Rallye du Portugal Historique par ch’ti Fred novice du rallye

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Nous voici de retour du « Rally De Portugal Historico » avec de nombreux souvenirs en tête, la joie d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel malgré les soucis mécaniques et le manque d’expérience et avec l’impression d’être arrivés au bout d’une véritable épreuve humaine et mécanique.

Pour moi c’est une première, faire un véritable rallye de régularité alors que je n’avais vécu que le Tour Auto 2011 en scratch sans problématique autre qu’un roadbook. Nicolas m’avait proposé de l’accompagner pour cette nouvelle expérience et j’étais impatient de partager cette aventure avec la team ART et vivre de l’intérieur cette aventure humaine avec la MG B que je trouve particulièrement affutée.

La préparation a été difficile, le retard pour la mise en place du nouveau moteur, sa mort prématurée sur l’autoroute du retour de Belgique, le remplacement par un moteur standard non préparé et la fatigue précédent le rallye ont été des éléments qui auront joué sur le rallye pour l’équipage de la MG B. Mais nous sommes arrivés au bout, avec une grande fierté pour ma part, tant humainement que pour la voiture qui n’était pas préparée à un tel traitement de choc.

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A notre arrivée, tout ressemblait à de parfaites vacances, l’hôtel, la plage, la piscine en bord de golf et les 30-35°C constants d’un soleil inondant tout ce charmant pays du Portugal depuis notre arrivée. La première soirée était donc festive avant le départ le lendemain midi. Nous étions conscients de la difficulté du rythme de ce rallye, mais nous étions loin d’avoir cerné toutes les difficultés de celui ci.

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1er jour

Départ tranquille pour quelques spéciales et un circuit dans l’après midi, ça commence gentiment pour se mettre dans le rythme et le rallye nous emmène dans un premier temps à Estoril pour y déjeuner près de son immense Casino. La première difficulté négligée de ce magnifique rallye apparait rapidement : Le mal au coeur. En tant que copilote, je regrette d’abord la soirée de la veille et peste contre moi même tout nauséeux avant de me rendre compte en discutant que le syndrome est général. Il faut le savoir, les routes serpentant le Portugal sont sans pitié pour nos estomacs et même Nico pourtant peu sensible à ça en souffrira. Qu’importe, nous avançons et je commence le difficile apprentissage du rôle de copilote.

Sur le papier ça ne paraît pas si difficile pourtant, gérer le chemin, la distance, la vitesse mais dans l’action ça demande une vraie attention de tous les instants et de l’exercice. Gérer la lecture du trip et de l’ATB en étant baladé de gauche à droite dans le siège passager, donner l’avance et le retard correctement sans oublier qu’un virage se présente dans 500, 300, 200, 100 mètres, remettre le trip à 0 au moment où on se fait propulser contre la portière et ne pas regarder la route quand on est au bord d’un précipice à pleine balle, ça n’a vraiment rien de naturel et il me faudra du temps pour m’y faire. Mais le rallye du Portugal y ajoute une difficulté : La vitesse moyenne varie durant une spéciale, il faut réajuster l’ATB, mettre à jour celui-ci parfois 10 fois dans une même spéciale, sur des distances parfois courtes, et là on aimerait presque avoir 2 copilotes pour gérer tout ça.

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Nous finissons la première journée par un circuit de karting qui nous permettra finalement de nous détendre de ces spéciales déjà relevées. Nous pensions être bien lancés dans le rallye, mais cette première journée n’était qu’un amuse gueule.

2eme jour

La MG B démarre sans difficulté ce matin comme à son habitude, je suis toujours épaté de la voir aussi fiable et facile pour une voiture de cet âge. Ce matin je suis au volant, occasion de ne plus subir le mal au coeur et de profiter des routes au « guidon ». Les spéciales s’enchainent dans un rythme effréné et nous comprenons petit à petit le côté fou de ce rallye. Les raccordements entre les spéciales sont souvent de 10 minutes à peine, on sort d’une spéciale pour en commencer une autre et tout retard se sanctionne fortement. Les routes se dégradent petit à petit et font goûter aux voitures les caillasses et les trous, la terre et le gravier. Tant le copi que le pilote doivent garder une vigilance de tous les instants dans ces conditions et nous ratons régulièrement le magnifique paysage dans lequel nous évoluons dans le feu de l’action. La matinée se passe bien mais un souci de puissance moteur nous fait prendre un peu de retard. Après un arrêt nous constatons un souci avec l’allumage et avec un peu d’aide nous pouvons repartir à peu près normalement pour pointer avec 10 minutes de retard le midi. A ce moment là, nous sommes assez bien classés et il y a une carte à jouer.

