour finalement pointer à la 30ème place finale. ET vu la difficulté de ce rallye, c’est une très très belle place pour la dernière voiture du team en course.

Bravo messieurs, et merci pour avoir emmené le ART au bout de ce rallye !

Un rallye très très dur pour les autos, l’équipe, mais au bout du compte, nous sommes tous là avec une vraie envie de revenir !

 

 

 

Rallye Portugal Historique: Résumé des jours 1 & 2

Hier, 1ère journée complète de course,

9h-19h, une journée courte pour se mettre en jambe,

les deux jours à venir vont être plus sports.

 

Avec Manu, les petits réglages du 1er jour sont passés, fini les

 

– 200m à droite, 100m à droite, MAIS DROITE !

– Ben euh c’est là, droite

– Ah ouais mais nan, l’autre droite…

– Ah ok alors…

 

Ou alors

 

– 200m à gauche avant le cimetière, 100m, GAUCHE !

(je vais tout droit)

– Euh tu fous quoi là?

– Hein?

 

Bref, la com passe bien, les appareils sont à peu près maitrisés,

donc on s’en sort convenablement.

 

Le 1er jour, il flottait, les routes étaient grasses, ça nous rappelait le Monte-Carl’,

de belles glissades, mais pas de frayeur, en revanche hier, il aurait fallu 50cv de plus pour espérer tenir le rythme,

parfois ça monte si fort que je dois monter en 1e, là où on est supposés être à 60km/h…

 

Et du coup on prend du retard, et du coup on roule fort, et du coup les freins crament, et du coup je tire tout droit dans les cailloux,

mais pas de bobos, c’était le bon endroit pour élargir…

 

Sinon, le hasard du classement a fait que nous étions juste devant l’autre MG du rallye, une C, sympa, et derrière eux la 300SL que nous avons donc eu le bonheur de voir rouler devant et derrière nous, extraordinaire bagnole.

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Bref une belle journée, la 2e spéciale de la journée, nous avons fait une erreur qui nous coute pas mal de pénalités, sinon el reste s’est bien passé sauf quand le coffre s’est ouvert en spéciale sur un choc et qu’un truc est tombé de la bagnole, et on n’a pas encore trouvé quoi !

 

Les timing de la journée sont très serrés, quand nous sortons d’une spéciale, nous entrons dans la suivante à la minute près,  nous n’avons quasi pas le temps de descendre de voiture, nous avons pu croiser 2 fois l’assistance pour que Thom nous jette 20l d’essence dans la voiture, au rythme auquel nous roulons, la MG crame 18l/100… du jamais vu.

 

Aujourd’hui, 8h-22h, ça va moins rigoler, les classements vont donc s’étirer, nous repartons à peu près à la même place qu’hier,

à ce soir pour plus de news.

 

 

Les numéros du team – rallye du Portugal historique 2012

Nous connaissons maintenant la liste des partants,
en ce qui concerne le team:

BMW 2002 Touring – Henri/Sebastien – N°28
MGB GT – Nico/Manu – N°32
Porsche 914 – Antoine/Daniel – N°33
Lancia Beta Monte Carlo – Christophe/Patrick – N°50
Lancia Beta Monte Carlo – Pascal/Fabrice – N°55

Et nous partons dans l’ordre inverse des numéros,
Les deux Beta feront donc la course en tête,
la Porsche suivra de loin avec la MG dans sa roue,
et la BM sera en embuscade derrière tout ce petit monde.

Miam.

Les voitures ont quitté Paris Vendredi,
en commencant par la MG et une des deux Lancia.

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Rallye du Portugal Historique 2012: Le Team !

Les choses se précisent pour la fin de l’année,
le team va être dignement représenté au Rallye du Portugal Historique,
que nous appelons le Tougalisto !

5 équipages, des anciens, des nouveaux, une grosse envie de rigoler et de soleil. De belles autos et de bons coups de volant, tout est réuni pour qu’on passe un bon moment,
retrouvez les détails ici:

http://www.alainracingteam.com/membres/membres-2012/

Moustachement votre !

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Résultats de la ZR2 – Monte Carlo Historique 2012

La ZR2 est finie, voici le classement:

ZR2
924 Turbo: 46e
Fiat 850: 64e
Golf: 78e
MGB bleue: 146e
MGB verte: 149e
Dauphine: 158e
104 ZS: 159e
Dyane: 213e

Le général après la ZR2
924 Turbo: 32e !!
Fiat 850: 48e
Golf: 62e
MGB bleue: 125e
MGB verte: 128e
Dauphine: 135e
104 ZS: 136e
Dyane: 178e

En raison des conditions climatiques exceptionnelles, la ZR a été courue la moyenne unique pour tous les participants de 45km/h

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Rallye du Portugal Historique 2011: Les dessous de l’affaire par Nico

Nous sommes un team de grands professionnels du rallye,
ça vous l’aviez noté juste en regardant nos classements évidemment.

Maintenant je me suis décidé à vous révéler l’envers du décor et les secrets des vrais pros.

ARRIVEE AU PORTUGAL

Arrivés à Cascais le Lundi, nous filons au circuit d’Estoril récupérer les voitures qui nous attendent sagement sur un parc fermé, elles sont couvertes d’huile, la voiture rangée au dessus sur le camion n’était pas bien étanche, une Alfa, ça doit être pour ça, c’est le genre de truc qui ne peut pas arriver avec une Anglaise…

Bref, nous filons au lavage, faisons le plein et passons à l’hotel déposer nos bagages.
Puis nous partons étalonner les trips, ce qui nous vaudra une dizaine d’allers/retour sur une portion de 5843m le long de la mer,
à nous dire “mais pourquoi on ne va pas se baigner plutôt que de jouer à ça”, AH oui j’ai oublié de vous dire, il fait 30° sous un soleil éclatant…

Les trips sont étalonnés, nous rentrons, passons le contrôle administratif et c’est parti pour la séance de collage d’autocollants, Jo s’est joint à nous pour le soutien moral. Les voitures sont prêtes et toutes belles.
la TR4 Powder blue pour Hugo & Noun, la MGB Tartan red pour Nico & Fred.

Pas mal de belles autos dans le parking, mais nous y reviendrons…
Il est 22H, enfin le moment de se mettre à table (c’est plié pour la baignade) et de gouter le vino tinto, puis les vigares, puis le cognac local, il est 2h… nous sommes « fatigués » dodo.

C’est ça les pros de la régul, ça s’économise en prévision des difficultés.

1er JOUR

Le lendemain, Briefing sur le circuit d’Estoril à 8h35, ce qui commence mal puisqu’à 8h20 nous sommes encore au buffet du petit déj avec Fred, nous arrivons au briefing avec 15mn de retard, suffisamment de temps pour poser nos questions dans la salle de presse qui surplombe le circuit d’Estoril, la grande classe.

En sortant du briefing, je croise Noun

– C’est par là le briefing?
– Laisse…

Nous enchainons rapidement sur les verifs techniques qui se passent très bien:

– Et lé klaxoun là, il fouctionne? Porque cinque trompas?
– Ne bougez pas, je vous montre
– jé compris, circoulez.

Dans 2h, nous prendrons le 1er départ.

Il est temps d’aller s’approvisionner en cookies au supermercado avant de rentrer les autos en parc fermé devant le casino d’Estoril, nous sélectionnons les eaux locales avec beaucoup de soin, Hugo et moi les goutant dans les rayons en se disant
« et quand elle sera à 54°, elle sera comment selon toi? ».
Bref raisonnables, nous faisons l’impasse sur les vino tinto.

Nous sommes prêts. Suis alors un moment d’intense concentration façon roms d’Estoril sur la bache de la MG (en cas de pluie, c’est là que tu sens que tu as emmené trop de trucs…), suivi d’un petit tour du parc des concurrents avec les autos toutes belles au soleil.

Audi Quattro, R5 Turbo, 124 Abarth, Mercedes 450, des Cortina Lotus, quelques 911 (2l, 2l4, 2l7…) une ou deux 914 (4 et 6), une bien jolie 356, quelques Bertone, une flopée de Golf GTi, et des bizzareries, VW Variant coupé, Dolomite Sprint, Audi 80…
Un parc hétéroclite mais très sympa, une vingtaine d’autos Française, dont la moitié de Reims, des habitués du MCH dont les visages nous sont connus, une bande assez rigolote que nous retrouverons tout au long du rallye.

Le parc ouvre de nouveau, le 1er va prendre le départ, dans 40mn c’est à nous car malgré nos petits numéros, nous partons dans les derniers.

On s’installe avec Fred, Nico au volant, Fred aux sandwiches, c’est bientôt le baptème pour notre équipage, 3…2…1… départ, au rallye du Portugal on te jette le Road Book sur les genoux au départ

– c’est par où?
– Je sais pas, celui de devant est allé à droite,
– Bon alors à droite

Des pros du rallye je vous dis.

Bon le début se passe bien, sans difficultés, les roads-books sont vraiment super bien faits, les plus précis que j’ai vu jusqu’ici, et tout roule jusqu’au départ de la 1e spéciale de régul.

Petite précision, les départs de spéciales doivent se faire à une heure idéale de passage, calculée à partir de ton horaire de départ, personne ne te dis quand partir, bon ce n’est pas sorcier, mais la première fois, tu doutes toujours un peu, suit alors une séance de calcul

– On est bien surs que 15h38 plus 1h44 ça donne 17h22?
– Euh ben ouais, si tu le dis
– attends, ca fait 104mn plus 38, ce qui me donne …
– Euh si c’est 22 c’est à nous là…
– Ah ouais, ben c’est 22 alors, vas y fonce.

Les kings de la régul je vous dis.

Tic tac… 30 secondes…

– C’est bon tu as l’ATB sur la bonne moyenne?
– Hein?
– Le cadenceur, tu l’as pris?
– Il est où?
– Départ….. brrooooooooo
– Mais t’es parti là?
– ben ouais

On s’était super bien préparés je vous dis.

La nav en spéciale ne pose aucun problème, pour la régul on verra plus tard, on le fait au compteur (facile, avec un compteur en miles étalonné n’importe comment)

– Un mile c’est 1,6?
– Quoi? C’est à droite.
– Un Mile c’est 1,6 km?
– J’entend rien, à gauche à la fourche
– Bon ben 55km/h divisé par 1,6…euh à gauche t’as dit?

Si t’es préparé, la régul c’est à la portée de n’importe quel demeuré je vous dis.

On sort de la spéciale 38e avec 43 pts de pénalité
C’est des conneries ces cadenceurs. Tout au feeling.

2e spéciale,
on arrive à l’heure, on part à l’heure, on a le cadenceur,
on est au top.

Enfin au top… comment dire…

Je demande à Fred

– Ca va? tout est prêt?
– …
– Tu m’entends bien dans le casque?
– …
– CA VA?
– Euh pas trop bien, je vais vomir là je crois
– Ben t’as 27 secondes…
– …
– 3…2…1… départ !

34e avec 15pts de pénalité.
(TR4 45e, Noun doit se faire aussi à cette nouvelle expérience)

C’est finaud, les 2 premiers passent 4 points de controle à ZERO sur sept.
A zero. Oui. Avec des controles au 10e de seconde. Vous je sais pas, moi y a un truc qui m’échappe là.

Bref, on en sait pas du tout où on en est, on se dit qu’on est à l’ouest, en tout cas, l’estomac de Fred y est lui… faut croire que les cigares et le cognac de la veille n’étaient pas une bonne idée, moi franchement, je me fout de lui, « woah l’aut eh, malade en bagnole, et pis quoi encore… »

Mais reprenons, la nausée est passée (grâce à mon pilotage tout en finesse cela va de soi) et on file vers la 3e spéciale de l’après midi, un test de régularité par secteur sur circuit.
Arrivés sur place, on va essayer de comprendre de quoi il s’agit.

– Faut être à fond?
– Oui mais à fond pareil partout dans les 2 secteurs.
– Ah ben ok, comme ça c’est clair.

En fait on n’a rien compris.

Mais à force de regarder les autres on pige, la régul par secteur signifie que tu dois faire le même temps dans chaque secteur, les secteurs sont matérialisés au bord de la piste, mais voilà, un des deux secteurs est bien plus rapide que l’autre, évidemment c’est celui que tu fais en premier.

C’est Fred qui s’y colle (je me dis qu’en me mettant en navigateur, sur un circuit je ne devrais pas me paumer).

Il part Piano, je prends les chronos des secteurs, on passe dans la seconde à chaque fois, pour les 1/10e on verra, mais nous sommes contents de nous.
On sort du circuit et on file à l’hotel pour pointer à l’heure au CH du soir à Figuera Da Foz, petite station balnéaire, hotel et parc fermé vue mer.

On pointe à l’heure, on se dit qu’on a pris cher sur les spéciales, et qu’on a assuré sur circuit.
Résultat de la SS3: 64e. Ah. Manifestement un truc nous a échappé.
La TR4 fait 77e, pas clair pour eux non plus.

Ah ben oui, sur les intermédiaires, on prend 0,1 et 0,5, donc 1/10e et 5/10e, donc pas mal.
En revanche une 3e colonne attire notre attention avec 20pts de pénalité… C’est l’écart de temps par rapport au plus rapide.

Ben oui, rouler à sa main en assurant c’était trop simple, faut être régulier mais rapide. L’écart par rapport au premier pèse si lourd que tu te fout de tes intermédiaires.
Nous nous réunissons avec Fred pour mettre au point une stratégie pour les prochaines étapes par secteur, et nous établissons un plan de bataille très sophistiqué:

Toutafon.

Ah oui, juste un détail, sur le parcours de retour vers l’étape du soir, le road book nous fait passer en ville dans de petites rues étroites pour que tout le monde puisse voir les autos passer, nous passons sous un portique du rallye devant le casino où il devait y avoir du public plus tôt, mais à notre passage c’est désert… pourquoi je vous raconte ça? Vous allez comprendre plus tard.

Arrivée à l’hotel, les 1ers classements sont là, bonne surprise pour les étapes sur route, moins bonne sur le circuit.
37e au général, bonne surprise.
Les renous en TR4 sont 48e, bizarre car ils ont assuré l’ensemble… mais comment cela se fait-ce?

Douche, fringues propres, en route pour le diner dans le casino (vous savez, celui du portique).
Nous partons tous les 5, Hugo, Noun l’équipage de la TR4, avec leur coach, Jo, privé de volant pour cause de cassage de bras récent, et bien sûr Fred et moi.

En marchant je discute avec Hugo

– (hugo) Il est où le diner?
– (nico) Au casino
– Qui est où?
– Ben là plus haut, tu sais c’est le grand bâtiment blanc autour duquel on a tourné pour le CP,
d’ailleurs j’ai un peu merdé, on a fait une fois le tour avant de trouver la bonne ruelle
– Très marrant
– Quoi?
– Genre y avait un cp
– Euh…
– T’es sérieux?
– …
– NOUN !!!

– (noun) oui?
– (hugo) T’as vu un CP dans le road book?
– un Quoi?
– oh putain…

(voilà la raison du classement de la TR4, grosse pénalité pour ratage de CP)

Allez, tout le monde à table,on oublie les errements de la journée, demain on va tout déchirer.

On est des pros de la régul oui ou merde?

2e JOUR

On se lève, on est au top (comme toujours, vousavez noté, c’est ça les pros), aujourd’hui 11 spéciales, dont une sur circuit.

ONZE? oui onze…
Il fait une chaleur de bête…
Fred prend le volant, Nico fera l’après midi pour avoir droit au circuit à son tour.

On démarre, et on file vers la 1e spéciale:
48e avec 31 pts de pénalité, faut qu’on bosse un peu là j’ai l’impression,
2e spéciale, 30e avec 16pts, mieux.
TR4 57e.

L’allumage de la MG se décale, elle ne prend plus ses tours, Fred fait de son mieux pour rouler sur le couple sans mettre à fond, pas facile…

3e spéciale, 39e, TR4 60e
4e spéciale, 45e… TR4 72e. Galère….

On croise alors l’assistance de 2 autos, le mécano chope l’allumeur, écarte les vis platinées à l’ancienne, on repart, ça marche !

L’important, c’est de bien connaitre sa voiture et de savoir remédier soi-même aux petites pannes.
Des pros (je vous l’ai déjà dit?)

5e spéciale 31e.

Alors il faut que je vous décrive l’ambiance dans la caisse, il doit faire 40 ou 50° dans l’habitacle, on roule sur le sec avec des moyennes de 50 et plus, ca va vite, naviguer avec les yeux rivés sur road book, trip et cadenceur, plus la chaleur, et se faire balancer dans les portes toutes les 20 secondes, ben je suis content que ça s’arrête pour la pause du midi, 1 spéciale de plus et je ne promettais plus rien…

Bref à cet instant je me moque beaucoup moins de la nausée de Fred de la veille…

On se pose au regroupement du dej, pas fâchés de faire une pause.
On retrouve les Renous, qui n’ont pas vraiment des mines réjouies…

– Ca va les gars?
– Super, noun a vomi 3 fois. Sur lui dans la bagnole. On va abandonner.