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Un autre équipage nous fournit le midi des cachets contre le mal au coeur, nous sommes donc armés à présent pour attaquer l’après midi en sérieux compétiteurs. Ce sera un élément décisif aussi pour l’équipage de la TR4, Noun devant jusqu’ici puiser au plus profond de lui pour supporter ce mal. L’après-midi continue sur un rythme important et la chaleur pèse sur les équipages.

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La fatigue s’y mêlant et la difficulté croissante poussent à quelques erreurs de copi. Alors que nous cravachons pour le rattraper, la MG qui accuse la fatigue à son tour. Le pauvre moteur, si vaillant lors des épreuves du Monte Carlo Historique ne vit pas bien cette chaleur étouffante inhabituelle pour un mois d’octobre. La température monte dangereusement lors des ascensions de cols et nous devons nous arrêter lorsque celle-ci atteint son seuil critique. Nous voilà immobilisés un moment, perdant les places durement gagnées au fur et à mesure des minutes qui s’égrènent… Le retrait du thermostat aidera à réduire le problème mais il est clair que le moteur n’est pas apte à tenir le rythme et qu’il faudra le ménager pour le reste du rallye. Nous cumulons ce jour là 2 épreuves râtées (3000 pts de pénalité par épreuve) et 2 épreuves avec le retard maximum (600 pts de pénalité par épreuve). Autant dire que le classement n’est alors plus la question et que nous sommes dans le fond de celui-ci à partir de maintenant.

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3eme jour

« Seulement » le 3eme jour oui et le rythme monte toujours crescendo. Malgré un cachet pris le matin, mon jus d’orange décide qu’il ne continuera pas la route avec nous et reste sur le côté de la route après les premières spéciales. Paradoxalement ça me fait du bien de ne plus l’avoir se baladant dans mon corps et ce sera la dernière trace de mal au coeur pour le reste du rallye (thanks to the Vomidrine ! -pub-). Les spéciales s’enchainent de plus belle et nous traversons les champs d’éoliennes à un rythme endiablé. Le relief et le paysage font rêver, il faudra revenir hors rallye apprécier tout ça. La TR4 subit ses premiers problèmes mécaniques, la MG semble tenir de son côté pour le moment même si les portières ont une fâcheuse tendance à s’ouvrir toutes seules par moment en virage. L’après midi sera moins joyeuse, devant nous arrêter à nouveau pour cause de surchauffe. Le soir n’est plus un moment dédié au repos, nous repartons pour 3 spéciales de nuit avant de pouvoir profiter de la douche et du lit. Ce ne sera pas non plus dès le retour puisqu’il faut intervenir sur la MG et surtout sur la TR4 dont la direction pose problème. Pas de repos pour les guerriers !

4eme jour

Le dernier gros morceau, mais quel morceau ! 4 parties composent cette journée, le matin, l’après midi, le soir et la nuit. Avec en cerise sur le gâteau la mythique et très impressionnante spéciale de Sintra qui sera parcourue le soir et la nuit. A mi journée, il est important de faire un point sur l’état des voitures : La MG surchauffe en montée, n’a pas un allumage très bon, le sabot protecteur s’est transformé en dameuse suite à la perte de 2 boulons, il a également pris la forme du carter au passage sous les coups, les freins accusent régulièrement du fading en descente, les tambours arrières commencent à fuir du liquide, le moteur bouffe de l’huile et de l’eau en quantité et même du carburant puisque nous nous offrons même une panne sèche prématurée par rapport au kilométrage normal. Cette voiture mérite tous les honneurs, malgré tout ce qu’elle subit et toutes ces « blessures », elle ne nous lâche pas et repart à chaque fois. La TR4 de son côté a perdu une partie de ses phares, un rétro côté conducteur (dire qu’ils visaient le prix du fair play, ça va pas aider), la direction ne tourne que par quart de tours dans un sens et les indicateurs de température et de carburant sont H.S., les freins perdent aussi leur mordant (bref tout va bien)

Le soir, les épreuves de nuit se profilent et la bonne nouvelle nous arrive. Nico et moi pourrons chacun vivre Sintra au volant puisque nous faisons les spéciales lors des 2 parties de nuit ! A cet instant je ne me représente pas ce qu’est Sintra mais je vais le découvrir bien vite.