Il faut savoir que je suis prêt à tout entendre, sauf un truc. Abandonner.
Malgré les pires galères sur le MCH , on a toujours fini, TOUJOURS.
Ca va pas commencer aujourd’hui les conneries.

Effectivement, Noun se pointe avec les fringues de Jo 3 fois trop grandes pour lui et pas la tête des grands jours.
Moi je suis limite. Bon, c’est clair on a un problème.

(Ici je dois reconnaitre que Stéphane nous avait prévenu en mettant anti vomitif dans la check list, mais je croyais qu’il blaguait, je ne croyais pas qu’on pouvait être malade en bagnole)

Je fais le tour des concurrents Français, je trouve un groupe de 3 filles

– Ca va les filles?

– Super moi j’ai vomi 2 fois
– moi 1
– moi 3

– (moi) ah. Donc ce n’est pas que nous.

En fait la chaleur a raison de pas mal de copis,et là, Mme Eduardo dans la Sunbeam Talbot nous régale d’une plaquette de Vomidrine, la bien nommée!
On se gave tous de Vomidrine, qu’on fait passer avec des bières et de la mousse au choc, et Noun accepte de refaire une tentative pour l’aprem.

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Ca sera la bonne, à partir de là, Noun sera le Daniel Elena du Portugal historique, motivant Hugo à rouler plus fort pour accrocher une bonne place, il s’est révélé le cousin !
A la fin Hugo en avait marre, Noun était à la limite de l’engueuler pour gagner des places, trop fort.

Allez, ça repart, 6 spéciales pour cet aprem dont une sur circuit.
Nous allons à Viseu ce soir,avec des spéciales qui vont nous emmener sur les montagnes locales, on se dit qu’on va se régaler !

On attaque avec la SS9, qui compte 8 changements de moyenne, alors je vous décris le job du copi au départ de l’après midi,
parce qu’avec les heures idéales de passage, plus les changements, plus les directions, ben y a du boulot.

Donc c’est 3-2-1 départ, on te jette le road book sur les genoux, tu fais mine de suivre le précédent et le copi jette quand même un oeil à l’orientation. En parallèle, tu calcules tous tes temps de passages idéaux, soit une petite dizaine d’additions de minutes, le tout en ne se paumant pas.
Puis tu reportes ces heures de passage sur le road book, et tu réponds 314 fois par quart d’heure à la sempiternelle question du pilote :
« La prochaine spéciale est à combien de bornes et on a combien de temps pour les faire? »
Moi par exemple, je peux la poser toutes les 4 minutes cette question, et le plus drôle c’est que Fred fait pareil, c’est idiot un pilote hein.

Bref on se dirige vers la Spéciale et Fred se réjouit à l’idée de changer 8 fois de moyenne en 20 bornes, déjà qu’il est bien à l’aise dans le siège de droite (faut dire que pour une première expérience doit y avoir moyen de faire plus soft).

Aller, on est au départ à l’heure, on part, aux 3 premiers points de contrôle on est nickel, 0,8 / -0,3 / -1,3… la spéciale monte dans la montagne, il fait bien chaud, la petite MG donne tout ce qu’elle a… et machinalement je regarde la température d’eau, ELLE EST A BLOC !

J’arrête l’auto dans les 500m, de peur de descendre le moteur.
Et nous voilà arrêtés au bord de la route, comme des cons, avec cette bagnole qui n’a jamais chauffé de sa vie, mais là, les 35° combinés à la montée et au manque d’oxygène ont raison du petit radiateur d’origine… et c’est comme ça qu’on ruine son rallye… nous étions 30e au général à la pause de midi.

On ouvre le radiateur, geyser d’eau brulante, on remplit d’eau fraiche et on repart.
Avec le retard accumulé, nous traversons la spéciale d’après (SS10) à la bourre, les pénalités s’accumulent, et à la sortie de la 10, on se dit que rejoindre la dernière spéciale du jour en coupant est un meilleur calcul pour rester en course.
Nous laissons donc de coté les SS11, 12 et 13, soit 9000 points de pénalités, qui viennent s’ajouter aux 3000 de la 10 et de la 9, bref nous ne regarderons plus le classement pour cette année !

Avec le temps gagné, nous nous arrêtons auprès des mécanos de la course, on retire le thermostat pour que l’eau circule mieux, et ça roule avec l’oeil rivé sur le thermomètre.

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Nous rejoignons maintenant la spéciale de Viseu qui se court en centre ville sur un circuit « gymkhana » entre 2 ronds points avec des chicanes en botte de paille.
Quand nous arrivons, personne, juste les portiques du rallye, et là, à la place de réfléchir, on se dit qu’on est les derniers,
et qu’on va être mis hors course, et comme les portiques sont fermés par des barrières, j’attaque le trottoir au milieu des badauds à grand coups de cucarracha: « Barrez vous je joue le championnat du monde moi là »

Là dessus un organisateur me tombe dessus :

– Qu’est ce qué vou foutez là?
– Je ne veux pas risquer la mise hors course !
– Vou étes lé premier, avec oune heure d’avance!!!
(donc je peux arrêter de terroriser la population et aller attendre à l’entrée…)
– Obrigado 🙂

On fait une pause, on revoit nos calculs, on s’est effectivement plantés d’une bonne heure…
Donc on attend sagement les premiers.

Tout ce petit monde arrive, nous reprenons notre place dans la course, et c’est parti pour 2 tours à fond sur ce petit parcours en ville, bordé de public, inutile de vous dire que j’en profite pour faire le mariole:
En passant à fond partout, le bras sorti par la fenêtre, cucarracha à fond, avec Fred qui me signale que quand même il y a des bordures et que ça serait bien de ne pas plier la caisse.

Je crois que parfois, il doute de mon talent.
Comprend pas.

On sort de là, on file au parc fermé du très bel hotel à Viseu, le Montebello, pour enfin se poser, la journée ayant été riche en stress.

Douche, diner et assistance de l’auto.
En effet des temps d’assistance sont prévus chaque soir où nous disposons de 60mn pour sortir la voiture du parc fermé, ce qui est très pratique, mais je reviendrais plus tard sur l’excellente organisation du rallye.

J’abandonne mes compères à table, sors la MG et cale proprement cet allumage qui continuait à nous faire quelques misères.
Nous n’en entendrons plus parler. J’en profite pour vérifier l’eau, l’huile et faire le plein d’essence.

A la station je m’avance à une pompe qui ne propose que du SP95 E10, alors je vais pour reculer vers le SP98, mais un concurrent Anglais en Escort mkI s’est avancé derrière moi, je lui dit donc de faire son plein tranquille et que je passerais après lui, alors pour être sympa il se presse, fais le plein, et au moment de reculer il vient à ma hauteur à pied:

– Hello, je voulais reculer for leave you la place
– Yes et alors?
– Well I’ve done a grosse connerie
– Ah oui?
– J’ai closed mes keys dans le coffre…
– Ah chiotte
– As you say.

Bref, je fais le plein et le copi de Philippe dans la Golf blanche de Reims nous dévoile son passé de voleur de bagnole et dézingue le coffre du briton en 2 minutes…

Parés pour demain.
Quelques bières au bar de l’hotel (27 environ) et zou, dodo dans le datacenter.

Pourquoi datacenter? Ben c’est simple, vous prenez une chambre d’hotel classique, vous y mettez Fred, vous fermez la porte.
Et quand vous la rouvrez, il a branché 5 appareils sur chaque prise, vidé ses 3 caméras, classé les photos du jour, est en train de bosser sur 2 ordis et son Blackberry en même temps. Bref on se croirait en salle de rédac de Paris Match un jour de naissance présidentielle.

Même moi j’ai l’air sous équipé à coté de lui, c’est dire.

ZZZzzzzzz

3e JOUR

Aujourd’hui nous faisons une boucle Viseu/Viseu, et pas moins de 15 spéciales, départ vers 9h, retour vers Minuit,
ça promet !

La journée est découpée en 3 parties, matin, après-midi et soirée, chaque partie séparée par un regroupement pour manger.
Nous décidons avec Fred que je ferais le matin et la nuit, et qu’il fera l’après-midi.

Nous sommes inquiets pour le refroidissement de l’auto, mais plus du tout stressés par le classement, bref on roule pour se faire plaisir, en essayant quand même de respecter la régul de temps à autres, notamment les changements de moyenne pour s’entrainer.

Exemple, nous attaquons la SS15, qui comporte une dizaine de changement de moyenne, donc en marge de gérer les heures idéales d’entrée en SS, puis de suivre le road book en parallèle du Trip pour prendre les bonnes directions, il faut annoncer au pilote son avance ou son retard par rapport à la distance théorique qu’il aurait fallu parcourir pour être dans la moyenne.

Et cerise sur le gâteau, cette moyenne change, il faut donc changer la moyenne sur le cadenceur et mettre à jour au bon moment, parfois pour des passages de 200m ! Ca suppose d’être assez rapide à la manip, surtout dans une auto qui roule à bloc… bref pas insurmontable, mais pas toujours simple.

On se fait donc la SS15 en se faisant plaisir, du coup, on sort 56e car on passe en avance partout, et il en est de même pour les SS 16 à 20.

Je passe sur le dialogue à l’intérieur de l’auto après la 1e spéciale, Fred est copi et je lui demande:

– Ca va?
– hmmm
– Tu veux que je m’arrête?
– hmmmm!

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Coup de frein, la porte s’ouvre, Fred saute à l’éxterieur.
2 mn plus tard il remonte:

– Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans leur jus d’orange, mais il n’était pas blanc-bleu celui là.
– On y va?
– On y va!

A partir de là, grande forme.

Nous aurons traversé de magnifiques endroits, la vallée de Viseu est un paysage extraordinaire, descendre dans les villages
puis remonter dans la montagne au milieu des champs d’éoliennes dont les ombres se projettent sur la route sont des moments vraiment uniques, ce pays est incroyablement beau et accueillant !

Nous rejoignons alors le regroupement du déjeuner, sur les hauteurs avec une vue magnifique et un barbec géant
que nous accompagnerons d’une sieste !

Nous remontons en bagnole, on commence à se dire que c’est rythmé ces petites journées,
et on n’a fait que le tiers…
Fred prend les commandes, je m’assois à droite avec la ferme intention d’essayer de sortir une ou deux bonnes places, Fred a un bon coup de volant malgré sa méconnaissance de la MG, et j’ai un peu plus l’expérience de copi,
donc on va faire de notre mieux.

Nous commencons par une spéciale de vitesse sur route (vous savez, par secteur), la technique Toutafon est mise en oeuvre, mais avec 70cv en côte, Fred fait de son mieux, mais la MG se classe 49e… bon ça va pas suffire…

Nous filons alors vers la SS22, 9km, une seule moyenne à respecter 55km/h, concentrés nous sortons 18e… ah c’est mieux ça!

La suivante est plus sport , 37km avec 13 changements de moyenne, c’est celle-ci qui nous faisait tous peur avant de partir,
on fait le max, ça roule très vite par endroits, dans le baquet de droite j’aime autant ne pas regarder dhors pour rester concentré sur les indications.
Si je regarde à quelle vitesse on roule, c’est bien simple, je vais vouloir descendre!
Des changements de moyenne sont à faire pour 200m, ca tourne dans tous les sens, les 40 bornes vont passer vite à droite tellement c’est intense en volume d’infos à gérer, à tel point qu’à un moment, j’annonce à Fred:

– Epingle à gauche 800m, 700m, à gauche 600m, (je rappelle que je ne regarde pas dehors),
500m, 400m, A GAUCHE, 300m, A GAUCHE EPINGLE, 200M, 100M, MAINTENANT EPINGLE GAUCHE !!
– Euh Nico?
– OUAIS QUOI??
– Regarde dehors.
– Hein, quoi?
– T’es sûr à gauche?
…ravin…
– C’est pas à droite?
…route…
– Ah bens i tiens c’est indiqué à droite. Pourquoi je dis à gauche moi.
– Bon ben à droite alors.

Nous bouclons cette spéciale avec un peu de retard, car toute la fin est en montée et la MG ne peut pas suivre le rythme avec une moyenne à 60km/h, mais nous sortons néanmoins 36e de la spéciale, ben nous ne sommes pas mécontents sur ce coup!

Allez, on ne lâche rien, SS24,
on passe 2 controles à zéro de suite, mais à nouveau, la fin est tout en montée, et on ne peut rien faire, 38e.
TR4 47e, Noun a clairement repris du pli de la bête et commence à se faire à l’histoire.

SS25, 8km, pas de changement de moyenne, 14e !!
Devant Lareppe et Lambert (les vainqueurs), 2 sondes à zéro, la classe.
C’est clair que notre équipage fonctionne mieux comme ça, en fait contrairement à ce que je pensais, le baquet de droite ne s’improvise pas, beaucoup de choses à gérer en même temps, plus une grosse confiance dans le pilote, je mesure alors le rôle d’Hugo au MCH dans les spéciales sur la neige en montagne…
Et comprends pleinement les difficultés de Fred, pour une première expérience, c’est sport!

Puis on file vers la suivante.
Quand je vous dis, « on file », en fait à chaque sortie de spéciale, j’annonce à Fred la suivante, et en règle générale elle est à 3 à 8km après, que nous devons parcourir en 2 à 5 mn et c’est comme ça pendant tout le rallye.
Bref si tu as une petite vessie, ben tu emmènes des bouteilles vides hein.

Le rythme est vraiment dingue.
L’avantage c’est que tu ne te déconcentres pas.

SS26 – 27e – 1 sonde à zéro
Pendant la spéciale, dans un virage à gauche, au moment où je tape dans la porte, elle s’ouvre ! de surprise je lâche le road book que je rattrape in extremis au-dessus de la route…
A partir de là, les portes s’ouvriront régulièrement si on ne les verrouille pas, à force de vibrations, les charnières se sont un peu desserrées et les ouvrants ne sot plus bien alignés.

Pauvre MG… elle n’aura pas volé une bonne révision générale.

La MG aura un peu chauffé, ce qui nous forcera à lever le pied dans les côtes pour ne rien arranger, et attendre les descentes pour refroidir, nous n’avons pas eu à nous arrêter, mais il aura fallu gérer. De même que les freins qui commencent à lâcher l’affaire dans les descentes avec du fading régulièrement, bref on montée on ne peut pas accélérer, et en descente il ne faut pas trop freiner. Tout va bien.

Il est 20h, on revient au parc fermé pour le diner, nous avons 1h15, grand buffet très sympa,
puis nous repartons pour 3 SS de nuit. Miam j’adore rouler de nuit.
Avec un petit doute, pour ce rallye, je n’ai pas monté le pare choc du MCH avec les 4 phares, mais j’ai simplement mis 2 petits Antibrouillards Lucas d’époque, en revanche, j’ai converti les phares d’origines en H4 avec des ampoules halogènes de 80W.
Et bien l’ensemble sera très satisfaisant.

Nous repartons donc en changeant de place, Moi au volant, Fred à droite, pas de prise de tête sur la régul, on a vu qu’on savait faire l’après midi, ce soir, on va se faire plaisir en roulant.

SS27 – 52e
SS28 – 44e
SS29 – 34e

Retour au parc, enchantés et bien crevés par notre journée, vu ce qu’on a enduré aujourd’hui, je tiens à ressortir la MG pour les 60mn d’assistance, je veux contrôler les trains roulants et les soubassements car on tape souvent en dessous… en plus des niveaux.

Nous retrouvons donc les Renous et Hugo vient me voir en me disant « c’est étrange dans les virages, la direction tourne par 1/4 de tour puis se bloque, alors bon c’est bizarre tu vois »
Ah ben oui je comprends…

Nous sortons les autos, et je pars essayer la triumph, effectivement, c’est très très bizarre, et super dangereux!
Au passage, chapeau à Hugo, la TR4 a un embrayage dur comme la pierre, et un pédalier archi mal foutu, plus la direction, il faut s’accrocher, c’est clair que la MG est bien plus facile à emmener, en revanche, quel moteur dans la TR4…

Bref en marge des contrôles, nous cherchons à comprendre ce qui se passe avec la Triumph, et le tube qui tient la barre de direction alignée s’est dessoudé et quand tu tournes, le silent bloc de direction vient appuyer sur la carrosserie, et comme il est carré, ben tu tournes par 1/4 de tour, pas de risque donc, mais c’est bizarre.

Nous essayons de remédier au problème par une action mécanique d’une grande finesse (déformer la carrosserie au marteau et au burin, © »Nico Toutafon »). Ca n’aura pas d’impact. Hugo finira comme ça.