Je commence la première partie par une spéciale dans les champs par une nuit brumeuse. Les virages à 90° en bout de ligne droite sont piégeux et la spéciale a une ambiance sympathique de cimetière. S’en suit 2 spéciales agréables dont des S très beaux avant d’attaquer le « graal » : Sintra.

Là on commence à comprendre que c’est différent. Un public est présent en masse au départ et montre un grand enthousiasme. On se croirait presque dans un championnat WRC, c’est assez sympa. Je m’élance pour cette découverte au volant, les indications sont peu nombreuses mais importantes, le rythme est relevé. Le début de la spéciale monte dans des S agréables mais rapides, le public est perché un peu partout dans les courbes, y compris dans les arbres, les flashs aveuglent dans les virages, ajoutant à la difficulté. Jusqu’ici la spéciale et belle mais ne montre pas de particularité exceptionnelle. C’est en passant le premier croisement au bout de 5 km qu’on commence à toucher du doigt la beauté de Sintra. On s’engagement dans une route très étroite serpentant le haut de la montagne bosselée entre 2 murets à un rythme rapide. C’est enivrant au volant bien qu’accaparant toute la concentration possible et c’est flippant sur le siège passager. Nico en plein milieu pas très rassuré : « Salaud, tu vas voir dans une heure, je vais me venger ! » alors que je lui exprime la joie de vivre cette partie magique, c’est un peu l’ambiance à ce moment là. Mais l’apothéose suit derrière, toute la descente de Sintra est exceptionnelle. Des lacets qui s’enchainent à un rythme fou entre de grands murs, le public tout autour à nouveau, on doit tenir une moyenne impensable en ne cessant de faire tourner ce volant à droite et à gauche frénétiquement. C’est physique, c’est rapide, on se surprend très vite à être même essoufflé légèrement et à lutter pendant les longues minutes de cette fin de spéciale. C’est simplement grandiose, un très grand moment du rallye et une spéciale qui a elle seule vaut de faire celui-ci !

Une heure du matin, je passe le volant à Nico qui s’élance alors à son tour vers les spéciales pour un 2eme passage. La première des 2 dernières spéciales est superbement gérée, il est alors temps d’entrer à nouveau dans la spéciale de rêve. Ce second passage permet de vivre le spectacle de l’autre côté de la voiture et d’apprécier à nouveau toute la technique et la difficulté de l’épreuve. Nico lutte à son tour avec la descente, la cucaracia rythme la spéciale, il donne tout ce qu’il a pour être digne du monument que nous parcourons avec un certain succès. Nous finissons cette longue journée par un retour à l’hôtel à 2h30 du matin. Nous ne ressentons même plus la fatigue, l’excitation et la joie de Sintra prenant le dessus. Nous fêtons la fin de cette journée ensemble dans la chambre bien que le rallye ne se termine que le lendemain midi.

5eme jour

C’est un peu le dessert, la récompense pour être arrivés au bout. Nous partons de l’hôtel pour faire 3 tours du célèbre circuit d’Estoril, c’est l’unique spéciale de la journée. Le convoi s’y rend et l’ambiance a un air de dernier jour de classe avant les vacances. Les TR4 et MG s’illustreront bien sûr dans la glisse et la cucaracia faisant le spectacle. Le circuit est très sympa et les courbes très intéressantes, ça donne envie d’y tourner sur une journée complète avec des chevaux.

On retourne à l’hôtel ensuite, il est temps de fêter notre victoire, enfin disons d’être arrivés au bout, ce qui en est presque une déjà. Si la voiture n’était pas aussi sale, elle mériterait presque un bisou de remerciement d’avoir résisté jusqu’à la fin malgré les difficultés. La piscine nous attend, nous en profitons 30 minutes avant de devoir rendre les chambres. Croyez le ou nous, ce sont les seules 30 minutes sans soleil et chaleur de toute la semaine !!!