En se glissant sous la MG on comprend mieux pourquoi ça frotte tout le temps, les deux boulons qui tiennent l’arrière du sabot moteur ont été décapités, donc l’arrière du sabot touche tout le temps.
Je préfère ça.

Allez, on rentre au parc, et au lit, demain c’est la grosse journée du rallye (ah bon et aujourd’hui c’était quoi alors???).

4e jour

C’est le point d’orgue du Rallye, une journée qui démarre à 8h30 et qui finit à 2h du mat, 19 spéciales dont une sur circuit, et surtout deux passages dans Sintra.
Sintra c’est la spéciale mythique du rallye du Portugal, nous revoyons les images des groupes B qui déboulent entre les murs et les arbres tout en glisse, et ben ce soir c’est nous!

Et comme nous y passons deux fois, nous pourrons en profiter tous les deux au volant, cool!

La journée se divise en 4 parties, 7 spéciales le matin (sept… c’est une journée de MCH, ici c’est le matin…), puis déjeuner et sept spéciales l’après midi, puis on se retrouve pour le diner,
suivent 4 spéciales, dont les deux de Sintra, et enfin, encore un regroupement dans le paddock d’Estoril et nous repartiront pour les deux spéciales de Sintra avant de rentrer à l’hotêl du départ.
Fred fera le matin et le début de la nuit en pilote, et je prendrai le volant pour l’après-midi et le dernier passage dans Sintra. Mine de rien, on appréhende un peu la journée, on espère que tout va bien se passer, qu’on ne va pas se sortir et que la MG va tenir une journée de mauvais traitement en plus.

SS30, 19km, nous sortons 36e, RAS

SS31, 14km, nous partons avec un très bon rythme, mais à nouveau, la surchauffe guette et Fred doit lever le pied, ce qui flingue les 3 dernières sondes et nous sortons 36e alors que l début se passait bien

SS32, nous rentrons dans la SS avec un peu de retard, et on doit rouler cool, donc nous prenons la pénalité maxi, 49e,
dans cette spéciale, nous croisons la TR4 au bord de la route avec Hugo qui fait signe que c’est mort, et Noun qui très digne avant le virage tient le panneau OK,
gros coup au moral pour nous, si la TR4 casse, l’aventure n’a pas la même saveur… nous ignorons alors ce qui s’est passé, l’auto est en un seul morceau, ils n’ont pas l’air effrayé, juste abattus, nous en saurons plus le midi. A ce stade, ils étaient 41e au général, tous les espoirs du ART reposaient donc sur eux, la MG étant au delà de la 50e place.

La SS33 est en descente, donc nous arrivons à réguler la température, mais pas les freins et finissons 40e…

SS34; l’eau tient le coup, nous sommes 38e, mais dans l’habitacle nous roulons en guettant la panne définitive qui mettra un terme à notre aventure également, bref, ça ne discute plus trop, et le rythme tellement soutenu contribue au silence.

SS35 : 26km de montée dans la chaleur, au milieu de la spéciale, nous devons nous arrêter pour la température, ouvrir/geyser/eau fraiche/repartir, à nouveau pénalité maxi et risque de mise hors course, nous repartons donc les yeux rivés sur le mano, plus qu’une micro spéciale de 2km (la SS36) pour arriver au regroupement en parc fermé, on file autant que faire se peut.

Arrivés au parc fermé, nous cherchons des yeux la TR4, elle est bien là, en fait sur une compression l’auto a tapé en dessous, et sous le choc, un longue portée à volé, et un rétro est tombé, plus la direction « 1/4 de tour », Hugo a perdu confiance dans l’auto et a eu peur de trop prendre de risques, il est donc rentré au parc fermé, sacrifiant au passage 3 spéciales… et gagnant le lot de pénalité associé.
Le moral est en berne, et je sens que l’envie n’y est plus. Mais vous vous souvenez?
ON N’ABANDONNE JAMAIS !

Bref on en parle, et finalement c’est plus un problème de manque de confiance sur le moment, Hugo regrette d’avoir zappé les 3 spéciales sans vraie raison. Un buffet, 2 bières, une micro sieste et on repart tous ensemble, allez, on va le finir ce rallye, avec ou sans phares, rétros, etc…
Il faut dire que Hugo et Noun ne changent jamais de place, et piloter du début à la fin est une vraie épreuve, je dois dire que les échanges avec fred nous reposent pas mal.

Je reprends donc le volant pour les 7 spéciales de l’après midi qui commencent par une épreuve de vitesse sur route et se clôturent sur une spéciale sur circuit. Miam !
Enfin si la MG veut bien.

SS37 : Vitesse sur route: Nous sommes 23e, alors, il envoie pas du bois ce moteur?? TR4 47e avec direction 1/4 de tour 😉
SS38 : 41e, la TR4 est 35e

SS39 : 49e, TR4 41e. Sur deux tiers de la spéciale, nous devrons réguler la température… prenant plein de retard… et nous finissons par tomber en panne d’essence !

Les pros de la régul savent ça, dès que tu vois une station tu fais le plein,
c’est pour ça que ça ne nous arrive pas.
car nous sommes des pros je vous dis.

Bon la jauge tombée en panne la veille, plus le calcul des kilomètres restant n’ayant pas été des plus justes, nous avons quand même réussi à nous gaufrer.
Vite on cherche une station.

Que nous trouvons avant l’entrée de la SS40 en compganie de l’Escort MkI aux clés dans le coffre.

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SS40: Nous entrons en retard du coup , 39e en prenant la pénalité maxi, ça chauffe toujours, la TR4 est 38e en connaissant aussi des soucis en milieu de spéciales qui les force a lever le pied.
SS41: Nous devons à nouveau nous arrêter pour surchauffe, La TR4 garde son retard accumulé sur la SS précédente, nous sommes 34e, ils sont 32e… eh oui, nous ne sommes pas les seuls à connaitre des soucis ! 22 concurrents ont déjà abandonné. Les pleutres.
SS42: Idem, les 2 autos sont toujours très en retard, pénalité max, 40e et 38e…

Nous rejoignons le point d’assistance de l’après-midi, l’allumage se décale de nouveau, la température ne cesse de flirter avec le max et pour couronner le tout, l’embrayage ne donne plus… Ca commence à faire beaucoup.
Nous descendons, je bricole rapidement l’allumage, ça ira comme ça, et nous jetons un oeil aux maitres cylindres d’embrayage et de frein, il manque beaucoup de liquide qui en fait coule sur le pédalier…
Bref nous sommes sur une station service, et je vais acheter du liquide pour faire le niveau. Au passage nous faisons le niveau d’huile, le bidon de 2l que j’vais prévu est vide, nous en rachetons, 3l d’huile pour 1700 bornes… ça chauffe!

Fred fait le tour de la bagnole et me signale que les roues arrières sont ben sales, en effet, les tambours mis à rude épreuves ne sont plus très étanches, et du lookeed fuit et coule sur les jantes. Un mécano nous aide, soulève la MG, démonte une jante et vérifie. Bon ça ira comme ça à condition de bien surveiller les niveaux… Il est temps que ça s’arrête.

Bon, présenté comme ça, vous devez vous dire que c’est pénible, mais pas du tout hein, les paysages traversés sont incroyables, on rigole dans la voiture, on roule, on s’amuse, et on ne pense plus au classement, bref on profite du rallye, et makgré la température, piloter la MG est un vrai plaisir, l’auto glisse, est très saine, et est très ludique à emmener.

Nous nous présentons au départ de la spéciale sur circuit de Kart, ambiance cucarracha, roulage de nuit, on s’amuse bien.
Nous faisons 35e, la TR4 43e. Grosse rigolade.

Un passage de la MG dans cette vidéo à à 15:40 et à 17:35:

Nous rejoignons le regroupement pour le diner, pas trop tôt !

Une heure passée à table avec d’autres concurrents à rigoler, néanmoins nous accusons tous un peu le coup, la fatigue nous gagne.
Hugo me dit que ça serait bien d’alléger le programme des spéciales, et j’en conviens, quelques spéciales de moins ne gâcheraient rien…

Bon ce n’est pas le tout, mais il faut s’y recoller, on traine un peu les pieds mais on y va, nous pensons tous à Sintra.

P1150131.JPG

Fred reprend les commandes, la 1e spéciale démarre à quelques minutes du parc fermé, je me plonge dans le road book,
et y découvre un parcours en spéciale plutôt étrange, avec des indications de changement de direction tous les 200m… bizarre.

En fait, la SS44 est une spéciale de 12km à travers champs, avec un entrecroisement de routes où nous devons suivre une sorte de jeu de piste, comme il n’y a ni relief, ni végétation, on voit des autos rouler dans tous les sens, il faut suivre le road-book au mètre près sous peine de se paumer irrémédiablement.
D’ailleurs certains consurrents nous avoueront l’avoir parcourue 2 fois juste pour se retrouver après une erreur. Rigolo finalement.

MGB 26e, TR4 36e.

Nous rejoignons alors la SS45, 18km, 10 changements de moyenne,
pas de difficulté particulière, la MG ne chauffe plus en l’absence de soleil, on roule et finissons 28e, la TR4 43e.

Et enfin, nous rejoignons le départ de la SS46, la montée de Sintra.
Le départ se fait sur un petit bout droit suivi par un virage sur la terre avec une cinquantaine de personnes qui crient, photographient,
nous passons au son de la cucarracha et des Olé !

La montée se fait au milieu des arbres, des graviers se cachent fréquemment derrière des virages, puis la pséciale redescend et finit par 4 lacets très serrés qui font prendre beaucoup de retard, ces lacets sont noirs de monde, Fred tente d’y voir quelque chose malgré les flashs (et oui c’est ça la vie de pilote d’usine) et la cucaracha qui ne s’arrête même plus entre deux virages ! Cette longue montée de 10km nous placera les autos comme suit: MGB 34e et TR4 36e

5 minutes nous séparent de la SS47, 11km avec un changement de moyenne, mais la majeure partie se fait à 60km/h, ce sont là les images mythique de SIntra, cette route encaissée au milieu de la forêt bordée par deux grands murs de pierre ou l’auto glisse généreusement, un public fourni étant debout sur les murs, les flashs crépitent, la cucaracha chauffe et je suis… mort de trouille, d’ailleurs je lâche à Fred:
« Salaud, tu vas nous tuer, je m’en fout, dans 20mn c’est mon tour, tu vas crever de peur! »

Les derniers lacets sont à nouveau pleins de public, c’est vraiment un grand moment, la petite MG peine à tenir la moyenne, mais c’est un grand pied pour le pilote !
MG: 32e, TR4: 37e

Nous nous dirigeons alors vers le circuit d’Estoril où nous allons regrouper les autos une dernière fois pour la journée…enfin la nuit.
Le temps de changer de siège, de discuter 10mn, de jeter rapidement un oeil sous l’auto et sur les niveaux, nous repartons refaire les deux dernières spéciales, mais cette fois, c’est mon tour!
La TR4 passera son tour sur ces deux dernières spéciales, Hugo est claqué, et il ne faudrait pas que ce soit la SS de trop. Sage.

Il est 1h du mat, en ce qui me concerne je suis gonflé à bloc, avoir vu les spéciales depuis le baquet de droite m’a beaucoup motivé, et j’ai tenté de mémoriser les principaux pièges sur les fins de spéciales.
j’attaque donc la SS48 remonté à bloc, le grand droite de l’entrée est fait toutafon en glisse dans la terre et toute la spéciale est sur ce rythme, je sens Fred tendu, j’entends une respiration pas très posée dans le casque et moi je suis mort de rire! Chacun son tour.

La MGB à 5:01:

Nous sortons à nouveau 34e de la SS, et je dois dire que les derniers lacets suprenant au premier passage étaient un régal au second, quel pied.

Sans plus attendre, nous entrons dans la -presque- dernière spéciale du rallye avec l’idée de finir donc de ne rien casser, mais à la fois rouler entre ces murs est irrésistible, et le public ajoute une dimension supplémentaire te je dois me rendre au commentaire de Fred, les flashs sont vraiment génants.
Le bitume est poussiéreux, les pneus sont morts, les freins limites, la MG glisse généreusement, c’est le pied pour moi, et le cauchemar pour Fred, mais nous sortons de là sans encombre et 33e, je dois dire que nous n’avons pas vraiment fait gaffe à la régul et nous passons en avance quasi partout, grosse rigolade (n’est-ce pas Fred?).

Il est quasi 2h, retour à l’hotel, nous sommes morts mais heureux d’avoir vécu ça, nous y retrouvons Hugo & Noun, un peu claqués, masi heureux aussi d’être là, nous rangeons les autos au parc en parking souterrain, et filons vers le bar de l’hotel: Fermé! Nous nous vengerons sur le mini-bar de la chambre en musique tous les 4…

Allez, une courte nuit, et demain c’est le dessert.

DERNIER JOUR

Dernier matin, nous quittons l’hotel pour 2h, le temps d’aller au circuit d’Estoril, d’y faire 3 tours « toutafon » et de revenir, objectif piscine!
Nous commençons à bien connaitre la route pour aller à Estoril, ce qui tombe bien car le road book de ce matin était à la suite de celui de la veille, que nous avons laissé à l’hôtel…

Une courte attente avant de pénétrer sur la piste, un tour de reco, puis nous nous arrêtons sur la ligne de départ à neuf autos, et partons toutes les 15 secondes. On ne part même pas en paquet? C’est nul. Des chicanes ont été placées dans les lignes droites pour prendre les points de chronométrage, force est de reconnaitre que 70cv pour un circuit F1, c’est juste. COmme dit Fred « Elle est longue la ligne droite non? »

Nous faisons les comiques devant la caméra, glisse et cucaracha, et zou c’est déjà fini, en même temps, on sent que les plaquettes sont sur le métal, et que la bagnole n’en peut plus, le moteur est toujours vaillant, mais les freins et les pneus sont à bout.
MGB 32e, TR4 54e.

Retour à l’hotel. Dernière mise en parc fermé.
Ca y est, nous l’avons fait, malgré les embuches, et nous n’avons pas abandonné. Jamais abandonner.

Petite séance photo, retour à la chambre, et alors que tous sont en terrasse à siroter des bières, nous plongeons tous les 4 dans la piscine, alors même que pour la première fois depuis 5 jours, le soleil se voile et la température baisse… incroyable. Petite bière sur les transats, une douche et nous rejoignons le déjeuner de clotûre qui verra le tandem Lareppe/Lambert décrocher la 1e place, des Belges victorieux au Portugal après avoir enlevé la première place du MCH… ils sont trop forts.

CONCLUSION

Ce rallye est ma plus belle expérience automobile jusqu’à aujourd’hui, tout d’abord le pays est magnifique, et les gens tellement accueillants, et réservant le meilleur accueil au rallye.
Ensuite l’Automobile Club du Portugal mène ce rallye de main de maître, les roads book sont d’une précision exemplaire, les indications en spéciale sont matérialisées sur le bord des routes, des gendarmes veillent au bon déroulement des spéciales en contrôlant l’accès aux routes.
Tous les membres de l’ACP sont adorables, répondent patiemment à nos questions et rigolent des tracas des pauvres petits Français.
Bref une organisation de très haut niveau.

J’ai aussi compris la difficulté du job de copilote en m’y collant la moitié du rallye, et pour une prochaine participation avec un débutant, je serais bien plus sérieux sur la prépa et l’entraînement.

Enfin la MG recevra une prépa un peu plus poussée, notamment au niveau du refroidissement et des freins, beaucoup moins sollicités sur la neige, cela va de soi.

Tout ça pour vous dire que je serai au départ l’an prochain, avec la ferme intention de se classer de manière plus honorable.
Ah oui, je ne vous ai pas dit, la MGB finit 43e et la TR4 44e, nos deux petites Anglaises sont à l’arrivée, nos deux tandems nouvellement formés aussi. C’est bien là l’essentiel.

A la prochaine.

Nico.

Rallye du Portugal Historique par ch’ti Fred novice du rallye

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Nous voici de retour du « Rally De Portugal Historico » avec de nombreux souvenirs en tête, la joie d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel malgré les soucis mécaniques et le manque d’expérience et avec l’impression d’être arrivés au bout d’une véritable épreuve humaine et mécanique.

Pour moi c’est une première, faire un véritable rallye de régularité alors que je n’avais vécu que le Tour Auto 2011 en scratch sans problématique autre qu’un roadbook. Nicolas m’avait proposé de l’accompagner pour cette nouvelle expérience et j’étais impatient de partager cette aventure avec la team ART et vivre de l’intérieur cette aventure humaine avec la MG B que je trouve particulièrement affutée.