Un repos bien mérité s’annonce pour nous et pour les voitures, la MG couine de partout, il est temps pour elle d’être chargée sur le camion du transporteur, direction une révision et une remise en forme.

Pour ma part, c’est une expérience inoubliable, pas toujours facile car c’est une vraie épreuve humaine, mais que j’ai adoré vivre. Le rallye du Portugal m’a montré qu’être copilote sur un rallye de ce niveau n’était pas facile, je remercie Nico d’avoir été indulgent avec le recul sur mes erreurs et surtout de m’avoir fait confiance, notamment au volant (je sais à quel point c’est difficile). J’ai vécu un de mes plus beaux moments automobiles et l’avoir vécu au sein de la team ART a vraiment été génial.

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Merci à tous pour votre gentillesse, à Jo pour son soutien, Hugo pour son aide et Noun pour avoir partagé les moments difficiles avec le sourire. A refaire, mieux affûtés et armés.

Et merci à la MG B pour nous avoir procuré de si bons moments sur les routes difficiles du Portugal !

Fred

Rallye du Portugal Historique: Vu de la TR4 par Goli

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C’est dingue comme les choses ne se passent jamais comme imaginées en rallye historique…

Au départ, je devais faire ce rallye en tant que copi avec Jo
et puis les événements ont fait que je me suis retrouvé comme pilote avec mon frérot.
Dans un cas comme dans l’autre, l’aventure humaine s’annonçait géniale…
sauf que je ne connaissais ni le Portugal Historico, ni le volant de la TR4.

Ce vendredi fin de matinée, à cet instant de la spéciale (Notez Noun au fond qui tient le panneau OK)
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nous avons failli tout abandonner, nous venions de perdre :
une longue portée, une partie des témoins du tableau de bord (température moteur et jauge essence),
un rétroviseur, l’axe de direction légèrement vrillé (ce qui ne me permettait pas de tourner normalement vers la gauche),
les freins ne donnaient plus rien, sans compter le nuage de fumée qui se dégageait de la voiture une fois arrêtée !

Rien de grave finalement, mais il est évident :
que j’ai pris peur pour le moteur,
que sans frein je nous voyais pas continuer à descendre ces spéciales entre 50 et 60 de moyenne,
et que sans longue portée je nous voyais pas attaquer sereinement la longue nuit qui se profilait
jusqu’à 2h du mat et notamment les spéciales de Sintra…

Cette situation m’a donc conduit à faire des choix plus humains que mécaniques en annulant les 4 spéciales suivantes
pour rejoindre le point de ralliement du midi espérant retrouver de la lumière et des témoins : mauvais choix!
Il n’y avait rien de grave dans l’absolu et nous n’avons rien récupéré de tout ça à la pause.

Après deux jours de course, nous évoluions à ce moment-là, autour de la 42ème place sur 85 voitures
(évidemment il y a déjà eu qq abandons) et nous allions prendre bcp de pénalités et donc bcp de place…
déception, démotivation…
Finalement, nous terminerons le rallye à la même place après avoir repris la course après le regroupement du midi
en ayant réalisé qq bonnes places en spéciales.

En ayant fait toutes las spéciales, nous aurions peut-être fait 4 à 5 places de mieux, pas de quoi s’extasier…
Notre amateurisme enthousiaste et challenger se satisfait bien de ce résultat lorsque nous voyons
le plateau de voitures engagées et d’équipages totalement fondus.
Parce que pour faire un bon Portugal, si difficile en rythme et si astreignant pour des autos,
il faut être à la fois très engagé et totalement fondu !

Bon, il y aurait encore bcp de choses à raconter : les paysages multiples (vignes, forêt, bord de mer),
la chaleur intense, les circuits de kart et de F1 (Estoril), les anecdotes en tout genre,
les bienfaits du Vomidrine (médicaments miracle de tous les copi), les sorties de route,
Sintra la nuit, la cucaracha, etc, etc.