La préparation a été difficile, le retard pour la mise en place du nouveau moteur, sa mort prématurée sur l’autoroute du retour de Belgique, le remplacement par un moteur standard non préparé et la fatigue précédent le rallye ont été des éléments qui auront joué sur le rallye pour l’équipage de la MG B. Mais nous sommes arrivés au bout, avec une grande fierté pour ma part, tant humainement que pour la voiture qui n’était pas préparée à un tel traitement de choc.

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A notre arrivée, tout ressemblait à de parfaites vacances, l’hôtel, la plage, la piscine en bord de golf et les 30-35°C constants d’un soleil inondant tout ce charmant pays du Portugal depuis notre arrivée. La première soirée était donc festive avant le départ le lendemain midi. Nous étions conscients de la difficulté du rythme de ce rallye, mais nous étions loin d’avoir cerné toutes les difficultés de celui ci.

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1er jour

Départ tranquille pour quelques spéciales et un circuit dans l’après midi, ça commence gentiment pour se mettre dans le rythme et le rallye nous emmène dans un premier temps à Estoril pour y déjeuner près de son immense Casino. La première difficulté négligée de ce magnifique rallye apparait rapidement : Le mal au coeur. En tant que copilote, je regrette d’abord la soirée de la veille et peste contre moi même tout nauséeux avant de me rendre compte en discutant que le syndrome est général. Il faut le savoir, les routes serpentant le Portugal sont sans pitié pour nos estomacs et même Nico pourtant peu sensible à ça en souffrira. Qu’importe, nous avançons et je commence le difficile apprentissage du rôle de copilote.

Sur le papier ça ne paraît pas si difficile pourtant, gérer le chemin, la distance, la vitesse mais dans l’action ça demande une vraie attention de tous les instants et de l’exercice. Gérer la lecture du trip et de l’ATB en étant baladé de gauche à droite dans le siège passager, donner l’avance et le retard correctement sans oublier qu’un virage se présente dans 500, 300, 200, 100 mètres, remettre le trip à 0 au moment où on se fait propulser contre la portière et ne pas regarder la route quand on est au bord d’un précipice à pleine balle, ça n’a vraiment rien de naturel et il me faudra du temps pour m’y faire. Mais le rallye du Portugal y ajoute une difficulté : La vitesse moyenne varie durant une spéciale, il faut réajuster l’ATB, mettre à jour celui-ci parfois 10 fois dans une même spéciale, sur des distances parfois courtes, et là on aimerait presque avoir 2 copilotes pour gérer tout ça.

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Nous finissons la première journée par un circuit de karting qui nous permettra finalement de nous détendre de ces spéciales déjà relevées. Nous pensions être bien lancés dans le rallye, mais cette première journée n’était qu’un amuse gueule.

2eme jour

La MG B démarre sans difficulté ce matin comme à son habitude, je suis toujours épaté de la voir aussi fiable et facile pour une voiture de cet âge. Ce matin je suis au volant, occasion de ne plus subir le mal au coeur et de profiter des routes au « guidon ». Les spéciales s’enchainent dans un rythme effréné et nous comprenons petit à petit le côté fou de ce rallye. Les raccordements entre les spéciales sont souvent de 10 minutes à peine, on sort d’une spéciale pour en commencer une autre et tout retard se sanctionne fortement. Les routes se dégradent petit à petit et font goûter aux voitures les caillasses et les trous, la terre et le gravier. Tant le copi que le pilote doivent garder une vigilance de tous les instants dans ces conditions et nous ratons régulièrement le magnifique paysage dans lequel nous évoluons dans le feu de l’action. La matinée se passe bien mais un souci de puissance moteur nous fait prendre un peu de retard. Après un arrêt nous constatons un souci avec l’allumage et avec un peu d’aide nous pouvons repartir à peu près normalement pour pointer avec 10 minutes de retard le midi. A ce moment là, nous sommes assez bien classés et il y a une carte à jouer.

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Un autre équipage nous fournit le midi des cachets contre le mal au coeur, nous sommes donc armés à présent pour attaquer l’après midi en sérieux compétiteurs. Ce sera un élément décisif aussi pour l’équipage de la TR4, Noun devant jusqu’ici puiser au plus profond de lui pour supporter ce mal. L’après-midi continue sur un rythme important et la chaleur pèse sur les équipages.

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La fatigue s’y mêlant et la difficulté croissante poussent à quelques erreurs de copi. Alors que nous cravachons pour le rattraper, la MG qui accuse la fatigue à son tour. Le pauvre moteur, si vaillant lors des épreuves du Monte Carlo Historique ne vit pas bien cette chaleur étouffante inhabituelle pour un mois d’octobre. La température monte dangereusement lors des ascensions de cols et nous devons nous arrêter lorsque celle-ci atteint son seuil critique. Nous voilà immobilisés un moment, perdant les places durement gagnées au fur et à mesure des minutes qui s’égrènent… Le retrait du thermostat aidera à réduire le problème mais il est clair que le moteur n’est pas apte à tenir le rythme et qu’il faudra le ménager pour le reste du rallye. Nous cumulons ce jour là 2 épreuves râtées (3000 pts de pénalité par épreuve) et 2 épreuves avec le retard maximum (600 pts de pénalité par épreuve). Autant dire que le classement n’est alors plus la question et que nous sommes dans le fond de celui-ci à partir de maintenant.

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3eme jour

« Seulement » le 3eme jour oui et le rythme monte toujours crescendo. Malgré un cachet pris le matin, mon jus d’orange décide qu’il ne continuera pas la route avec nous et reste sur le côté de la route après les premières spéciales. Paradoxalement ça me fait du bien de ne plus l’avoir se baladant dans mon corps et ce sera la dernière trace de mal au coeur pour le reste du rallye (thanks to the Vomidrine ! -pub-). Les spéciales s’enchainent de plus belle et nous traversons les champs d’éoliennes à un rythme endiablé. Le relief et le paysage font rêver, il faudra revenir hors rallye apprécier tout ça. La TR4 subit ses premiers problèmes mécaniques, la MG semble tenir de son côté pour le moment même si les portières ont une fâcheuse tendance à s’ouvrir toutes seules par moment en virage. L’après midi sera moins joyeuse, devant nous arrêter à nouveau pour cause de surchauffe. Le soir n’est plus un moment dédié au repos, nous repartons pour 3 spéciales de nuit avant de pouvoir profiter de la douche et du lit. Ce ne sera pas non plus dès le retour puisqu’il faut intervenir sur la MG et surtout sur la TR4 dont la direction pose problème. Pas de repos pour les guerriers !

4eme jour

Le dernier gros morceau, mais quel morceau ! 4 parties composent cette journée, le matin, l’après midi, le soir et la nuit. Avec en cerise sur le gâteau la mythique et très impressionnante spéciale de Sintra qui sera parcourue le soir et la nuit. A mi journée, il est important de faire un point sur l’état des voitures : La MG surchauffe en montée, n’a pas un allumage très bon, le sabot protecteur s’est transformé en dameuse suite à la perte de 2 boulons, il a également pris la forme du carter au passage sous les coups, les freins accusent régulièrement du fading en descente, les tambours arrières commencent à fuir du liquide, le moteur bouffe de l’huile et de l’eau en quantité et même du carburant puisque nous nous offrons même une panne sèche prématurée par rapport au kilométrage normal. Cette voiture mérite tous les honneurs, malgré tout ce qu’elle subit et toutes ces « blessures », elle ne nous lâche pas et repart à chaque fois. La TR4 de son côté a perdu une partie de ses phares, un rétro côté conducteur (dire qu’ils visaient le prix du fair play, ça va pas aider), la direction ne tourne que par quart de tours dans un sens et les indicateurs de température et de carburant sont H.S., les freins perdent aussi leur mordant (bref tout va bien)

Le soir, les épreuves de nuit se profilent et la bonne nouvelle nous arrive. Nico et moi pourrons chacun vivre Sintra au volant puisque nous faisons les spéciales lors des 2 parties de nuit ! A cet instant je ne me représente pas ce qu’est Sintra mais je vais le découvrir bien vite.

Je commence la première partie par une spéciale dans les champs par une nuit brumeuse. Les virages à 90° en bout de ligne droite sont piégeux et la spéciale a une ambiance sympathique de cimetière. S’en suit 2 spéciales agréables dont des S très beaux avant d’attaquer le « graal » : Sintra.

Là on commence à comprendre que c’est différent. Un public est présent en masse au départ et montre un grand enthousiasme. On se croirait presque dans un championnat WRC, c’est assez sympa. Je m’élance pour cette découverte au volant, les indications sont peu nombreuses mais importantes, le rythme est relevé. Le début de la spéciale monte dans des S agréables mais rapides, le public est perché un peu partout dans les courbes, y compris dans les arbres, les flashs aveuglent dans les virages, ajoutant à la difficulté. Jusqu’ici la spéciale et belle mais ne montre pas de particularité exceptionnelle. C’est en passant le premier croisement au bout de 5 km qu’on commence à toucher du doigt la beauté de Sintra. On s’engagement dans une route très étroite serpentant le haut de la montagne bosselée entre 2 murets à un rythme rapide. C’est enivrant au volant bien qu’accaparant toute la concentration possible et c’est flippant sur le siège passager. Nico en plein milieu pas très rassuré : « Salaud, tu vas voir dans une heure, je vais me venger ! » alors que je lui exprime la joie de vivre cette partie magique, c’est un peu l’ambiance à ce moment là. Mais l’apothéose suit derrière, toute la descente de Sintra est exceptionnelle. Des lacets qui s’enchainent à un rythme fou entre de grands murs, le public tout autour à nouveau, on doit tenir une moyenne impensable en ne cessant de faire tourner ce volant à droite et à gauche frénétiquement. C’est physique, c’est rapide, on se surprend très vite à être même essoufflé légèrement et à lutter pendant les longues minutes de cette fin de spéciale. C’est simplement grandiose, un très grand moment du rallye et une spéciale qui a elle seule vaut de faire celui-ci !

Une heure du matin, je passe le volant à Nico qui s’élance alors à son tour vers les spéciales pour un 2eme passage. La première des 2 dernières spéciales est superbement gérée, il est alors temps d’entrer à nouveau dans la spéciale de rêve. Ce second passage permet de vivre le spectacle de l’autre côté de la voiture et d’apprécier à nouveau toute la technique et la difficulté de l’épreuve. Nico lutte à son tour avec la descente, la cucaracia rythme la spéciale, il donne tout ce qu’il a pour être digne du monument que nous parcourons avec un certain succès. Nous finissons cette longue journée par un retour à l’hôtel à 2h30 du matin. Nous ne ressentons même plus la fatigue, l’excitation et la joie de Sintra prenant le dessus. Nous fêtons la fin de cette journée ensemble dans la chambre bien que le rallye ne se termine que le lendemain midi.

5eme jour

C’est un peu le dessert, la récompense pour être arrivés au bout. Nous partons de l’hôtel pour faire 3 tours du célèbre circuit d’Estoril, c’est l’unique spéciale de la journée. Le convoi s’y rend et l’ambiance a un air de dernier jour de classe avant les vacances. Les TR4 et MG s’illustreront bien sûr dans la glisse et la cucaracia faisant le spectacle. Le circuit est très sympa et les courbes très intéressantes, ça donne envie d’y tourner sur une journée complète avec des chevaux.

On retourne à l’hôtel ensuite, il est temps de fêter notre victoire, enfin disons d’être arrivés au bout, ce qui en est presque une déjà. Si la voiture n’était pas aussi sale, elle mériterait presque un bisou de remerciement d’avoir résisté jusqu’à la fin malgré les difficultés. La piscine nous attend, nous en profitons 30 minutes avant de devoir rendre les chambres. Croyez le ou nous, ce sont les seules 30 minutes sans soleil et chaleur de toute la semaine !!!

Un repos bien mérité s’annonce pour nous et pour les voitures, la MG couine de partout, il est temps pour elle d’être chargée sur le camion du transporteur, direction une révision et une remise en forme.

Pour ma part, c’est une expérience inoubliable, pas toujours facile car c’est une vraie épreuve humaine, mais que j’ai adoré vivre. Le rallye du Portugal m’a montré qu’être copilote sur un rallye de ce niveau n’était pas facile, je remercie Nico d’avoir été indulgent avec le recul sur mes erreurs et surtout de m’avoir fait confiance, notamment au volant (je sais à quel point c’est difficile). J’ai vécu un de mes plus beaux moments automobiles et l’avoir vécu au sein de la team ART a vraiment été génial.

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Merci à tous pour votre gentillesse, à Jo pour son soutien, Hugo pour son aide et Noun pour avoir partagé les moments difficiles avec le sourire. A refaire, mieux affûtés et armés.

Et merci à la MG B pour nous avoir procuré de si bons moments sur les routes difficiles du Portugal !

Fred

Rallye du Portugal Historique: Vu de la TR4 par Goli

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C’est dingue comme les choses ne se passent jamais comme imaginées en rallye historique…

Au départ, je devais faire ce rallye en tant que copi avec Jo
et puis les événements ont fait que je me suis retrouvé comme pilote avec mon frérot.
Dans un cas comme dans l’autre, l’aventure humaine s’annonçait géniale…
sauf que je ne connaissais ni le Portugal Historico, ni le volant de la TR4.

Ce vendredi fin de matinée, à cet instant de la spéciale (Notez Noun au fond qui tient le panneau OK)
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nous avons failli tout abandonner, nous venions de perdre :
une longue portée, une partie des témoins du tableau de bord (température moteur et jauge essence),
un rétroviseur, l’axe de direction légèrement vrillé (ce qui ne me permettait pas de tourner normalement vers la gauche),
les freins ne donnaient plus rien, sans compter le nuage de fumée qui se dégageait de la voiture une fois arrêtée !

Rien de grave finalement, mais il est évident :
que j’ai pris peur pour le moteur,
que sans frein je nous voyais pas continuer à descendre ces spéciales entre 50 et 60 de moyenne,
et que sans longue portée je nous voyais pas attaquer sereinement la longue nuit qui se profilait
jusqu’à 2h du mat et notamment les spéciales de Sintra…

Cette situation m’a donc conduit à faire des choix plus humains que mécaniques en annulant les 4 spéciales suivantes
pour rejoindre le point de ralliement du midi espérant retrouver de la lumière et des témoins : mauvais choix!
Il n’y avait rien de grave dans l’absolu et nous n’avons rien récupéré de tout ça à la pause.

Après deux jours de course, nous évoluions à ce moment-là, autour de la 42ème place sur 85 voitures
(évidemment il y a déjà eu qq abandons) et nous allions prendre bcp de pénalités et donc bcp de place…
déception, démotivation…
Finalement, nous terminerons le rallye à la même place après avoir repris la course après le regroupement du midi
en ayant réalisé qq bonnes places en spéciales.

En ayant fait toutes las spéciales, nous aurions peut-être fait 4 à 5 places de mieux, pas de quoi s’extasier…
Notre amateurisme enthousiaste et challenger se satisfait bien de ce résultat lorsque nous voyons
le plateau de voitures engagées et d’équipages totalement fondus.
Parce que pour faire un bon Portugal, si difficile en rythme et si astreignant pour des autos,
il faut être à la fois très engagé et totalement fondu !

Bon, il y aurait encore bcp de choses à raconter : les paysages multiples (vignes, forêt, bord de mer),
la chaleur intense, les circuits de kart et de F1 (Estoril), les anecdotes en tout genre,
les bienfaits du Vomidrine (médicaments miracle de tous les copi), les sorties de route,
Sintra la nuit, la cucaracha, etc, etc.

Je profite de ce mail pour surtout remercier plusieurs personnes pour cette incroyable aventure :

– tout d’abord, Jo / mon papa sans qui nous ne serions jamais partis :
décidément, nous n’arriverons pas à faire le Portugal ensemble (déjà 2 tentatives !)
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– Noun / mon frérot, qui m’a donné toute sa confiance, qui a assuré cette nav bcp plus difficile qu’au MCH
et qui m’a fait partager une facette de sa personnalité que je ne connaissais pas à ce point : la compétition !
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– Nico mon grand cousin, mon complice / Colargol pour les intimes, qui nous a transmis son enthousiasme,
sa bonne humeur, ses déceptions mais surtout sa motivation et son énergie malgré ce que nous vivions tous
et qui n’a qu’un seul mot à la bouche :
Ne jamais abandonner !
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– Fredhieux / alias Fred le ch’ti, que je remercie pour sa réelle gentillesse, son humilité, sa sincérité
et qui aurait fait un excellent équipage avec mon frère quant aux égarements en tout genre… !
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– merci enfin au Team ART si cher à notre coeur :
nous sommes à l’arrivée et nous l’avons je pense dignement représenté !

Merci encore les gars, ça restera gravé dans ma mémoire dans la case souvenirs de barjots !

La biz
Hugo

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