Je profite de ce mail pour surtout remercier plusieurs personnes pour cette incroyable aventure :

– tout d’abord, Jo / mon papa sans qui nous ne serions jamais partis :
décidément, nous n’arriverons pas à faire le Portugal ensemble (déjà 2 tentatives !)
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– Noun / mon frérot, qui m’a donné toute sa confiance, qui a assuré cette nav bcp plus difficile qu’au MCH
et qui m’a fait partager une facette de sa personnalité que je ne connaissais pas à ce point : la compétition !
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– Nico mon grand cousin, mon complice / Colargol pour les intimes, qui nous a transmis son enthousiasme,
sa bonne humeur, ses déceptions mais surtout sa motivation et son énergie malgré ce que nous vivions tous
et qui n’a qu’un seul mot à la bouche :
Ne jamais abandonner !
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– Fredhieux / alias Fred le ch’ti, que je remercie pour sa réelle gentillesse, son humilité, sa sincérité
et qui aurait fait un excellent équipage avec mon frère quant aux égarements en tout genre… !
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– merci enfin au Team ART si cher à notre coeur :
nous sommes à l’arrivée et nous l’avons je pense dignement représenté !

Merci encore les gars, ça restera gravé dans ma mémoire dans la case souvenirs de barjots !

La biz
Hugo

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Rallye du Portugal Historique: Le retour

Hello les amis,

Nous n’avons malheureusement pas pu vous faire partager le rallye en live, faute de réseau GSM 3G et de connexion internet… Mais nous y étions, et nous sommes revenus avec les autos en un seul morceau, ce qui n’aura pas toujours été gagné durant cette semaine.

Ces prochains jours je vous raconterai en détail cette semaine de folie jour par jour, joie, stress, déception, franche rigolade, fatigue, nous serons passés par tous les états, mais au final nous revenus enchantés, et nous vous donnons RDV pour l’édition 2012 où les petites Anglaises seront au départ avec la ferme intention de faire mieux (ce qui ne sera pas un énorme challenge…).

Au final, la MGB est 43e et la TR4 est 44e sur 84 partants.

A très vite !

News en live

Je viens d’avoir Nico: le sabot moteur est cassé et le tambour arrière droit aussi. Donc comme ça ne freine plus trop eh bien ils baissent de rythme et se maintiennent gentiment vers la 50ème place.
La TR4 a aussi qq problèmes donc mollo pour tout le monde, le but étant d’être à l’arrivée demain midi.

Jour 4

Pas d’infos ce matin mais le site de l’organisation reste muet. Donc je n’en ai pas en fait 🙁
A part celles de Stéphane mais qui ont un jour de retard 😉

Bilan jour 3

Ola amigos,

Ce matin, coup de fil aux pilotes pour prendre des news.

Alors d’abord une info pour nanard sur le rythme des liaisons: en sortie de spéciale, ils ne baissent pas de rythme, restent constants et ils arrivent dans la minute précédent leur départ de la spéciale suivante. Donc, oui, c’est à fond!

Nico semblait étonné que la voiture ne soit pas encore ouverte en deux… entre le goudron un peu amateur genre fondu par endroit au soleil, la terre, les pierres, les éléments ne sont pas tes amis sur les routes du Portugal!

La plaque d’alu qui a été posée sous la voiture pour le rallye commence doucement à prendre la forme du moteur.

Pour les amateurs de films, on devrait avoir des choses à se mettre sous la dent car l’ami Fred colle des caméras partout, devant, dessus, dedans, sur le côté… La plus dangereuse est celle du côté. Il faut dire qu’au moindre nid de poule, donc à chaque virage, il y a 2 solutions:

1- le hard top se barre et il faut le retenir pour pas finir en décapotable

2- la porte passager s’ouvre et il faut aussi la retenir pour ne pas finir en Jeep. Ceci dit ce sera là qu’on aura les plus belles images, la caméra étant accrochée à la porte, un coup la route, un coup les arbres, un coup la route, un coup les arbres… d’ailleurs c’est une manie cette portière droite (cf MCH 2O1O)

Mais bon MGB tient le choc pour le moment.

Côté Triumph, c’est la direction qui fait des siennes. Elle n’est plus accrochée et donc elle bouge. Dans les virages, le silent bloc appuie sur le moteur et la bloque. Du coup, le volant ne tourne que par 1/4 de tour. Donc Hugo tourne 1/4, revient en arrière, retourne 1/4 en plus, revient en arrière etc… mais ça marche.

Donc tout va bien au Portugal.

Aujourd’hui grosse journée 19 spéciales en 4 actes:

– 8h30 à 14h

– 14h30 à 19h30

– 21h à 1h

– 1h à 2h

C’est ce soir la fameuse nuit de Sintra, le point d’orgue du rallye. On devrait y voir nos photographes amateurs portuguais qui aimeraient bien rencontrer nos pilotes, à suivre…

Classements

SS16:
TR4: 28ème
MGB: 48ème

SS17:
TR4: 55ème
MGB: 64ème

 

SS18:

TR4: 54ème

MGB: 64ème

SS19:

TR4: 53ème

MGB: 64ème

 

SS20:

TR4: 46ème

MGB: 61ème

 

SS21:

TR4: 57ème

MGB: 49ème

 

SS22:

MGB: 18ème, bravo!

TR4: 27ème encore bravo

Bilan des spéciales du Jour 2

SS9:
TR4: 42ème
MGB: 72ème

SS10:
TR4: 25ème (chapeau!)
MGB: 50ème

SS11:
TR4: 46ème
MGB: pas couru

SS12:
TR4: 49ème
MGB: pas couru

SS13:
TR4:45ème
MGB: pas couru

SS14:
TR4: 58ème
MGB: couru mais pas classée (erreur de l’organisateur on attend la rectif)

Donc au final du 2ème jour, les positions sont:
TR4: 52ème
MGB: 70ème

News du 2ème jour

Ce matin au réveil je fonce voir le blog pour voir si Nico a mis des news. Nada!
Je fonce sur le site de l’organisation et je vois le tableau final après le 2ème jour: MGB 71ème / TR4 50ème, merde que s’est-il passé?

J’appelle Nico, voilà l’explication: la MGB chauffe. Il faut dire que dans la journée il fait 40°. Donc ils doivent s’arrêter régulièrement la laisser refroidir, mettre du liquide et repartir. En spéciale ça pardonne pas.
Résultat, hier arrêt de 20mn pendant 2 spéciale et les 3 dernières spéciales sautées (donc 3×3000 points dans la besace…)

La MGB aura néanmoins participé à l’épreuve sur circuit hier soir mais l’organisation a quand même crédité l’auto de 3000 points, qu’il faut donc retirer.

A part ça, Noun était au bord de la rupture hier midi, comprenez qu’il était prêt à rentrer à Paname…mais Uncle Jo est entré en piste avec ses sacs de vomidrine.

Résultat tout le monde reprend du poil de la bête, même Noun qui hier soir confiait « c’est super le rallye!! »

Dans les faits de course, Hugo a vu une 911 perchée dans un arbre dans le virage d’une spéciale…

Mais bon, ce matin, l’ambiance avait l’air d’être au beau fixe au petit déj.

S’ils réussissent à avoir internet dans la journée, je devrais avoir des photos et je publie ça dès que possible.

En tout cas, d’après les photos du site de l’organisation, les paysages ont l’air superbes!

Portugal news

Je viens d’avoir Nico en ligne.

Quand je décroche, je l’entends dire à une autre personne « la blonde là dans l’Alfa elle a des cachets contre le mal de mer », le ton est donné…
Le rythme est très, très intense.
Disons le mot, tout le monde est malade à tour de rôle dans les autos. 60km/h de moyenne sur les petites routes de montagne portuguaises, ça envoie.
Noun s’est vengé. En 2010, la TR4 lui avait fuit dessus, eh bien il lui a rendu la pareille… par 3 fois visiblement

Bref les arrêts respiratoires ralentissent les équipages.

Sur la MGB il y a aussi eu un problème avec les vis platinées qui leur a fait perdre 26 places, ils étaient remontés 29ème et sont descendus en 55ème position.

Mais ce n’est pas fini, quand ils se seront retapés au Douro, au riz au sang de boeuf et au porto, ils claqueront les scores!!!!

Rallye du Portugal historique: 1er jour

Arrivés à Cascais le Lundi, nous filons au circuit d’Estoril récupérer les voitures qui nous attendent sagement sur un parc fermé,
elles sont couvertes d’huile, la voiture rangée au dessus sur le camion n’était pas bien étanche, une Alfa, ça doit être pour ça,
c’est le genre de truc qui ne peut pas arriver avec une Anglaise…

Bref, nous filons au lavage, faisons le plein et passons à l’hotel déposer nos bagages.
Puis nous partons étalonner les trips, ce qui nous vaudra une dizaine d’allers/retour sur une portion de5843m le long de la mer,
à nous dire « mais pourquoi on ne va pas se baigner plutôt que de jouer à ça », AH oui j’ai oublié de vous dire,
il fait 30° sous un soleil éclatant…

Les trips sont étalonnés, nous rentrons,passons le contrôle administratif et c’est parti pour la séance de collage d’autocollants,
Jo s’est joint à nous pour le soutien moral. Les voitures sont prêtes et toutes belles.
la TR4 Powder blue pour Hugo & Noun, la MGB Tartan red pour Nico & Fred.

Pas mal de belles autos dans le parking, mais nous y reviendrons…
Il est 22H, enfin le moment de se mettre à table (c’est plié pour la baignade)
et de gouter le vino tinto, puis les vigares, puis le cognac local, il est 2h… dodo.

Le lendemain, Briefing sur le circuit d’Estoril à 8h35, ce qui commence mal puisqu’à 8h20 nous sommes encore au buffet du petit déj avec Fred,
nous arrivons au briefing avec 15mn de retard, suffisamment de temps pour poser nos questions dans la salle de presse qui surplombe le circuit d’Estoril,
la grande classe. Nous enchainons rapidement sur les verifs techniques qui se passent très bien:

– Et lé klaxoun là, il fouctionne? Porque cinque trompas?
– Ne bougez pas, je vous montre
– jé compris, circoulez.

Il est temps d’aller s’approvisionner en cookies au supermercado et de rentrer les autos en parc fermé devant le casino d’Estoril,
nous sommes prêts. Suis alors un moment d’intense concentration, suivi d’un petit tour du parc des concurrents avec de bien jolies autos.

Dans 2h, nous prendrons le 1er départ.

AMG

En attendant des news du Portugal (vérifs techniques ce matin et départ à 15h il me semble), un ami chinois qui travaille chez Mercedes a été en stage an Autriche, ça donne envie.
J’srais bien allé m’amuser en Lada avec le class G… ou le SLS…

Rallye du Portugal historique 2011: C’est parti!

Aujourd’hui les autos ont été livrées chez le transporteur pour leur trajet vers le Portugal.
Ready to go…

Ca aura été dur, long, stressant, désespérant, fatiguant… notamment pour la MG.
Mais l’envie était là, alors la 1e étape a été franchie.

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Au dernier moment, y a fallu fabriquer de la pièce d’usine,
alors bonjour Mr Casto, 1 tige filetée, une plaque de ferraille,
12 boulons, merci.

Et il fallait nous voir à la sortie du casto scier les tiges et les plaques
(apres avoir scié la chainette trop courte de la scie à métaux)
avec l’aide du vigile qui tient les ferrailles.

Un grand moment, mais maintenant, la roue tient bien derrière.

Bref c’est tipar mes canards.

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Sur le parking, une copine orange:
2,2T
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Rallye du Portugal Historique: Bientôt prêts !

Demain matin, les autos quittent Paris en camion pour Cascais,
nous les rejoindrons dans une semaine.

Tout doit donc être prêt avec une semaine d’avance.

Et que s’est il passé cette semaine? Je vous le donne en mille,
le moteur tout neuf de la MGB a rendu l’âme après 1.000km… record battu.

L’auto est donc repartie en dépanneuse au garage et le lendemain,
nous avons fait l’aller/retour dans la nuit pour y emmener la GT
qui en bonne camarade a fait prêt de son moteur/boite.

Emile Businaro a passé 12h sur l’auto pour qu’elle soit prête le soir même,
nous sommes donc retourné la chercher le lendemain.
En 3 jours, nous serons allés 3 fois en Belgique…
(Merci Guillaume, Fred & Stephane…)

De retour à Paris, il ne restait que quelques heures pour aller monter les pneus du rallye (Merci Thibault),
et décorer la voiture avec son nouveau sponsor pour la course: Ecurie Classic.

Une petite séance de bricolage et de chargement plus tard,
voilà la MGB prête à reprendre du service, et nous avec!

Et il semblerait que les choses s’annoncent pour le mieux.